‹ Bibliothèque égyptologique (volume 2)Chapitre 49 sur 247 · N° 75. — SCARABÉE · texte numérisé non relu

N° 75. — SCARABÉE

ÂMN-RÀ NB TATI(?) Ammon- Soleil, maître des deux mondes.

Cf. n° 199 aux terres émaillées.

N° 83. — stèle funéraire \ Style, costumes et noms de la XIXe dynastie.

Premier registre. — Un homme et une femme (f’-5’) debout, en adoration devant Osiris (*) assis sur un trône qui

1. Nous ferons un dernier emprunt à la Notice sommaire de M. E. de Rougé, pour donner une idée de la destination des stèles ou inscriptions, dont la partie supérieure est ordinairement cintrée ou terminée en pointe. « Les inscriptions, en Égypte, dit-il (p. 36), s’appliquaient à toutes sortes de sujets. Les stèles sont plus habituellement destinées à rappeler la mémoire d’un parent défunt. En dehors des grandes inscriptions historiques, les stèles font pénétrer dans l’intérieur des familles; elles nomment le père et l’aïeul avec toutes ses fonctions, et n’oublient pas la mère et les enfants. La formule qui accompagne les figures est ordinairement une prière adressée à Osiris, le dieu des morts. Ces prières se développent quelquefois de manière à présenter un intérêt littéraire. Si le personnage principal a pris part aux charges de l’État, la stèle fournit souvent alors des dates ou des renseignements historiques.

« Le sommet est presque toujours occupé par le disque ailé. Ce symbole représente le Soleil considéré comme la divinité suprême. Dans sa course céleste dirigée d’Orient en Occident, l’astre est soutenu par deux ailes dont l’une désigne le ciel du Nord, et l’autre le ciel du Midi. Cette orientation est souvent reproduite par les deux chacals, qui portent les noms de guides des chemins célestes du Nord et du Midi. Les autres symboles qui complètent ordinairement cette scène sont l’anneau, symbole des périodes du temps; l’eau ou l’éther céleste, sur lequel étaient censés voguer tous les astres, et le vase symbole de l’étendue.

« Les figures gravées dans le champ des stèles sont ordinairement distribuées en plusieurs étages ou registres: le chef de la famille, un père ou un aïeul défunt reçoit, dans le premier, les hommages du dédicateur, qui figure, à son tour, dans les registres inférieurs avec ses enfants et le

est placé sur un piédestal en forme de coudée. Devant ce dieu, les quatre génies funéraires sous la forme de petites momies humaines 1 représentées debout sur une fleur de lotus; derrière lui, Horus hiéracocéphale (3) , coiffé du pschent complet, puis Isis (4) et Nephthys(5). Dans le champ, dix colonnes d’hiéroglyphes :

HS-ÂR NB HH S UT N NTR-U HR SA HS IIS

NB-T-HA

Osiris, maître du temps, roi des dieux.

Horus, fils d’Isis.

Isis.

Nephthys.

ÂU N HS-ÂR SN-TA

Vénération à Osiris, prosternation ( devant )

2’. UN-NFR N K’A N ÀN N FR -U * Ounnophris par l'être du grammate des grains 3’. N NB TA-TY (?) NFR-PTH MÀ-T’AU du seigneur des deux mondes Neferptah, justifié,

4’ et 5’. NB-T-PA [HM-T] 3-F HU-NA-RA MA-T’AU (et) la dame son (épouse) Hounar a, justifiée.

Deuxième registre. — Sept personnages assis sur leurs talons: le premier est un homme ('), il tient le sceptre pat de la main droite; vient ensuite une femme (2-3) et cinq autres personnages (i-11) vêtus plus simplement que le pre-

reste de sa famille; on y trouve quelquefois même leurs serviteurs favoris. »

Nous ajouterons qu’on voit dans la première vignette du Rituel (Todtenbuch, pl. VI) une grande stèle funéraire érigée auprès du tombeau, et qu’on trouve généralement les stèles de petites dimensions encastrées dans les parois des couloirs qui mènent à la salle principale dans les puits funéraires.

1. Ils sont figurés avec la tête particulière à chacun d’eux sur la stèle AM. 3748 ou 3650 au Musée du Louvre.

2. Cf. le démotique NFR et le copte NAP’RI, granunx, Brugsch, Grammaire dùmotigue, p. 26.

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