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. maître du ciel, dieu Soleil, en paix, réjouissant celui qui
est en toi if), tes ennemis reculent .
Le tombeau de Bekenranef est un des plus beaux de ceux que l’on visite encore de nos jours à Sakkarah (Memphis); il est connu sous le nom de tombe voûtée, et les Anglais l’appellent tombe de Psamméticus. On remarque particulièrement dans sa décoration intérieure une longue salle1 dont la voûte, constellée dans sa partie supérieure, était ornée de chaque côté d’une série de douze bas-reliefs accompagnés d’inscriplions; dans la série de droite en entrant, le défunt adore les personnifications des douze heures du jour, et dans l’autre, celles des douze heures de la nuit. Champollion ( Monuments , pl. CCCC), a publié un des bas-reliefs de la première série, et Lepsius ( Denkmàler , Abth. 111, Bl. 259) tout ce qui reste de l’une et de l’autre, c’est-à-dire les trois dernières heures du jour et les deux heures de la
1. Wilkinson, Modem Eggpt and Thebes, vol. I, p. 382, en donne une vue intérieure ; c’est peut-être la première voûte construite en Egypte. Les pierres sculptées qui tonnent son revêtement intérieur, n étant pas assemblées à clef comme dans les constructions modernes, se détachent successivement de la voûte où elles ne sont fixées que par du ciment; c’est ce qui explique la destruction de la plus grande partie de ce revêtement.
nuit. Les fragments qui nous occupent proviennent certainement d’un des bas-reliefs de la seconde série, car les inscriptions de tous les bas-reliefs qui la composaient étaient tournées vers la droite, tandis que celles de l’autre série se lisaient en sens inverse. Les deux pierres du Musée proviennent donc nécessairement do l’un des bas-reliefs dans lesquels Bekenranef adorait les neuf premières heures du jour, et ce que nous pouvons lire de l’invocation, faisant allusion au soleil levant, nous sommes conduits à penser qu’elles proviennent du premier bas-relief de la série, et se rapportant à la première heure.
Bekenranef porte les titres de SM (grand prêtre) et T’A (flabel lifère?) ; il a, dans les sculptures de son tombeau, la tresse et la peau de panthère, insignes de ses fonctions sacerdotales qui étaient très élevées. Son nom est précisément le même que celui du roi qui forme à lui seul la vingt-quatrième dynastie, le Bocchoris de Manéthon, ainsi que l’a reconnu M. Aug. Mariette dans ses fouilles du Sérapéum . Mais le tombeau de Bekenranef est nécessairement postérieur à ce Pharaon, puisqu’on lit en plusieurs endroits le nom de Psamméticus I, de la XXVI0 dynastie, et il peut être contemporain de ce roi, qui ne porte nulle part dans le monument, la qualification des défunts. Le sarcophage de Bekenranef est conservé au Musée de Florence.
N° 93. — stèle funéraire. XVIIIe dynastie, ou postérieure?
Dans le cintre, un anneau entre les deux yeux symboliques; au-dessous, six lignes horizontales d'hiéroglyphes :