I1HÊ
T-oirp TOiree
Cette déesse
Noub
dame
(de la) vallée
(est) cette grande
rectrice
«= ffl Qyv£)
to evfî'p.
(du) monde terrestre (et de la) contrée d’Agher.
Un rituel hiéroglyphique du musée du Louvre (t. VIII, de la notice de Champollion) ', fait mention de la déesse Noub, dans un titre sacerdotal que portait la tante d’un personnage pour les funérailles duquel il fut écrit :
AAAAAA
fl A
LJ
CIl-T
it
Tq
jupee-T-q
IIHÉ-T gov
gcee-T
ItT
La sœur
de
(son) père
qui l’aime,
la dame
odiste
de
(n°‘ 793 et 800). Je crois qu’il est possible de le rapprocher du copte ujeT, exciiulere, et de le traduire par la demeure, ou le lieu séparé, le sanctuaire , ou, dans d’autres cas, le tombeau. On peut aussi le comparer au copte ujotc, puteus.
1. M. Alphonse Mallet, qui a bien voulu me confier l’exécution d’un fac-similé de ce beau papyrus, nous promet prochainement sa publication ; c’est un rituel funéraire en écriture hiéroglyphique linéaire d’ancien style, orné de peintures très remarquables.
2. Le mot f § Q Q a été écrit par erreur $ jf dans l’original, et
je dois encore sa véritable lecture à M. Emmanuel de Rougé; la confusion du scribe égyptien entre les caractères 0 et U dont la valeur est
NOUB LA DÉESSE D’OR DES ÉGYPTIENS
uoirfi xx au jula,-taov-t (?)
(la) déesse Noub (qui est) dans la vallée Maut-em-heb la justifiée.
Les mots : 1] dans la vallée , ou qui est dans
>¥yV 1 AAAAAA v y o q
la vallée, répondent au titre de : U Dame de la
I AAAAAA Qr^-Q
vallée, donné à la déesse sur la momie d ' Amen-lxôtep. Cette vallée est peut-être celle des tombeaux à Thèbes, car la déesse d’Or était protectrice des sépultures dans cette ville, comme on le verra plus loin.
La partie inférieure de notre peinture représente le défunt dans l’attitude de la prière auprès de lui sont écrits les mots i< adoration 1 (à) Noub (la déesse d’Or).
La déesse, sous la forme d’une vache, est représentée comme à la partie supérieure, à l’exception du collier dont, ici, elle n’est pas ornée; une jeune génisse qui s’approche d’elle baisse la tête pour se faire lécher. Au-dessus d’elle sont inscrits les mots suivants, comme dans la partie supérieure de la composition :
TA. T A, T '2S.JL1.
Donnant (la) vie, (la) stabilité, (la) puissance.
Les espaces restés libres sont aussi remplis, de même que dans le premier registre, par une décoration symbolique dont la signification est :
entièrement différente, avait trompé Champollion lui-même pour la lecture de ce texte, dans sa Notice des monuments du musée Charles X.