‹ Bibliothèque égyptologique (volume 3)Chapitre 28 sur 171 · Lettre à Chabas, du 29 décembre · texte numérisé non relu

Lettre à Chabas, du 29 décembre

DE PHILIPPE-JACQUES DE HORRACK XLIII

ne serait pas difficile de compléter la douzaine. Cette question me semble tout aussi importante que l’autre...

A la fin de l’année, je viens de recevoir une bonne nouvelle après tant de mauvaises. Le gouvernement français vient de créer plusieurs consulats : à Francfort, Hanovre, Cassel, etc., et aussi un à Cologne pour les provinces Rhénanes ; ce dernier a été donné à mon beau-frère1 2, qui va par conséquent quitter l’ambassade de Berlin, et occuper ce poste indépendant et lucratif. Il le mérite bien, et il ne fera pas un consul pour rire, mais il rendra au commerce et au gouvernement de véritables services. Tous les articles que vous voyez au Moniteur sous les titres : On écrit de Berlin, de Stettin, de Hambourg , enfin des villes du nord de l’Allemagne, sont de sa plume et ont eu l’honneur d’être envoyés par le Ministère au Journal officiel pour y être insérés...

M. de Horrack commença ses études égyptologiques de l’année 1867, par l’examen de l’ouvrage de Lepsius sur le décret de Canope, et communiqua à Chabas, le 10 janvier, un certain nombre d’observations sur cet ouvrage. Il lui annonçait en même temps qu’il venait d’acheter, à un prix très avantageux, la grande publication de Leemans et le Panthéon de Champollion. Il fut moins heureux au mois de mars, quand il voulut acquérir, à l’Hôtel des Ventes, la première page du poème de Pentaour :

... Il y a dix jours % une vente très importante d’antiquités égyptiennes a eu lieu à l’Hôtel des Ventes. J'ai vu parmi les nombreux papyrus et fragments de papyrus la première page du poème de Penta-ur, dont il restait à peu près le tiers en bon état, le commencement étant presque intact. Je suis allé à la vente avec l’intention d’acheter ce précieux fragment, que j’aurais lithographié et envoyé de suite au « Zeitschrift ». Mais j'y ai trouvé une concurrence des plus formidables, M. de Rougé à la tête ; il était dans l’enceinte, et tous les objets lui ont été présentés d’abord. On est

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