‹ Bibliothèque égyptologique (volume 3)Chapitre 58 sur 171 · mennu. Le sens de ce groupe a été bien établi par · texte numérisé non relu

mennu. Le sens de ce groupe a été bien établi par

DOO ,

M. de Rougé ( Revue arch., 1847, p. 734) et par M. Birch ( Sur une patère égypt., p. 17). M. Chabas le compare au mot français fondation, qui s’applique à toute espèce de libéralité pieuse d’un caractère durable.

A/WVAA AA/WA

2. ^ ( et . Ces expressions, qui précèdent le mot atr, donnent lieu à quelques difficultés. En effet, l’hiéroglyphe de la tête répond à l’idée tête, chef commencement, en haut ; mais ce signe se groupe avec des préfixes et des affixes, et forme ainsi des particules combinées, en rapport

t. Comparez Sharpe, Eqypt. Inscr., Sériés I, pl. 107, 18. On y lit .

n fl n ,2 .

y AAAAW I e=V V AN H?' NTR HN N AMN-USR-HA SN-MU'T, IC

prophète de la barque Amen-usev-ha, Seninut. Cette légende lève toute difficulté sur les groupes qui tonnent le nom de la barque.

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de sens avec l’idée sur, supériorité, éminence. La préposition sur, au-clessus, est ordinairement exprimée par les formes antiques ^ et ® cependant seul paraît remplacer quel-

quefois le groupe ^ f , conformément au génie de l’égyptien antique, comme par exemple dans la phrase a® i

élevé sur le trône de son père sur (?) la terre , en sei-

AAAAAA /WWW

OU

gneur unique. La locution ^ ( ou pourrait donc signifier à la lettre de dessus, de sur. J’avais d’abord choisi cette

manière de voir, en traduisant « sur le Nil » ; mais tout me

porte à croire que, dans les deux passages de notre texte, est employé comme substantif avec le sens commencement,

et régi par les prépositions et .Un passage analogue

de l’inscription de Bakenkhonsou offre une variante curieuse ; la tête y est remplacée par le signe f), qui représente une coiffure (voir Devéria, Monum. biogr. de Bakenkhonsou, p. 55 4/6[; cf. Mémoires et fragments, t. II, p. 288]). Quant à la valeur phonétique de la tête, la lecture âp est généralement adoptée, quoiqu’elle ne soit pas encore établie.

3. (j } atr. Ce mot possède des significations différentes; il répond à l’idée générale de fleuve et désigne le Nil par excellence. (Voir Brugsch, Géogr., 1, p. 78 et Chabas, Glossaire, n° 13.) Ainsi, il était défendu de naviguer sur le Nil pendant certains jours du mois d’Athyr, de crainte des crocodiles ( Pap . Sallier IV, 6/5 et 9/2). Le traité des Khétas (lig. 30) emploie le même mot dans la mention des montagnes et des fleuves du pays de Khéta, des montagnes et des fleuves du pays d’Égypte. M. Brugsch (Géogr., III, p. 37) et M. Devéria ( Bakenkhonsou , Glossaire, n° 68 [; cf. Mémoires et fragments , t. II, p. 323]) ont proposé de voir aussi les lacs des temples dans le terme atr, et dans son récent ouvrage (Recueil, p. 5) le savant docteur de Berlin conjecture le sens canaux, en rappelant, à l’appui de son opinion, l’explication que donne Horapollon de la figure du

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lion couché, qui entre ordinairement dans la composition de notre groupe. En examinant le passage en question, je trouve que l’auteur des Hieroglyphica dit, entre autres, que le lion couché désigne la ente du Nil. Cette indication m’a fait penser que le type air pourrait bien être en rapport avec l’idée d’ inondation, et c’est précisément le sens qui paraît convenir le mieux aux deux passages de notre texte. Il est intéressant de comparer avec la mention de l’obélisque un passage de l’inscription de Numhotep ainsi conçu : (j xn

h‘b s‘p atr-u prspt, la fête de la navigation, la réception de l’inondation, V apparition de Sothis (voir Brugsch, Monuments de l’Égypte , pl. XVII, 2, et page 24 du texte, où l’éminent égyptologue a donné une interprétation analogue à l’expression s‘p atr-u, en la rendant par fête de la crue du fleuve). Je crois reconnaître ici l’indication d’une fête qui se célébrait lorsque l’inondation permettait de remplir d’eau les lacs des temples et les canaux qui les joignaient au Nil. Pendant cette fête, qui se nommait la panégyrie de\^, Khen, ou de la navigation, les barques sacrées étaient sans doute conduites en grande pompe jusqu’au fleuve, chargées de l’arche d’Ammon et accompagnées du cortège des prêtres. Il faut remarquer cependant que la fête de la navigation n’est connue que par le monument de Numhotep, qui remonte à l’ancien empire. Si elle a survécu à la domination des Pasteurs, elle avait probablement changé de nom. Peut-être YApe-atur du siècle des Thoutmès est-il la même chose que le Shep-atur du temps des Amenemha; nous aurions dans un cas le commencement de l’inondation , c’est-à-dire la crue du Nil, qui remplissait les canaux et les hydreuma des temples, et, dans l’autre, la réception de l’inondation dans ces mêmes réservoirs. Le passage cité de Diodore, ainsi que la légende de l’Obélisque de Saint-Jeande-Latran, nous fait bien comprendre le rôle des barques

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sacrées dans cette fête. J’avoue que le sens attribué au groupe ap-atr exige d’autres preuves ; mais l’incertitude qui peut exister sur ce détail du texte n’a qu’un intérêt secondaire, et reste sans importance quant à l’objet spécial que j’ai en vue.

[îl J? Msu' ra°t’ Qui répond à une assez grande variété d’expressions, manque de déterminatif dans notre texte; comme il s’y rencontre deux fois, l’acception spéciale de tailler, sculpter, en est manifeste. On savait déjà qu’il se disait de la taille des pierres; notre texte montre de plus qu’il s'appliquait également au bois. Ce fait est utile à noter.

5. 00 ()• Le phonétique est khaker. Ce mot s’explique assez bien par l’idée générale ornement. Ce sens est du reste fourni par l’inscription de Rosette, qui fait usage du terme s-khaker, à la ligne 4 du texte hiéroglyphique pour le correspondant du grec xa-ceoxe-jaffev, adornavit. Notre mot se disait aussi des incrustations de métaux ou de pierres rares; mais son emploi n’était pas limité à ces acceptions, car d’autres monuments nous montrent dans les khakeru des ornements spéciaux, et il existe de fréquentes mentions du khaker du Soleil, qui est dit couronner le front des rois.

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