‹ Bibliothèque égyptologique (volume 3)Chapitre 59 sur 171 · mau-t. Ce groupe manque également de son · texte numérisé non relu

mau-t. Ce groupe manque également de son

déterminatif nécessaire. J’avais d’abord pensé qu’il s’agissait

du mot ma-tj granit, écrit ordinairement ^ mais, après un examen plus attentif, je crois reconnaître dans le groupe de notre texte le mot mau, qui. est généralement employé, soit comme objectif, soit comme adverbe, avec le sens de parfait, achevé, fini. M. Brugsch a traduit ce mot par neuf, et par rendre neuf quand il est précédé de l’s causatif ( Recueil , p. 85). Ce sens ne me paraît pas prouvé; il n’est certainement pas admissible dans un passage de l’intéressante inscription publiée à la fois par M. Devéria (Monum. biogr. de Bakenkhonsou , p. 20) et par M. Brugsch

NOTICE SUR LE NOM ÉGYPTIEN DU CÈDRE

[Recueil, pl. LI), où il est dit que Ramsès II fit achever (■ s-mau ) un temple commencé par son père Séti Ier. Il n’est guère probable qu’il soit question ici de rendre neuf, c’està-dire, de restaurer un édifice qui était, comme nous l’apprend le texte, en voie de construction lorsque le roi mourut. Dans les nombreux passages où j’ai rencontré ce mot, l’idée perfection, achèvement, fin, paraît convenir tout aussi bien que celle de neuf. A la ligne 4 du texte hiéroglyphique de Rosette il est dit que le roi fit embellir le temple d’Apis par des constructions exécutées dans la perfection [n ma), ce que le texte grec a rendu par '/.ai xô omieTov epyocç TtoXuxeXéatv xaxecyy.E’jacrev. M. Brugsch lui-même a traduit le passage hiéroglyphique par : facta est (domus) splendida per sanctitatem suam exstructione (aedificiorum) confecta in pulchritudine [Inscript. Rosettana hierogl., p. 12). 11 est à regretter que l’éminent égyptologue n’ait pas justifié la nouvelle valeur qu’il donne à ce mot important par des exemples concluants tirés des textes mêmes.

7. Les J JJ, nwru d’Ammon, les perfections ou les grâces d’Ammon, c’est-à-dire la Majesté d’Ammon ou le dieu luimême enfermé dans son naos.

8. Les pharaons reçoivent ordinairement le nom de fils du dieu auquel ils rendent hommage.

Page 1