Ibid-, ch. xli
LÈS LAMENTATIONS ü’iSIS ET DE NEPHTHYS
l’eau qui abreuve; son être tout entier, c’est la nourriture de l’univers. Ce dernier passage est très remarquable.
Outre ces allusions cosmogoniques, notre texte mentionne quelques dates astronomiques qui ont été discutées par M. Brugscb dans son savant ouvrage sur le calendrier des anciens Égyptiens '.
L’analyse de cette section porte sur les expressions suivantes :
A la huitième ligne, on lit la phrase : a^u aper-ut m ses uk, â la lettre : l’horizon est muni de tes passages, c’est-à-dire : on t’y aperçoit passant continuellement.
Le sens de la locution L- 1 an kau, nulle chose,
AAAAAA ^ I I I I
rien, a été bien précisé par M. Chabas \
A la dixième ligne, on trouve l’expression |1 (j(j ^S) @ ^ o
qui est susceptible de plusieurs interprétations. M. Brugsch l’a traduite : [tu viens à nous en] petit enfant au commencement de la lune et du soleil1 2 3. A défaut de toute particule, j’ai préféré le sens en enfant aîné de l’éternité. Ce dernier mot est exprimé par le groupe ^ O la réunion du soleil et de la lune qui, d’après un passage d’Horapollon cité par M. de Rougé, désignait, à la basse époque, l’éternité \
Le signe à la onzième ligne, a pour orthographe
trouve au commencement de la
cinquième page. M. Chabas attribue à ce mot le sens d’ émanation s’étendant quelquefois à la filiation, comme
dans cette phrase qui qualifie très souvent les rois :