La déesse Nou représente la voûte céleste
Bidl. ÉGYPT., T. XII.
HYMNES ET INVOCATIONS
Le ciel est dans l’allégresse, la terre dans la joie; les dieux et les déesses en fête, afin de rendre gloire à Râ- Har-em-Akhou, lorsqu’ils le voient monter dans sa bari et renverser ses adversaires, à son heure.
Asile assuré, le serpent Mehen est à sa place1; l’aspic Aara frappe les adversaires2 3 4.
Oh ! rejoins ta mère, la déesse Nou, toi, seigneur du ciel, toi qu’on vénère avec crainte.
La satisfaction dans les entrailles, Isis'1, ainsi que Neplilliys, sont relevées lorsque tu sors du sein ’ de ta mère, la déesse Nou.
Oh! brille, Râ-IIar-em-Akhou ; brille, toi, le brillant, le resplendissant! Sois justifié contre les ennemis!
Fais ouvrir l’arche de ta bari ! détourne de toi le serpent, à son heure; qu’il ne te rejoigne pas un seid instant. Anéantis le courage des adversaires !
L’ennemi de Râ est tombé dans le feu de la désolation, lorsqu’il revenait à ses heures5 *; les enfants de la révolte ne l’emportent pas; Râ maîtrise ses ennemis; les égarés de cœur" tombent frappés du glaive. Fais vomir au serpent Sou ce qu’il a mangé7 !
1 . Le serpent Mehen enveloppe de ses plis le soleil dans sa barque et lui sert ainsi de défense.
2. Le serpent Aara, l'aspic, placé devant les coiffures des dieux ou des pharaons est considéré comme un emblème de la force divine dont ils sont supposés doués pour exterminer les coupables ou les ennemis.
3. Le texte écrit ici Osiris; c’est une erreur facile à commettre en hiératique.
4. L’expression égyptienne désigne plus spécialement l’organe.
5. Cette expression : à son moment , à son heure , est d'occurrence fréquente dans le style égyptien. Il s’agit ici de la lutte perpétuelle, renouvelée chaque jour, entre le soleil, principe du bien, et le serpent, principe du mal. Le soleil triomphe chaque jour, mais la lutte est éternelle.
G. C’est une dénomination ordinaire des impies et des ennemis.