‹ Bibliothèque égyptologique (volume 5)Chapitre 166 sur 237 · Mako, crocodile mythologique, fils de Set · texte numérisé non relu

Mako, crocodile mythologique, fils de Set

HYMNES ET INVOCATIONS

3 Tu te tiens sur ton pavois,

en ton nom de Dieu qui est sur son pavois.

4 De ton siège, tu conduis le ciel supérieur,

en ton nom d’An-hur.

5 Tu détruis l’orage, tu illumines la tempête,

en ton nom de Dieu qui détruit l'orage.

6 Tu repousses le crocodile, sorti de l’abîme,

en ton nom de Dieu qui repousse les crocodiles.

7 Tu es muni de ta pique pour percer la tète de l’impie,

en ton nom de Dieu muni des deux cornes.

8 Tu frappes ce qui t’approche,

en ton nom de Dieu frappant des deux cornes.

9 Tes formes sont plus étendues que celles des dieux,

en ton nom de Dieu résidant dans la ville de Téni.

10 Le soleil a commencé de ton commencement,

en ton nom de Scliou, fils de Phrâ.

11 Tu saisis ta pique et abats l’impie,

en ton nom d’Horus-Tem.

12 Tu détruis l’iniquité du monde sur la terre,

en ton nom de double siège du soleil.

13 Tu massacres les Asiatiques et les Sati,

en ton nom de jeune aîné.

14 Ton nom est plus puissant que les dieux,

en ton nom de dieu qui est au centre de la barque.

15 La force juvénile empruntée à tes narines se répand

dans toute la Thébaïde, en ton nom de jeune aîné.

16 Tu frappes les têtes des impies,

en ton nom de seigneur des immolations.

17 Tu animes la barque d’un souffle favorable,

en ton nom de déesse Mâ.

18 O être qui a formé son propre corps !

19 O seigneur unique sorti du Noun !

20 O substance unique créée d’elle-même 1

HYMNES ËT INVOCATIONS

21 O dieu qui a fait la substance qui est en lui !

22 O dieu qui a formé son père et fécondé sa mère !

IY

ADJURATION AUX DIEUX d’hERMOPOLIS

Salut à vous, ô cinq grands dieux,

Venus d’Hermopolis !

Vous qui n’êtes pas au ciel, qui n’ètes pas sur la terre,

Et qui ne brillez d’aucune clarté!

Venez à moi; essayez pour moi le fleuve;

Scellez ce qui y réside ;

Ce qui baigne, ne le laissez pas passer.

Fermez les bouches (bis), clôturez les bouches (bis). Comme est scellé le collier sacré pour les siècles,

Lorsque s’éclaire la terre à l’orient;

Comme est scellé le fil du glaive d’Anata et d’Astarté, Grandes déesses,

Qui conçoivent et n’enfantent pas ;

Elles sont scellées par les dieux ;

Elles ont été créées par Set.

Par ceux qui sont dans le ciel, qu’opère le salut qui est en vous !

ADORATION d’a.MMONRÀ-HARMACIIIS

Adoration d'Ammon-Râ-IIarmachis, qui s’est créé luimême,

Qui possède la terre depuis son commencement, Composée par les divins cynocéphales du divin Put-Api, Pour adorer la majesté de ce dieu auguste, Ammon- Put-To,

Lorsqu’il brille sur le Noun, qui est la déesse Nou.

HYMNES ET INVOCATIONS

Ces paroles se disent sur Veau et sur la terre :

Salut à toi, l’unique, qui s’est formé. .

Long et large sans limites !

Chef divin qui jouit de la faculté de s’enfanter lui-même. Grandes Uræus flamboyantes!

Vertu suprême, aux formes mystérieuses !

Ame mystérieuse, auteur de sa redoutable puissance !

Roi de la Haute et de la Basse-Egypte, Ammon-Râ, Vie- Santé-Force,

Créé de lui-même!

Double horizon, épervier de l’Orient.

Brillant, illuminant, éclatant !

Kliou, le plus bienfaisant des dieux !

Tu es caché dans le grand Ammon ;

Dans tes transformations tu te roules dans le disque solaire ;

Dieu Totnen, plus immense que les dieux!

Vieillard rajeuni, conducteur des siècles!

Ammon permanent en toute chose !

Toi, le dieu dont les actes ont commencé le monde.

HYMNE À AMMON-RÀ

Dit par les divins cynocéphales du dieu Put-Api-To, grands adorateurs du dieu qui est au milieu d'eux , et dont les os sont d'argent, les chairs d'or et le dessus de la tête en véritable lapis. Les divins cynocéphales disent :

O Ammon, qui se cache dans sa pupille !

Ame qui brille dans son Œil sacré;

Etre merveilleux !

Aux transformations saintes, celui qu’on ne connaît pas! Brillantes sont ses formes; son éclat le voile de lumière.

HYMNES ET INVOCATIONS

Mystère des mystères ! mystère inconnu !

Salut à toi au sein de Nou 1

Toi qui véritablement as enfanté les dieux.

Les souffles de la vérité sont dans ton sanctuaire mystérieux ;

Faisant le bonheur de ta mère Mérou.

Tu émets des rayons d’illumination;

Tu entoures la terre de ta clarté,

Jusqu’à ce que tu te retires dans cette montagne qui est dans la contrée d’Aker.

Dieu à la face adorable, les animaux eux-mêmes t’adorent ;

Les entrailles de l’animal sauvage sont émues.

Lorsque ta bari passe à la montagne cachée.

Les esprits de l’Orient te félicitent,

Ils révèrent la lumière de ton disque.

Les esprits du Khcn t’acclament,

Lorsque tes lueurs brillent à leurs faces.

Tu voyages au-dessus d’un autre ciel,

Sur lequel ton ennemi n’a pas accès.

Le feu de ta chaleur agit contre le monstre Ha-hcr' .

Les poissons Teshta gardent l'eau de ta barque.

Tu disposes de la demeure du monstre Oun-ti,

Noub-ti décharge ses traits sur lui.

C’est le dieu qui a saisi le ciel et la terre dans sa tempête.

Sa force surnaturelle est puissante pour détruire son ennemi ;

Sa pique est l’instrument de mort pour le monstre Oubn-ro ;

Le saisissant soudain, il le contient;

Il s’en rend maître et le force à rentrer dans son séjour;

1. Ha-licr , litt. : visage à l’cnccrs. C’est le nom d’un monstre mythologique qu’Ammon a vaincu et consumé par la flamme.

HYMNES ET INVOCATIONS

Puis il dévore les yeux et c’est là son triomphe.

Une flamme très ardente le dévore ensuite,

Depuis la tête jusqu’aux pieds;

Elle grille tous ses membres par son ardeur ;

Tu fais avancer tous tes serviteurs par un vent favorable; Sous toi sont pacifiées les ondes ;

Ta barque est dans la joie, tes voies s’élargissent,

Parce que tu t’es emparé des voies de l’auteur du mal. Voguez, astres navigateurs ! voguez, astres lampes !

Vous qui naviguez avec le vent !

Car tu es la couche du ciel ;

Ta mère t’embrasse lorsque tu arrives à l’horizon de l’occident ;

La terre tend ses deux bras pour te recevoir.

Toi qui es l’adoration de tout ce qui existe!

Adjuration contre les lions, les crocodiles et la bouche des reptiles.

Viens à moi, ô seigneur des dieux !

Repousse de moi les lions venant de la terre,

Les crocodiles sortant du fleuve,

La bouche de tous les reptiles mordants sortis de leurs trous !

Arrête, crocodile Mako, fils de Set !

Ne vogue pas avec ta queue !

N’agis pas de tes deux bras !

N’ouvre pas ta gueule !

Que l’eau devienne un feu ardent devant toi !

La pique des soixante-dix-sept dieux est sur tes yeux. L’arme des soixante-dix-sept dieux est à ton œil,

Toi qui fus lié par des liens de métal devant la barque de Phrâ.

Arrête, crocodile Mako, fils de Set !

Car je suis Ammon, fécondateur de sa mère.

Bibl. ÉGYPT., T. XII.

HYMNES ET INVOCATIONS

Page 1