Zeitschrift fur aggptischc Sprackc, 1873, p. 1 sqq
SUR LES CAMPAGNES DE THOTHMÈS III
la lecture des hiéroglyphes; toutefois, éloigné de ses notes, il a dû forcément laisser place à quelques rectifications, qu’on reconnaîtra en comparant avec la sienne la traduction que je mets sous les yeux de l’Institut, mais qui n’amoindrissent nullement le mérite du savant allemand.
L’inscription se compose de quarante-six lignes d’hiéroglyphes peints en bleu sur un enduit mince, endommagé sur divers points oii le texte offre des lacunes heureusement sans grande importance; elle est d’un style simple et clair, et ne présente, malgré les interruptions dont je viens de parler, qu’un très petit nombre de passages incertains.
En voici la traduction suivie :
« Je fus la grande confiance' du chef suprême Vie-Santé- Force, le partage du cœur du roi de la Haute-Egypte, la bienfaisance du cœur du roi de la Basse-Egypte. J’ai suivi mon maître sur ses pas dans les pays du Nord, du Midi; (où) il a voulu. J’ai été le compagnon de ses pieds. (Je ne me suis pas séparé du roi pendant1 2 3) les manifestations de sa force; sa valeur fortifiait le cœur.
» Je fis des prises dans le pays do Nekeba. Je ramenai trois Amous prisonniers vivants.
» Lorsque S. M. arriva à Naharan, j’amenai les trois hommes que j’avais pris là. Je les plaçai devant S. M., comme prisonniers vivants.
» Je fis encore des prises pendant cette campagne dans le pays de la vallée d’Ouan, à l’ouest de Khaleb : je ramenai treize Amous prisonniers vivants, soixante-dix ânes vivants, treize bassins de fer, des" bassins ouvrés d’or.
» Je fis de nouveau des prises, pendant cette campagne,
1. Ces qualifications singulières sont connues par d'autres textes; elles sont comparables à celles des i/cu.r, oreilles , bouche, etc., du pharaon.
2. La lacune est comblée d’après une phrase de l’inscription d’Ahmès Penneneb, qui est au Louvre.