AVEC LES APEROU DES HIÉROGLYPHES
M. Chabas », les Aperou font partie des colonies égyptiennes envoyées par le roi sur les bords de la mer Rouge; qu’englobés dans une énumération d’ouvriers, ils « pour- » raient bien être une classe d’artisans et non un peuple » ; que, cependant, le poteau, hiéroglyphes des étrangers, étant accolé à leur nom dans la stèle de Ramsès IV, ils « pourraient bien être aussi des esclaves étrangers » sans être nécessairement les Hébreux.
Telle est, en définitive, la conclusion ambiguë de mon contradicteur, dont la dernière hypothèse « esclaves étrangers » suffît pour annuler la première : « classe d’artisans indigènes ». Restent donc uniquement les « esclaves étrangers », en prenant la question aux termes amoindris qu’expose M. Maspero, l’hypothèse qui assimile aux Hébreux ces esclaves portant le même nom1 serait déjà bien séduisante.
Mais ce serait bien autre chose si mon contradicteur eût prévenu son auditoire que la qualité d’étrangers n’est pas donnée aux Aperou seulement par la stèle de Ramsès IV2, mais par les papyrus de Leyde, où leur nom est écrit sous la forme la plus complète que la langue égyptienne pût employer pour caractériser une race étrangère. C’est le groupe
, qui exprime nettement l’idée :
« la nation du peuple étranger nommé Aperiou ».
Il fallait aussi insister sur ce fait que ce peuple étranger des Aperiou construisait sous Ramsès II certains édilices de la ville de Ramsès, à laquelle travaillèrent les Hébreux; qu’ils étaient soumis là aux travaux les plus pénibles de leur spécialité, comme l’avaient été les Hébreux, et (pie ces travaux pénibles consistaient à traîner de gros blocs de pierre. Ce détail est précieux, car les papyrus égyptiens citent précisément la traction des gros matériaux comme la