A PROPOS DES TEXTES HIÉROGLYPHIQUES
tion des textes. Il n’y a pas beaucoup d’années que l’étude des hiéroglyphes était absolument interdite à quiconque ne pouvait entreprendre de longs et dispendieux voyages. On ne doit donc pas marchander l’éloge ni l’admiration aux courageux pionniers de la science qui se dévouent pour procurer des matériaux à l’étude, ni aux gouvernements et aux corps savants qui subventionnent les missions scientifiques et en fécondent les résultats par des publications bien faites.
Aussi, reconnaître en faveur d’un savant sa priorité dans la publication d'un texte important, c’est, à mon avis, une obligation non moins délicate que s’il s’agissait d’une constatation scientifique. A la vérité, dans l’un et dans l’autre cas, les oublis sont faciles à commettre à cause de l’extrême abondance des matériaux à classer. Je m’en rends trop souvent coupable moi-même pour que j’aie le droit ou l’intention de me montrer sévère à l’égard de qui que ce soit.
Sous le bénéfice de ces explications, je vous demande la permission de revendiquer pour vous, mon cher collègue et ami, la priorité de la publication de Y Hymne à Ammon- Râ, que M. Ludwig Stern a republié dans les numéros de juillet et août de la Zeitschrift (1873, p. 74), d’après une copie prise par lui sur le monument original. Ce texte se trouve, avec la scène dont il est accompagné, en c, Bl. 237, Abtli. III de vos Denkmâler .
Par la même occasion, je restituerai à mon excellent ami, M. Dümichen, la priorité de la publication du Chant du harpiste, aussi republié par le même M. Stern (même année, p. 60 et 72). Ce texte couvre les planches 40 et 40 a de la deuxième série des Historische Inscliriften.
Mais, en faisant ainsi la part des droits légitimes des premières publications, je n’en applaudis pas moins au mérite du nouvel égyptologue, qui s’annonce ainsi par deux essais témoignant d’une main exercée et d’une bonne mé~