RÉCEMMENT PUBLIES PAR LUDWIG STERN
représente le signe de la duplication -b et signifie l’un et l'autre, tous les deux. Ce n’est qu’une répétition qui ne modifie en aucune manière le sens.
Maintenant, disons qu’au lieu de et de Q, il fallait lire et retrouver dans ce passage le nom de
suivi de celui de
Des textes nombreux nous fournissent
des exemples de cette constante association des types de la procréation masculine et de la procréation féminine'. On les voit au Rituel, dans le tableau du jugement d’Osiris; ils sont placés au-dessus de leur produit commun, espèce de larve informe à tête humaine. C’est le fœtus, appelé en égyptien njl ® mmi. Le solide à tète humaine symbolise d’une ma-
I 1^ I AA/WV\
nière remarquable le passage de la matière à la vie.
Cet ensemble domine la porte béante de l’hypogée et annonce l’engendrement nouveau du défunt appelé à la seconde vie.
Shaï et Renen, par leur association, représentent les idées (jénération, créature. Ils sont des attributs divins que les rois adoptent en leur qualité de représentants des dieux. C’est ainsi qu’à Abydos, Ramsès II est dit :
AA/WW
AAAAAA
Scrt/ncur de la < f ne ration masculine, qui fait exister la qénerat ion féminine,
dieu Noum, enfantant les créatures inteltir/cntes.
De l’épouse de Psamétik II, il est dit :
JL = ^
Furent Shaï et Renen à création d’elle.
1. La première explication de ces noms divins est due à M. Ch. AV.
Goodwin.
a Propos des textes hiéroglyphiques
Je pourrais citer beaucoup d’autres exemples; mais je me contenterai d’un seul qui concerne précisément le dieu Amon-Râ, de même que le passage en discussion. On le trouve dans un hymne hiératique écrit sur un fragment de calcaire appartenant au British Muséum’. En voici la teneur :
Amon-Rd, ô Shai-Renen de toute cia,
c’est-à-dire : à créateur de tonte vie.
Les explications qui précèdent rendent manifeste la signification du passage qui a donné lieu à cette étude; nous pouvons en reconstituer le texte exact en la forme ci-après :
La cia (est) clans ta main; la force an toi ; Shai at Rancn
sont réunis dans ton poignet tous las deux. Protège tonjils qui t’aime,
S fol8i£jH
le seigneur des deux mondas Séti II.
Chalon-sur-Saône, 20 novembre 1873.
1. Inscriptions sur matières diverses du British Muséum, pl. 26, n° 5656 a, in fine.