‹ Bibliothèque égyptologique (volume 5)Chapitre 220 sur 237 · DÉTAILS TOPOGRAPHIQUES ET GÉOLOGIQUES · texte numérisé non relu

DÉTAILS TOPOGRAPHIQUES ET GÉOLOGIQUES

Le hameau de Volgu est situé au pied du coteau qui limite la plaine formée par les alluvions de l’Arroux, à environ trois cents mètres du bord de cette rivière. Ce coteau, qui s’élève près de La Villeneuve jusqu’à l’altitude de 291 mètres, n’offre dans toute son étendue que des pentes assez douces ; il est coupé au droit de Volgu par un ravin profond, au fond duquel coule encore un mince filet d’eau dont le débit va se perdre dans l’Arroux.

Le terrain consiste en sables argileux, graviers et détritus d’origine granitique, mélangés de cailloux roulés de dimensions variables, qu’on exploite pour l’empierrement des routes. Les gisements principaux de ces galets sont sur les

A VOLGU, PRÈS DIGOIN

hauteurs du coteau, où on les trouve en abondance à la surface du sol ; plusieurs carrières sont aussi ouvertes audessus de Yolgu, près de la route, et même au-dessus du talus d’escarpement. En cet endroit, la couche qui les fournit a plus d’un mètre de puissance. Actuellement les fouilles pour le creusement de la rigole se font encore à Volgu même, et M. l’ingénieur en chef nous a fait remarquer au fond de la tranchée l’existence d’une couche de ces mêmes cailloux, tandis que dans les fouilles du terrain supérieur on n’en a rencontré qu’en très petit nombre et dans des dimensions moindres.

Ce terrain est évidemment de formation clysmienne; mais depuis le dépôt qui s’en est formé sur la fin de l’époque tertiaire, il a été lavé et raviné de telle sorte que des matériaux meubles sont venus se superposer aux gros galets vers le bas du coteau. Ainsi pourrait s’expliquer la couche de sables argileux, puissante de 4 mètres 50, qui recouvre les galets dans la tranchée de la rigole. Cette couche, quoique composée en grande partie de matériaux tertiaires, est donc très vraisemblablement de formation plus moderne, mais, dans tous les cas, elle se trouve comprise dans le terrain quaternaire. Du reste, les définitions géologiques ont peu d’importance au regard de notre objet spécial ; nous n’en parlons que pour bien établir les conditions du terrain dans lequel ont été trouvés les silex à 1 mètre de profondeur ' .

Nous n’avons remarqué, parmi les silex roulés de la localité, dont des millions de spécimens sont entassés sur la route, brisés en fragments tels qu’on les répand pour l'empierrement, aucun échantillon de nature à être comparé,

1. Au point de vue géologique, la localité est très intéressante; ie terrain que nous avons décrit repose directement sur le grès qui recouvre le terrain houiller. Ni les formations secondaires, ni une partie des couches tertiaires n’y sont représentées. Le savant Ch. Lyell y aurait trouvé une confirmation de ses idées sur la non-universalité des formations.

DECOUVERTE D ARMES EN SILEX

pour la texture et la transparence, au silex des lames de Volgu. Tous sont opaques, anguleux, remplis de cavités formant parfois géodes et quelquefois remplies de nodules de silex cristallisé en pointes et diversement coloré; tous sans exception sont enveloppés de la croûte grise de texture grossière qui est caractéristique des silex de la craie ; souvent un petit silex plus ou moins rond est empâté dans un plus gros; quelques-uns ont des zones rubanées concentriques, de courbes variées, dont les plus centrales indiquent assez exactement les formes générales du galet entier. Cette observation pourra être utilisée pour l’étude de la formation de ces silex, dans lesquels on peut souvent observer la silice à différents états de texture et de nuance agglomérée autour d’un noyau central.

Le point essentiel à noter, c’est que les lames de Volgu n’ont pu être taillées dans le silex de la localité, ' qui ne fournit pas, du reste, de blocs assez considérables pour permettre l’enlevage de lames longues de 36 à 40 centimètres.

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