‹ Bibliothèque égyptologique (volume 5)Chapitre 36 sur 237 · DE LA COLLECTION DE BOLOGNE · texte numérisé non relu

DE LA COLLECTION DE BOLOGNE

AVVERTENZA

Il chiarissimo archeologo cav. Chabas, passando per Bologna nello scorso settembre, vi si soflermô parecchi giorni per esaminare la collezione dei Monumenti egizii, che el Municipio possiede nell’ Archiginnasio, rimanendo ammirato délia copia e importanza di essi, non che sorpreso del luogo e del modo ond’ è tenuta si prezioza suppellettile scientifica. Partiva col desiderio di studiarla altra vol ta

1. Publié dans la Riüista Boloc/ricse , 1870, 4“ année, 1er fascicule. La Rioista Boloc/ncsc est devenue très rare, et le tirage à part que Chabas avait fait faire de cet article à petit nombre n’a jamais été mis dans le commerce. Nous en devons la communication à l’obligeance de M. Eugène Revillout, qui a bien voulu recopier sur l’exemplaire qu’il a en mains les trois pièces que nous publions ci-contre : 1“ 1 ’Avvertcnza de l’éditeur italien; 2“ la lettre d’envoi de Chabas au chevalier Luigi Frati, bibliothécaire de la municipalité de Bologne; 3" la Note du même sur les monuments du Musée. Le titre que nous donnons à cet ensemble est celui même que Chabas avait écrit de sa main sur la couverture de l’exemplaire de M. Revillout. — G. M.

Bibl. ÉGYPT., T. XII.

RAPPORT DE F. CHABAS

con maggior agio cli tempo, e con quelle comodità ch’ erano a ripromettersi dalla conveniente collocazione e sistemazione di essa, a cui sperava si sarebbe provveduto nella circostanza del venturo Congresso preistôrico, speranza clie, per quanto ci consta, non manca di fundamento. Ciononostante ci piace di rendere di publica ragione il seguente Rapporto sull’ importanza délia Collezione suddetta, clic l’illustre scienziato inviava non ha guari al bibliotecario municipale dott. Lodovico Frati, persuasi che l’autorevole voce di giudice cotanto competente non potrà che giovarc ail’ adimpimento di un voto cia lungo pezzo richiamato da quanti lianno en amore le scienze e le arti.

Chalon-sur-Saône, 20 décembre 1860.

« Monsieur le Chevalier,

» Malgré tout mon zèle et toute mon activité, je n’ai pu terminer plus tôt l’examen de mes notes de Bologne et rédiger le petit rapport que je vous avais promis. Je ne suppose pas que vous m’ayez taxé de négligence et d'oubli. Dans le fait, je n’ai pas cessé d’avoir présent à l’esprit l’accueil bienveillant que j’ai reçu de votre part; mais j’ai voulu que mes remerciements soient intimement liés à mes observations sur la collection bolonaise. Aujourd’hui je viens vous les exprimer, en vous adressant la note ci-jointe, dont les conclusions tendent à la réorganisation du Musée de votre ville. S’il existe à Bologne une Société scientifique, ou une Académie, vous jugerez peut-être utile d'intéresser ce corps savant au succès de la démarche. Dans ce cas, il conviendrait de faire traduire en italien ma notice, et d’en donner connaissance en séance publique; la Société, si elle le juge à propos, pourrait ensuite en voter la communication

SUR LES MONUMENTS EGYPTIENS

à l’administration municipale, en la corroborant de son avis favorable.

» Dans une note de cette nature, je n’ai pu introduire que des considérations générales. J’ai passé sous silence tout ce qui tient à la technicité de la science égyptologique. Je me propose de publier avec détails les résultats de mes études sur vos monuments; vos deux papyrus auront la priorité1. Je voudrais publier le texte du deuxième, la lettre de 27 lignes, numérotée 44 sur le cadre de glace. Pour cela, il me faudrait une photographie du papyrus, en demigrandeur de l'original à peu près. Seriez-vous assez bon pour me faire ce travail, à mes frais, bien entendu?

» Je voudrais deux épreuves, par précaution (sur papier). Je les fac-similerai ensuite en autographie pour ma publication, qui donnera la traduction complète du document. Cette publication fera connaître aux savants la collection bolonaise; elle amènera certainement quelques visiteurs lors du Congrès des sciences préhistoriques, qui doit se tenir en 1870 à Bologne. Combien il serait à désirer que la réorganisation que je conseille soit alors réalisée.

» S’il n’y a pas obstacle à ce que la photographie du papyrus me soit adressée, je vous demanderai encore un service; ce serait de me calquer la ligne écrite au verso du manuscrit; c’est l’adresse de cette missive, vieille de trentetrois siècles.

» Parlant à un homme dévoué à la science, je perds, vous le voyez, toute discrétion. Pour m’excuser de cette importunité, je ne puis que vous offrir mes services pour toutes les éventualités du classement de ces monuments, et notam-

1. Ils ont été publiés par Chabas clans la troisième série de ses Mélanges è<ji/ptologir/ues. L’un a paru sous le titre : « Une lettre missive du XIV0 siècle avant notre ère », en septembre 1870, tome Pr, p. 226 et suiv. L’autre a paru en septembre 1873, dans le tome II, p. 140 et suiv., sous le titre : « Le grand Papyrus de Bologne ». — E. Revillout.

RAPPORT DE F. CHABAS

ment pour la rédaction d’un catalogue', quand il sera temps.

» A l’expression de ma gratitude envers vous, Monsieur le Chevalier, je dois ajouter celle de mes sentiments de reconnaissance envers Monsieur le Syndic de la ville. Soyez assez obligeant pour être auprès de lui mon interprète en cette circonstance.

» Veuillez agréer, Monsieur le Chevalier, l’assurance de mes sentiments de haute considération.

» F. Chabas. »

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