Bibliothèque historique, liv. I, cfaap. lxxi
2. Bibliothèque historique, liv. I, chap. xlîx. Diodore raconte que ce cercle précieux fut enlevé par Cambyse.
de l’année égyptienne
Égyptiens de la grande époque pharaonique, à laquelle se réfère le renseignement donné par Diodore, possédaient toutes les connaissances requises pour la construction d’un cercle de ce genre; la division de l’année en douze mois de trente jours, plus cinq jours complémentaires, remonte au delà des temps qui nous ont laissé des souvenirs écrits; elle se perd pour nous dans l’ombre épaisse qui nous dérobe les commencements de la période historique, et surtout l’époque fabuleuse ou mythologique. Il est également démontré que les Égyptiens observaient et notaient quelquefois dans les temples le cours de certaines étoiles, et l’on peut concevoir jusqu’à un certain point que le récit exagéré de Diodore se rapporte à quelque représentation de cet ordre.
En effet, dans le tableau astronomique qui décore le tombeau des Ramsès, la marche de certaines étoiles se trouve mise en rapport avec les membres de divers personnages. Champollion admit sans hésitation qu’il s’agissait d’un tableau d’influences sidérales, et son école a partagé cette erreur jusqu’à ces derniers temps. Ce fut seulement en 1868 que M. Le Page Renouf démontra de la manière la plus saisissante que les parties de la figure, mises en rapport graphique avec chaque étoile, indiquaient simplement les positions successives occupées par l’astre, et notées, heure par heure, dans cette espèce de diagramme, le milieu de la figure o correspondant au passage au méridien1.
Cette explication si simple et si concluante a dépouillé de tout caractère astrologique le tableau astronomique du tombeau des Ramsès; mais on conçoit que, moins bien armé que les égyptologues modernes, un voyageur grec se soit laissé entraîner dans une erreur que ceux-ci n’ont pas su éviter.
Si nous manquons de monuments originaux relatifs à
1. Astronomical Obscrcations in the XVth Ccntnri/ brfore Christ -, London, Chroniclc , 1869, p. 81.
l’astrologie, il en est autrement en ce qui concerne les deux dernières divisions de la science des pronostics. Le travail que j’entreprends aujourd'hui a précisément pour objet l’explication d’un document ayant trait à l’une et à l’autre; je veux parler du papyrus hiératique connu dans la science sous le nom de Papyrus Sallier IV ou de Calendrier S al lier h
§ Il