Plutarque, d’Isis et d’Osiris , chap. xxn
de l’année égyptienne
c’était un jour funeste, pendant lequel il ne fallait pas brûler de l’encens, ni tuer du bétail ni de la volaille; on n’en devait pas manger, et il fallait se garder d’écouter des chants joyeux. Évidemment le scribe a commis une de ces erreurs
pour
tout en
qui lui sont familières : il a écrit conservant la couleur caractéristique de cette dernière note.
Pour imiter l’ordre suivi dans l’original, au lieu de traduire ces marques, je les reproduirai en hiéroglyphes. Voici la valeur que je leur attribue :
JJ J très heureux ;
CPh ibù. Ckh. très funeste ;
ff f ^ s menaÇant ;
fVh JJ heureux pour les deux tiers du jour, funeste pour un tiers;
|^J menaçant pour les deux tiers du jour et heureux pour un tiers, et ainsi de suite.
Le calendrier des pronostics avait été dressé pour l’usage habituel des Égyptiens; conséquemment les jours y sont notés dans l’année civile qui était, ainsi que l’a définitivement prouvé le décret bilingue de Canope, une année de 365 jours, c’est-à-dire l’année vague. Cette sorte d’année se déplaçait tous les quatre ans d’un jour par rapport à l’année tropique; il suit de là que la recherche des correspondances entre les jours du calendrier Sallier et ceux du calendrier Julien ou du calendrier Grégorien exigerait la connaissance exacte de la date de notre manuscrit, et certains calculs pour déterminer le jour auquel est tombé alors le 1er Thoth, qui commence l’année égyptienne. Par simple curiosité, j’ai noté les dates d’après le calendrier copte, dans lequel le 1er Thoth correspond au 29 août Julien, soit le 11 septembre Grégorien.
Bibl. ÉGYPT., T. XII.