Du roi Ousirtasen 1er
2. Louvre, c. 3; cf. Mélanges d’archéologie égyptienne , t. I., p. 221- 222, Études égyptiennes, t. i, p. 121-123, et la traduction donnée aux pages 15 sqq. du présent volume.
3. Louvre, C. 12 ; cf. de Horrack, dans les Mélanges égyptologigues de Chabas, 3e série, t. n, p. 203.
HISTOIRE DES AMES DANS l’ÉGYPTE ANCIENNE
explications. « Le scribe du préfet, Sonbi, fils de Z’at, vint me mander en mission de comte. Voici que j’allai avec lui, et je trouvai le comte d’Abydos qui se tenait dans son cabinet ’. Voici que ce noble personnage mit un ordre devant moi, disant: «Voici pour toi l’ordre de restaurer 1 2 le temple d’Abydos, et on te donne les ouvriers nécessaires à cela, ainsi que les prêtres ordinaires 3 4 5 6 qui sont sur les domaines des biens du clergé » Voici que je restaurai le temple dans les parties d’en bas et les parties d’en haut, dans ses murs, ensuite dans ses inscriptions, ensuite dans ses couleurs et dans le dessin de ses tableaux, remettant à neuf ce qui avait été fait par Ousirtasen Ier 5. Voici que le dieu Osiris 0 arriva pour se réunir à sa place en ce temple 7 8, et le capitaine du chancelier Sianhouri le suivait. Voici qu’il me complimenta fort et par-dessus tout, disant : « Prospère celui qui fait les affaires de son dieu ! » Voici qu’il me donna la valeur de dix outens et une provision de dix peaux, de pains et de bœufs ". Voici que le comte du cabinet vint en descendant la rivière ; voici qu’il vit les travaux ; voici qu’on s’en réjouit par-dessus toute chose. » Ici, à l’honneur Amoni-Sonbi joint le bénéfice plus positif d’une récompense matérielle. Un architecte de nos jours, à qui on payerait de la sorte la restauration d’une cathédrale gothique, serait fort embarrassé de son salaire. Pour un Égyptien, qui ne connaissait pas l’usage de la monnaie, et à qui l’État servait son traitement en nature, la
1. Lit. : « le comte de la ville subsistant dans son cabinet. »