Ici., p. 250 b, Texte XXIII
SUR l’eVESTRE DE PARACELSE
» la place où il a vécu jusque au terme où toutes choses » se réuniront . Cet Eoestre- là opère des signes. C’est en effet » par leur seul Eoestre que lesdieux ont opéré des miracles1. »
On remarquera, sans que j’y insiste, quels rapports il y a entre la conception de Y Eoestre et celle du double égyptien: la coïncidence est d’autant plus curieuse que j’ai connu Paracelse longtemps après avoir formulé la théorie du double, presque dans les mêmes termes où il formula celle de Y Eoestre. Paracelse était un alchimiste ; Paracelse avait étudié dans l’Est, surtout à Constantinople. On sait combien de théories mystiques étaient mêlées à l’enseignement des alchimistes, que ceux-ci se transmettaient verbalement, de peur de la persécution. L'Egypte a tant donné du sien pour la formation des doctrines hermétiques, que la présence, dans les œuvres d’un adepte comme Paracelse, d’une conception aussi semblable à celle du double que l’est la théorie de l’Evestre, ne doit pas être simple rencontre fortuite. Le détail en est accommodé aux doctrines du temps : le fonds en remonte probablement — à travers combien d’intermédiaires, nul ne le peut dire, — jusqu’aux livres religieux ou magiques de l’antique Égypte.
Paris, le 17 novembre 188S.