Voir p. 110 du présent volume
2. Birch, Mémoire sur une patère égyptienne, trad. Chabas, p. 72.
3. Lepsius, Todtenbuch, ch. cv, 1. 5; cfr. Naville, das Ægyptische Todtenbuch, t. h, p. 242.
SUR I. 'expression MÀ-KHRÔOU
par les listes, tous les objets qui la composaient l’un après l’autre. A son appel, les aides apportaient chacun d’eux et le déposaient en tas devant la statue : cependant le célébrant récitait sur lui une courte formule dont les mots adhéraient autant que possible à son nom et faisaient calembour avec lui. Cette petite incantation avait pour effet de consacrer l’objet présenté, pain, liqueurs, volaille, morceau de viande, fruit, légume, étoffe: il sortait alors sur la table ou sur l’autel
du dieu
qui en donnait partie au
mort, et comme cette sortie n’avait lieu qu’aprèsque la voix du prêtre s’était fait entendre, on appelait cette apparition des
objets d’offrande sortie à la voix . \ZT.
UOIX
\ ou sortie de
C’est la vertu de la voix qui transportait les provisions de notre monde dans l’autre et les mettait à la disposition des dieux et des mânes auxquels on les des¬
tinait : elle les créait
sur l’autel, selon une expres¬
sion fréquente dans les tombeaux thébains. L’orthographe ordinaire est avec les déterminatifs des provi-
siens, mais on trouve parfois encore l’orthographe étymologique <rr> 1 <2 sur les monuments. Le proscynème se ait alors t Plhah-Sokar-Osiris, |* ^ ° | JJ C j S (j(
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o « parce qu’il donne un repas funé-
» raire (une sortie de voix), lorsqu’on appelle le mort pour » voir Rà à son lever au matin, pour être lorsque Râ se cou-
» che au [pays de] vie » ; il se fait aussi à Osiris Ounnophris, 2 û a ■! cr^fn ^ Â © \A * □ a AA'WA 5 ^
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« pourqu’ildonne lerepas funéraire ( la sortie devoix), lorsque » le mort est appelé pour recevoir le pain, l’eau et l’air1. »
1. Maspero, Notes sur quelques points de Grammaire et d’ Histoire, dans la Zeitschrift , 1882, § xxi, p. 120-122. Le passage qui fait allusion à ce monument a été inséré après coup dans le Mémoire.
sur l’expression mà-khrôou
Ce ne sont pas les seuls effets que la voix produisait. Si l’on analysait soigneusement les monuments relatifs au dieu Tliot, on serait surpris d’y voir quelle puissance la théologie égyptienne attribuait non pas seulement à la parole , mais à la voix humaine. Je compte entreprendre prochainement cette étude : il me suffit en ce moment d’avoir montré quel est le sens de l’expression ^ y1 1 .
Paris, avril 1880.
1 . Je n’ai pu reprendre ce projet qu’à mon retour d’Égypte. On trouvera plus loin, dans l’article sur YEnnèade, l’exposition très brève des résultats auxquels je suis parvenu. Des modifications à l’interprétation que j’ai admise du mâ-khrôou ont été proposées par MM. Virey (Le Tombeau de Rekhmarâ , dans les Mémoires de la mission du Caire, t. V, p. 101, note 7), et Amélineau (Un Tombeau égyptien, p. 15-19, extrait delà Revue de l’histoire des religions, 1891).