Recueil de travaux, t. i, p
2. J’ai depuis développé cette idée dans un article sur YEnnèade qu’on rencontrera vers la tin de ce volume.
sur l’expression mà-khrôou
récitait les formules destinées à rendre durable l’œuvre de son allié, et entre autres choses donnait au dieu la voix juste, qui lui permettait d’échapper aux embuscades de Sit et de ses suppôts. Le défunt assimilé à Osiris demandait à Thot le bénéfice de la voix juste, et celui-ci, le lui accordant par les chapitres xvnq xix et xx du Livre des Morts ,
rendait juste la voix du défunt <=>*uEL 1 1 1
i^gü
contre
ses ennemis. Ceux-ci étaient immobilisés ou détruits par l'incantation récitée d’une voix juste, comme le serpent dont j’ai parlé plus haut 1 et que le Soleil rencontrait dans une des heures de la nuit.
La voix humaine avait bien d’autres effets que les Égyptiens prisaient beaucoup et que les Égyptologues ignorent d’ordinaire. Je n’en veux indiquer pour le moment qu’un seul, que Birch a déjà signalé en passant, et autant que je puis en juger, sans le comprendre. S’il a vu en effet que le mot
HP renferme le mot
oôo
<2 ejh kkroou, voix, il ne parait pas
avoir saisi le lien qui unit le sens courant de ce mot tel qu’il le définit, repas de nourriture solide et liquide, avecle sens des
khrôou, qui le composent
deux termes pirou et | @
Un des exemples qu’il en cite nous met par ses variantes sur
la voie :
uru
à côté de
. La variante est d’ailleurs fréquente
et nous montre que le sens complet était bien pour les Égyptiens sortir, se manifester à la voix. Mais quelle valeur doiton attacher à cette interprétation ? Les monuments nous apprennent comment se faisait l’offrande aux dieux. Le célébrant appelait [j p à haute voix, dans Tordre réglé