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4o6.6o3 vol. et 100.000 périodiques communiqués, le nombre des volumes possédés atteignant Ô4<774 au a8 février 1907. An moins ici, on fait de la statistique précise. Elle doit coûter cher, comme les volumes qui la racontent. Mais ne s agitril pas d'étonner l'Amérique?
Comme dans les bibliothèques américaines, on a de chaque volume le nombre d'exemplaires qu'il faut. Sur4i .537 ouvrages^ il o'eo est que 26.478 en un seul exemplaire, 5.279 en double. Il jeo après de i .5oo en plus de dix et 377 en plus de i5 exemplaires.
Ce n'est pas le seul cas yankee de l'Allemagne, puisque deux legs ont été faits à Berlin pour les bibliotlièques libres, l'un de 600.000 marks, et l'autre (legs Léo) d'un million.
Mais plus particulièrement nous devons signaler la fondation d'une société d'un caractère nouveau et bien original. La IkaUche Dichier-GedûchtnisS'Stiftung achète des livres pour les distribuer à bas prix et édite elle-même des œuvres ^lu'eDe donne aux bibliothèques. L'édition à bas prix, n'est-ce pu la meilleure des bibliothèques ?
Nous n'avons pas critiqué les subventions officielles dont le plus clair effet est de hausser le prix des livres, pour manquer de ^aler cette nouvelle institution, celte nouvelle voie ouverte i la propagande et à la générosité.
Les grands auteurs à bon marché. . .
. Au moment où les pouvoirs littéraires et publics s'assemblent pour conjurer le péril que courent nos auteurs devant "^Izac, Musset et Chateaubriand que la France est enfin admise ^ lire, il est bon de signaler que d'autres peuples s'assemblent, non pour accroître les rentes d'héritiers hypothétiques, *^^ais pour réduire encore le prix même du papier et de l'imt^iression, afin que toute l'Allemagne puisse lire ses poètes ! Nous aussi nous avons des poètes qu'on devrait lire...
Mais nous avons seulement voulu indiquer qu'on aurait tort
^6 chercher dans le pays où l'érudition et la librairie sont à
^«ur plus haut point de développement des raisons de ne pas
^ir. Si les bibliothèques populaires n'ont pas l'éclat qu'elles
tint en Angleterre, c'est que le bon marché et la bonne qualité
des livres courants, l'abondance de magnifiques bibliothèques,
enfin l'existence d'innombrables sociétés parliculièresy de petits groupes achetant en commun des livres, se les prêtant à dix ou douze, chacun à son tour choisissant et chacun à son tour ayant droit d'en garder un, — numérotez-vous I la facilité à s'associer, la ponctualité à remplir les petits devoirs des lig'ues de ce genre, et bien d'autres raisons n'ont pas rendu les bibliothèques libres aussi urgentes qu'elles le sont dans les villes neuves que l'Amérique sème dans ses déserts. Mais le vieil Empire tout pimpant neuf s'est mis à l'œuvre.