‹ Bibliothèque, essai sur le développement des bibliothèques publiques et de la librairie dans lesChapitre 19 sur 118 · O.0OO · texte numérisé non relu

O.0OO

▲CCROI&SEMinTS

annuels

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toujours les périodiques. Les Petites Affiches donnent 24 vol. par an. Les Affiches parisiennes g-randisscnt d'un mètre par an, mais les Brevets d Invention de six. L'ensemble de la section ScIE^XBS et Arts( V) chasse àe plus de 5o mètres par an. Encore ne faut-il pas croire que tout soit mis bout à bout. La collection des Livrets-Chaix occupe à elle seule une chambrette daDs un recoin détourné des vieilles constructions. On y empile sur 4 rangs ces horaires des trains que prirent nos g'rand' mères. £t les volumes se font de plus en plus idcros. Dans ces i^ons commencent les silences épais. Le public demande rarement Theure des trains qui sont partis.

Almanachs, catalogues du Louvre, du Bon Marché, pros-

P^us, tarifs et séries tiennent des chambres et des chambres,

^ tous les recoins des murs de la vieille bâtisse. Ici Ton se

P^i^ assez facilement. Une fois, un bibliothécaire, dit-on, s'v

^ra. Les portes de fer se fermèrent sur lui. La nuit tomba.

^ appelait fau secours d'une voix suraiguô, aic^relettc. Los

'OQdes de nuit qui circulent dans ces parages crurent à une

^PParition, la fée de livres, une a Belle aux livres dormant »,

"®pt la voix de révc les appelait. Mais ils ne délivrèrent

9^ Un érudit un peu distrait, attardé dans ce monde où la

^*Hine ne promet plus que pour hier, annonce des nouveau-

^^ti'on ne trouve plus d'occasion, afHche les expositions, f êtes,

^P^ctacles, qui sont finis, où les Nostradamus prédisent le

temps qu'il fit, et où la poussière met d'accord et fait taire les conseils généraux, municipaux, les Syndicats ouvriers patronaux, et les rapports préfectoraux.

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