LA BIBLIOTHÈQUE CARNEGIE A EDIMBOURG
Paysages, pour changer. -- Désert et brouillard. VVliijiky... L'Ecosse. — Edimbours: et M. Carnes^ie. — Statistiques des salles et des succursales. — Une ville qui avait un million de livres. . . Combien elle manquait d'une bibliothèque.
Les g'ieens, les moors, les hills coupés de lacs aux eaux noires étendent dans la brume ces solitudes étranges qui furent jadis l'Ecosse. Parfois un coach ou un automobile, bondé de touristes maigres^ coupe le désert... comme s*il passait dans le ciel un vol ang'uleux de ci|i;i;^ognes, bêtes aux longues pattes et aux yeux qui ne voient rien. Ainsi qu'un drap sur le corps délabré d*un mourant, une brume douce et blanche cache cetle terre décharnée.
Terre esclave. Désert, mais désert en prison. Il y a des murs autour de ces landes incultes, comme des chaînes sur un malheureux. Des compagnies vous vendent ici du pittoresque. On visite la prison, en payant, certains jours. De loin en loin, dans l'espace inculte, un hôtel chic, en uniforme, monte la garde. Il faut vous adresser k ce geôlier pour avancer. Les admirables bateaux de M. David Mac Brayne amènent les convois de touristes dociles, qu'ils passent aux coaches, qui les passent aux cicérones. Il faut ne pas s'écarter, obéir au sifflet. On obéit.
Gela dure trois mois. Le reste du temps, le pays est vide. Terre de chasse, réservée aux chasses, où l'elfort de tout un peuple, et des mines, des marines et Tentassement de richesses aboutit à reconstituer à grands frais une ruine telle, que des Grands Civilisés puissent y mener un semblant de vie sauvage. Suprême joie : tuer des animaux.
Alors Ton songe aux terres ravagées par la guerre, aux (( camps de concentration » si tristement célèbres. Où sont-ils,
— ai —
tous les clans qui, de ces vallées désonnais vides, envoyaient tant de héros défendre de sots princes I La g^ueire en a tant tué ? Non. Le fer n'extermine pas si bien, le fer qui frappe du moins, — celui qu'on fabrique, peut-être.
La paix seule est capable de telles atrocités, la paix seule dévaste une terre avec système, rong'c Tos et ne laisse rien. Là-bas, je les ais vus, rang-és le long de la Clyde, usines et chantiers, dans une fumée d'enfer, les nouveaux camps de coDcentralion de l'Ecosse domptée.
Brouillard jaune de Glasgow, brouillard blanc d'Edimbourg, palais de luxe monstrueux, tartanes effilochées où les mères s'enveloppent toutes, corps, tôte et enfant, jamais vous ne serrerez et envelopperez assez l'eflfroyable misère I
Edimbourg, l'Athènes du Royaume-Uni...
La ville, la vraie ville, dresse sur deux collines ses écoles, SCS musées, ses boutiques, ses temples, son château et cette splendeur rose qu'on nomme l'hôpital.
Seulement, il y a un creux entre les deux collines, un long ravin profond. Des ponts sont jetés dessus. On ne peut voir ce qui coule au fond qu'en se penchant. Mais pourquoi se pencherait-on? Les boulevards qui unissent ces deux tronçons de ville n'interrompent pas l'alignement de leurs façades.
Ce qui coule au fond de cet égout, c'est une rue pauvre. Humanité piteuse... Est-ce bien môme de l'homme et de la femme, ces haillons ivres ? Le samedi soir, vers huit heures, tout cela danse pieds nus dans la boue froide. A neuf heures, cela se bat. A dix, les policemen ramassent. Les bars ferment. Et pour la semaine tout dort ou pourrit, on ne sait, jusqu'à cet autre soir oiï une goutte d'alcool, tombant sur cette vase, viendra faire mousser quelques bulles du fond, rires et rages, et la soif, la grande soif qui tenaille ceux qui ne peuvent môme plus être des afTiimcs.
J'ai erré dans cette ville. Le brouillard était dense. Une silhouette qui était celle du Parthénon flottait en l'air en face de murs de châteaux forts ; une sorte de Mont Saint-Michel ou de burg Rhénan dressait ses pointes moyenâgeuses, des flèches de cathédrales dansaient dans une vapeur avec des obélisques, des cheminées d'usines, des halls de gares, des colonnades de temples romains. Là, j'ai gravi les sept étages d'une maison, et j'arrivais au pied de huit autres étages sur une
cour biscornue, grouillante, où du linge séchait comme dans les rues de Naples. Et c'était autour de moi, 6 faces de misère ! le délabrement de la Sicile ou de la Calabre, mais le brouillard était dense et ces guenilles avaient froid. Des cours, des escaliers qui descendent à d'autres cours... Voici enfin le fond du cloaque, la rue basse. Là-haut, au-dessus de nous, sur un pont, le boulevard passe, et quant au ciel dont parlent les affiches pieuses, sur le mur, on dit qu'il est encore plus haut que le boulevard au-dessus du pont, plus haut que les églises et les châteaux dont les pignons se voient lorsqu'il fait clair, qu'il estbaut, haut, si haut...
— Whisky 1 mendie une petite fille près de moi.
Un piano mécanique tape ses notes comme la grôle. Des enfants, pieds nus, dansent.
— Whisky! demande la mère.
Tout danse donc ici, l'Obélisque, le Parthénon, Notre-Dame, et les pauvres ! Un vieillard, tête noble, et redingote noble, et chapeau haut de forme noble, danse, et il pleut sur lui. Un ouvrier, bras de chemise et chapeau melon, moins noble, mais non moins ivre, le soutient, non moins grave. Sérieux, Tuu roule par terre. Digne, l'autre titube seulement. Mais deux furies à cheveux jaunes se sont empoignées, gigotent sur le pavé, étalent leur chair nue, car chemise, jupe et tartan font un tel amalgame trempé, pourri ensemble etcollé l'un à l'autre depuis des jours et des jours, que si l'on arrache, tout vient ensemble par lambeaux.
— Whisky I demande un vieillard majestueux.
— Whisky ! demande une gamine, qui s'arrête de danser.
— Whisky! demande une jeune fille qui offre le contenu de ses loques, on ne sait quelle carcasse d'où pendent des seins, d'où sort une tête de morte où rôvent des yeux bleus.
« Et je me suis demandé, dit M. Carnegie, quel était le plus beau cadeau que Ton puisse faire à un peuple. Et ayant bien réfléchi, j'ai pensé que c'étaient des livres. »
La bibliothèque Carnegie se dresse sur un de ces boulevards, à l'angle précisément d'un de ces ponts jetés sur ce cloaque de misère. Somptueuse, elle nie la misère auprès d'elle. Si la misère veut entrer, elle sera chez elle. Voici des tables propres.
▼oid de la lumière, et de la tiédeur, Thiver. On ferme à dix heures, quand les hars ferment aussi, pas avant.
Tandis que le cauchemar hurle dans la chambre voisine, ici rè^ne le silence d'une douce convalescence. On guérit le malade en contant des histoires. Il j a surtout un vieux qui les raconte très bien. C'est un de ces vieux qui se souviennent de si loin, qu'ils se souviennent môme de ce qu'ils n'ont jamais vu. Ailleurs on ne l'écoute plus, ici tous se pressent près de lui. Saint Pierre ouvre le Paradis, Walter Scott ouvre la Patrie.. ► Et tous viennent entendre la parole du grand saint : il parle des jours de l'enfance, de la libre Ecosse, de l'héroïque Ecosse, de l'Ecosse d'avant le temps où tombèrent les deux grande fléaux de Dieu. .
Les Anglais ? Non ! pas eux... Deux fléaux!
La Religion. L'Industrie.
La religion puritaine, qui a d'abord volé toute joie. L'industrie qui fait pire que voler la joie I elle en donne une : l'atroce joie de l'alcool qui hurle, là, à côté.
On ne pouvait pas guérir de leur soif ces malheureux; on ne pouvait pas iiltrcr toute l'eau de ce marais. Il fallait bien faire un pont — pour que l'on passe par-dessus sans tomber avec eux.
C'est un vieil Exx>ssais que M. Carnegie. Riche, fortune d'Amérique, un des rois de ce monde, une des puissances exceptionnelles de la terre, peut-être il ne sait pas bien quelle œuvre immense d'égalité il accomplit. Cependant le plus pauvre trouve ici de quoi penser, de quoi apprendre. A Téglise, le pauvre avaitle môme Dieu et la même haute voûte noire que les riches, il a ici la même lumière et les mt'^mes livres. Qu'il s'asseye, qu'il exprime seulement un désir. Quelle fée ou quelle réalité néalisera un souhait aussi vite? Il y a L^ tous les rcves et tout le savoir qu'on veut. Jusqu'à l'heure de dormir, vous pouvez être un riche.
Seulement on croira qu'il n'y a là que des mots avec le petit semblant de vrai que donne une comédie. Les histoires du vieux Scott sont ce qu'on lit le plus, n'est-ce pas? Si c'est la seule façon de revivre d'un peuple vaincu, le mot <ic rêve y> est trop juste; tu rêves, c'est que tu dors.
Erreur. Il n'y a pas que Scott qu'on lise ici. Lorsque nous étioQs enfants, nous lisions Jules Verne. Mats il n'y avait pas
à la fin des volumes, les heures, le prix, et le moyen de réaliser le voyage, — oui, le voyage en Afrique et parfois dans la lunel
Dans la Bibliothèque « libre et publique »,'il n*y a pas que le roman, il y a l'heure et le prix du voyage, et le port où Ton s'embarque.
Voici les livres qui parlent d'un monde meilleur, là-haut et futur, peut-être ! mais voici ceux qui parlent d'un monde meilleur et ailleurs, où on peut aller — ici-bas. Et puis, il est encore un autre monde possible, qui vous donne à rêver et à réaliser, le monde d'une société meilleure... Voici des livres I 11 ya la section Théologie^ la section Géographie et Voyages, la section Histoire^ la section Sociologie,
Nous avons cela en France, eh ! oui. L'histoire surtout, le passé.
Mais sur les tables, là, on ne demande même pas, cela vient à vous, voici des annonces, des horaires, des tarifs, des plans et des prospectus. Vous avez aussi les guides les plus récents, des manuels techniques, les renseignements les plus divers sur le monde entier, le monde d'aujourd'hui, pas celui d'hier ni de demain, d'aujourd'hui.
Et les outils... Voici où vous en procurer.
Deux étages élevés dominent la rue haute; un sous-sol domine la rue basse. Le tout est confortable, sans grand luxe, mais avec toute la netteté du goût anglais. Escaliers bitumés, murs recouverts de faïence; le sol recouvert de linoléum épais, qui étouffe le bruit des pas. Et tout se lave, le bois des meubles est lisse ; la poussière glisse sur l'acajou poli aux arêtes arrondies.
A l'entrée, personne. Au fronton est écrit : libre et public. Votre parapluie même peut entrer avec vous. Mais l'Ecosse ne connaît guère le parapluie : il y pleut trop. Nul sergent de caserne ne dévisage l'intrus.
Seul, discret, le tourniquet fait de la statistique.
La grande masse des lecteurs se dirige vers l'escalier nu et lavé, descend aux périodiques.
J'y allais vers huit heures lire les Débats de la veille. Une centaine de lecteurs étaient là, en moyenne, un tiers lisant les revues et le reste les journaux. Beaucoup restent peu de temps; le tourniquet, jours moyens, compte 7.000 visiteurs; plus de 4 sur 7 descendent aux périodiques.
Quatre cents revues offrent là le dernier ouméro paru. Les ânes, près de cent, s*alignent sur les tables, chacune un sièg'e devant elle. Les autres sont à portée de la main dans des casiers. Les Françaises? Nouvelle Revue ^ Revue de Paris, des DeuX'MondeSyRevue celtique. Revue générale des sciences ^ Revue Bleue ^ Illustrationy etc., aussi bien que des revues médicales, sportives, etc.
Une quinzaine d'indicateurs de chemins de fer et bateaux les accompagnent. Nulle salle ne s'en passe. Trente-deux journaux, dont l'un, le Scotsman^ en sept exemplaires, la National'Zeitung^ Ylrish Times, etc. y sont affichés, pour ainsi dire, sur des pupitres à hauteur d'hommes; on lit debout.
La salle de prêt est au-dessus, au niveau de la rue haute. Le catalogue imprimé, dont dix exemplaires sont ouverts sur les tables^ coûte douze sous, bien relié. Il a 5oo pages et mentionne 5a.3i8 volumes. Ces volumes sont bons. A mesure qu'ils se démodent ou se salissent, on les raye, on passe les uns à la salle de références^ on détruit les autres. 3.4^^ volumes furent ainsi retirés en igo5, dont 3. 290 remplacés, ce qui coûta 5i4 livres 17 s. Le prêt au-dehors,qui atteint i.3g5 volumes pendant les journées de février, tombe à 87g au plus bas, en juin. Le total pour l'année est de 345.670.
Le service, comme on voit, est assez chargé, durant de g heures du matin à 10 heures du soir, 3og jours de Tannée; cir le dimanche reste tabou en Ecosse. Il est assuré par des demoiselles et des garçons dont les plus âgés ont pcut-êlre seize ans. Aucun diplôme d'archiviste n'est exigé. La promptitude, le soin et le sérieux de ces enfants étonnent l'étranger.
Le public d'ailleurs facilite bien la tâche. Nous n'avons nulle pari en France d'usine de prêt de cette taille ; nos municipales sont fractionnées à l'infini. On voit quel travail ce serait que de chercher dans cinquante mille volumes, dont, en moyenne, quinze mille sont dehors, ceux qui restent. Mais le public a le catalogue entre les mains, et, avant de demander an volume, toujours par son numéro, il doit s'assurer que le volume est rentré. Il j a des meubles à ce destinés, qui rappellent en grand les machines automatiques à distribution, et où des tickets de deux couleurs (Dedans et Dehors) affichent (|ue tels numéros sont sortis ou rentrés.
La salle du haut, la Référence Librarj a plus de luxe. L'es- <^ier, orné du buste de Carnegie, prend déjà des airs préten-
tieux. Cette salle est moins fréquentée, mais communiqua encore 101.896 volumes, Tan 1906; sans compter que la majorité des lecteurs a consulté les dictionnaires, encyclopédies, recueils de lois, guides et indicateurs larg'ement laissés à la disposition du public. Ouvrais^es bien différents de ceux qu'on laisse consulter à Paris. Nulle trace d archéoloq;ie, mais le Bottin^le dernier, de Paris, beau livre qui fait toujours plaisir à voir, et le Direclonj d'une trentaine de grandes villes de Fîle et du continent. Grand luxe d'indicateurs. On ne repousse nullement la réclame, au contraire. Tarifs do douanes, index statistiques, recueils de lois. Les derniers, toujours.
Le nombredes volumes était, en fin 1906, deGi.278; Tannée en avait ajouté 1.075. Le choix des livres, en haut, est entièrement différent de celui des livres du prêt. Il n'y a même pas là de section Romans, qui forme le plus clair de la demande des prêts. Le grand effort est fait pour la section des Arts utiles; il y a ici une collection de livres industriels do grand prix. Un détail montre l'esprit qui préside aux acquisitions. Après l'exposition do 188G, une somme importante ayant été allouée à la bibliothèque avec raffeclalion spéciale d'achat de livres industriels, on n'a pas tout dépensé : une somme de cent livres a été mise à part pour le renouvellement de ces ouvrages techniques qui, on le sait, on sy attend, doivent bientôt ôtre remplacés par d'autres plus au courant.
Un catalogue sur fiches est à la disposition du public. Catalogue en une seule série, auteurs et matières mêlés. Des tableaux spéciaux indiquent par quinzaine les nouvelles acquisitions. Sur d'autres, on inscrit les demandes d'achats qui restent affichées, afin que d'autres lecteurs ajoutent qu'eux aussi ils désirent ces livres-là.
Le don de Carnegie futde 5o.ooo livres (188G). La construction en coûta 3o.ooo. On avait prévu la place pour 48.000 volumes de prêt et /| 0.000 de référence. En 189 6, on ajouta la salle pour la jeunesse, avec 4-ooo volumes.
Voici la statistique 1906, à la bibliothèque centrale, de la lecture sur place, avec le nombre de livres existants :
Lecture sur pl&ce Pourcentage Par ni|^rt Nombre de livres de lecture au stock
G«*urralil(^R 10.468 36,99 a»3i
Philosophie 633 2 f>5 3,91
Religion 3.76.Î 2,77 0,71
Sociologie 4.088 6,01 1,18
Philologie i.ii3 i,8ô 1,63
Sciences natarelles 9.646 4>6a 1,73
Artsuliles 3.634 9,55 2,54
Beaux-Aris 3.5di 6,78 i.58
Littérature géoérule ia.778 18,47 '4
Histoire i3.é35 13, a5 0,87
On voit qu*il a été offert beaucoup plus de religplon, beaucoup moios de pbilosophie et d'arts utiles qu'on n'en demandait. Ainsi, en février, il j a eu 438 demandes pour les 632 volumes de pbilosophie, il est vrai qu*en juillet on n*en demandait que 64» alors que sur les sciences naturelles (289 et 894) ctThistoire (85i-i.i64), la température avait moins d'effet.
Le total des communications est de 96.9 1 1 . Moyenne de 3 1 par jour.
La bibliothèque do prêt à domicile comprend la Centrale et cinq branches. Selon les mois et les quartiers, on trouvera de notables différences. La Centrale est en plein quartier populeux et studieux, Portobello est un lieu de bains de mer. On y lit 77,76 0/0 de romans, alors que ce chiffre est ailleurs de 61 et même de 60,97 à Morning^ide. Les quartiers oumers, comme ailleurs, lisent des ouvrages de science ou de métier^ voire de philosophie; les g'ens instruits lisent des romans, se juf^ant instruits une fois pour toutes.
Le stock gfénéral est de 10 1. 000 volumes de prêt, dont S2.318 à la Centrale. L'accroissement de Tannée a été de 10.625 et les suppressions de 5.235.
Prêt total Pourcentage P«r rapport
dans les diff. branches au stock 1905 1904 1105 (Centrale)
Rdi;:ion 11 oi4 9*7^8 0.37 a 1,97 i,48
Philosophie 5.i3i 3.é6a o.iaà 1,06 4>^i
Sociologie g.8d8 7998 0.29 à i,A6 a.a8
Scif Dces el art 39.709 30.76a i.44 à 6,99 3,5i
^o^eetdrmme 11.976 9.7a3 0.06 à a, ai 4,39
FkUoB 563. 045 654.692 61.84 à 77»76 i4,o8
fi'ttt. biofT.,vojage.. 40.636 4i.ii4 a. 84 à 6,73 3,67
Uttcrature {générale. . . 39.706 34 271 a. 35 à 6,5o 3»o6
UT.poor la jeunesse... 16a. 334 1 63. 457 i9.56 à 36,93 6,35
Le prêt total, depuis l'ouverture en 1890, soit en quinze ^) atteignait io.352.ii5 volumes prêtés, et lus sur place 1.352.657.
La Bibliothèque centrale d'Edimbourg a été ouverte en juillet 1890. Nous avons les statistiques, très exactement tenues, ^ quinze années.
Voici le bilan des communications en quinze ans .
Sall< Prôt
Salle de lecture sur place i.35i.657toL