XXXIX
— «Je ne puis blâmer ton choix, reprit le sage; car les chemins fleuris de l’imagination sont grâcieux et doux. Et pourtant celui qui les parcourt sans guide, peut y égarer ses pas aventureux! Les yeux trop long-temps éblouis par les feux éclatans de la fiction, ne trouvent plus à la Vérité modeste ni lumière, ni beauté. Et qui voudrait, mon fils, se confier à la splendeur d’un météore qui doit bientôt s'éteindre , et laisser le voyageur dans une obscurité plus profonde et plus dénuée de secours que s’il n’eût jamais brillé?