FIN DE L'HYMNE À CÉRÈS
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(1) Hésiode, dans sa Théogonie, vers g13.et suivaus, exprime à peu près dans les mêmes termes sur Proserpine « arrachée à sa mère par Pluton, à qui Jupiter l’avait donnée, »
(2) L’enlèvement’ d'Ewrope, sujet d’une ‘charmante idylle de
Moschus, est décrit par ce poëte avec des détails à peu près semblables. . ,
| @ L'expression g greéque est : Fait rire. Catulle s'en est beureusement emparé dans ces vers remarquables , des Noces de Thétis et de Pelée :
| Quos propter flaminis undas Aurs parit flores tepidi fecunda Favont, Hos indiftinctis plexos tulit i ipse corollis, "Queis permalsa domus juoundo risit odore.
(4) Dans l'original , Ja fleur est appelée un jouet ; c'est ainsi
qu Anacréon nomnie la rose le passe-temps de Vénus (ode 53°); et que Catulle, déjà cité, parle de petits rameaux :
Quos Hamadryades deæ Ludiorum sibi roscido Natriünt humore.
(5) De même, au vingt-quatrième livre de l'Iliade, Thétis eu deuil se couvre d’un long manteau , noir comme la sombre nuit.
(6) Le Soleil vivifie les productions de la Terre, et. à leur tour, les productions de la Terre réjouissent les regards du Soleil, telle est la mutuelle influence que le poëte a voülu faire sentir ici. C'était une forme usitée dans les discours des anciens que de rappeler ceux à qui l’on demandait des services , ceux que soi-même on leur-
avait rendus ; Thétis en use ainsi avec Jupiter au premier livre de lTliade. La sincérité des discours et la naïveté des sentimens permettaient alors d'exprimer sans préparation ce qu'à peine on pourrait faire entendre aujourd’hui, avec beaucoup d'adresse et de détour,
(7) Juppiter hanc lenit, factumque excusat amore: Nec gener est nobis ille pudendus , ait.
Ovins, Fast. iv, 597-
(8) Rutkenf fai dbsérver que ce passage diésipe le ‘doute’ des édrhrentäteurs de Virgile à sur l'interet de deux vers famenx du ive livre de l'Énéidé
Sols ne pespetuâ mcorens earpôre: jerénta? … Nes dtilots natos, Foneris fo promis nbris.
Les uns entendaient , par les largesses de Vénus, les enfans, fruits du mariage ;. les. autres, les jauissaness même de. Vhymeñde. Ce deruigr sens, qui d’ailleéts se présentait natugéllèment, devient tout à fait fixé, par l’emprunt que le poëte latin a fait au poëte grec, de l’expression qi faisait. le sujet da débat.
.(9) Cette réflexion qui fait alfuston aux. “formes. diverses sous
lesquelles se cache Je mystère. de la sagesse “divine,.se se. retrouve en plusieurs endroits de l'Hliade et de l'Odyssée.
(io) Cest le. souhait. SOipsse à | Pausioqa sn. viu® lv. de l'Odyssée. : =
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(r1) Ulysse, déguisé » 58 présente de même aux prétendans, comme pouvant se livrer à tous les travaux wnanuels d’un bon serviteur. Dans les premiers temps. lédècañion des riches et des . grands était aussi sévère , aussi vigoureuse , que celle des pauvres et des pêtits ; les Hômmes Pafors, vivement frappés dés vicissitudes de la foïtune, se préparaient à es subir'toutes saris abaissement et sans embarres ; aussi les premiers: mots dela népanse de Callidice, sont-ils un de ces encouragemens à la résignatian, dont Jes. poëles grecs sont remplis. : e
(i2) Cette péinitüre: tharmante ‘ésf'imitéé ‘par ‘Catülle, dans le poëre des Noces de Thétis'et de Pétée(v: 128), lorsqu'il peint
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Ariane soulevent sa tunique, de peur de la mouiller sur les flots:
Tùm tremuli salis advertas procurrere in undss , Mollia nudatæ tollentem tegmine suræ.
Avant lui, -Appollonius de Rhodes, au 111° livre des Argonautiques , avait peint les femmes de Médée, suivant à pied le char de cette princésse , et relevant leurs robes jusqu’au Benôu. ” u
(5) Télémaque , de même, au xvi° livre de l'Odyssée , re le siége offert par. Ulysse, qu’il ne connaît pas.
G4) Le personnage de l’esclave També est fort remerqueble, Elle fait, en quelque sorte , l'office de bouffon pour amuser et consoler Pétranghre ; c'était un ‘des soins de la servitude ët üb' dés ehipressemens de Phospitalité : mais remarquez âvec quel art cétte figure est montrée seulernent de profil dans une poésie grave , amie de la régularité de l’ordonnance, de la beauté des formes et ,du choix des attitudes : Shakspeare traitant le mème sujet, n’aurait pas manqué de nous montrer de face cette esclave, et de mêler ses grossières plaisanteries à l’entretien des dieux et des héros.
(15) Cérès n’acceptant de Métanire qu’une boisson vulgaire au lieu du vin qui lui est offert, ressemble à ‘Ulysse déguisé refusant de Pénélope un lit moëlleux , et se contentant d’une humble couche. Ainsi les étrangers indigens faisaient preuve de délicatesse en n’abusant point de la générosité de leurs hôtes.
(16) Ovide, au 1v° livre des Fastes, v. 553, se charge d’expliquer pourquoi Cérès enveloppait ainsi de feux le jeune Démophon; c'était pour le purger de toute la souillure humaine :
Inque foco pueri corpus vivente favillâ Obruit , humanum purget ut ignis onus.
On voit, dans Apollonius de Rhodes (liv. 1v, v. 869), Thétis plongeant de même Achille dans la flamme, et le frottant d’ambrosie, pour tâcher de le rendre immortel.
(17) Les fragmens d’Orphée présentent une exclamation toute semblable , sur l’aveugle prudence des hommes, et sur leur pra= fonde ignorance de ce qui leur est bon ou mauvais.