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. Povrquor les Italiens ont-ils si peu. de romans et tant dé contes ? Je vais offrir sur ce sujet quelques conjectures ; et d’abord yoyons comment ces sortes de productians littéraires pn{ pris naissance et se son} développées par nous.
On sait que Îles romans de chevalerie, soit que l’invention première en appartienne à a France ou. à l'Espagne, furent lông-temps les seules fictions qui amusèrent le loisir et la crédulité de nos aïgux. Ils forment, en quelque façon , notre mythologie nationale ; et si les Barbares
ui fondèrent les sociétés européennes n'y eussent pas trouvé le christianisme florissant qui $'empara de leur imagination et de leurs intérêts , il n’est peut-être pas extravagant de supposer que nous compterions aujoyrd’hui parmi les objets de notre culte Charlemagne et ses douze pairs, le roi Artus et les chevaliers de la Table rpnde,, et tout le cortége des Amadis,, avec leurs fées et leurs enchanteurs.
‘Quoi qu'il en soit, les vers dans lesquels c ces romans furent primitivement écrits Jorsque la langue bégayait ses premiers sons, p@ tardèrent pas d'être inintelligibles et. remplacés par des traductions et des extraits qui depuis la fin du uinzième siècle se succédèrent sous des formes différentes. Au dix-septième , la révolution sociale opérée par Louis xiv brisa la baguette des fées, et ne laissa sub-