LES AMANS CAPTIFS
, Fauacoussr:, ville de l'Île de Cvypte, possédait aveu ‘orgueil dans ses murs vré jeunt petomne noble et belle, nommée : Ârtetmista. Un: jeune hbornmé d'une famille également Hstiigdce, appelé Faust, :en devint ämoufeut fou; at hit fit si bierl parlager sæpas#ion, due, däns l'inposstbtité où ni à étaierit de ss woir'en -Hberté Comrbe ils l'autaient voulu, Artemisia consentit, quoique après de logs combats, à se lisser enlevé? par son amant et à le suivre en pays étranget. Les mesüres prisés pouf leur. éväsiori , ils se rendirént pendant la nuüic 4 bord d'an Bâtiment vénitien qui s’en retournäit chargé de colon, de suere et autres marthandises ; Fausto s'était pourvu: de toutes les provisions né-
170 LES RÉCRÉATIONS cessaires pour un long voyage, sans parler de beaucoup d'argent.et de joyaux d’un grand prix, qu'il avait dérobés à son père, très riche négociant. On mit aussitôt à la voile, et un vent favorable les poussa rapidement jusqu'à la hauteur de Candie, où ils furent assaillis d’une violente tempête, qui, après avoir brisé leurs mâts, les força de se diriger sur le port le plus voisin. Ils étaient dans ce triste équipage, lorsqu'ils. furent -rencontrés par deux fustes appartenant à des corséires turcs qui s'emparèrent d'eux sans peine, et se partagèrent tout le butin. Dans ce partage. la, fortune cruelle sépara les deux amans. La belle Artemisia, qui dans sa fuite avait pris des habits d'homme, et dont on ne soupçonnait pas le sexe, demeura au pouvoir d’un des deux corsaires ; et Fausto, tombé au lot du second; fut destiné 4 la rame comme étant fort et vigoureux. Qu'on se figureile .désespoir de.ce couple infortuné! Le premier: eorsaire se, dirigea. sur Rhodes, .et le second sur iMessine. Ce: fut alors que . Fausto et ‘Anteinitia. sentirent toute l'horreur de leur situation Toys:deux împloraient la mort, .et faisaient retentir lek airs: de leurs plaintes. déchirantes, charte ‘Artemisia, dès son arrivée. à. Rhodes, fut vendue à un négociant milanais; dont: Ja: vaisseau Chargé de marchandises se rendait.à Gênes, et:qui.kà paya trois cents florins d’or’, croyant achétenruii jeune garçon. De Gênes il la. conduitit à Milan, où sa grâce et sa beauté ayant frappé..les yeux du duc
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Jean , Visconti, elle fut donhée- en présent. à à ce prince.
De.son côté, Fausto, la rame au bras'et. là
chaîne aux pieds, fut conduit à Valona. Là , par .
la permission divine, le corsaire fut capturé par une galiote sicilienne; les Turcs avec leur patron furent attachés à la chaîne, et tous. les esclases chrétiens mis en liberté, Fausto, peu touché de son. bonheur, tant il était poursuivi par l’image de sa chère Artemisia, prit la résolution de ne plus jamais retourner à Famagouste.. En conséquence, il dirigea ses pas vers Naples, où il s’engagea pour huit mois au service d’un cavalier de la très noble maison Caraffa; puis ayant décidé de passer en France, il traversa Rome et la Lombardie et arriva un soir à Milan à l’entrée de la nuit. Il logea à l'hôtellerie de la Tour où il fat placé dans. une chambre.avec quatre-brigands. qu'il ne connaisbaïit pas, et qui, au point du jour, furent arrêtés.par Ja justice. On le crut de leur bande, et, sans autre examen, il fut condamné à niort avec eux {12}. Le malbeuréux demanda en pleurant.qu'on:lui pérmit du moins de dire quelques mots au prince ; ce qui lui fut d'autant mieux:accordé que.les-malfaiteurs déclaraient ne le pas connaître, et. que.sa jeunesse et sä bonne mine intérassaient ‘toué.cle monde. Il fut conduit, en conséquence, devant le duc qui, après l'avoir examiné de la tête aux pieds, conçut pour lui des préventions favorables, et lui demanda comment il se faisait qu'il eût été arrêté
avec ces brigands. Les réponses du jeatie homme et les questions successives du prince ameñèrent Fawsto à dérouler tout le tissu de ses aventures. Ce récit frappa l'attention de la belle Artemisia, qui ne l'avait pas reconnu d’abord , tant le malheur et les souffrances l'avaient changé. Soudain, elle jeta ua grand cri, et, se précipitant aux pieds du dut, elle lui dit en fondant en larmes : « Seigneur, tout ce que ce jeune horaine vfent de déclèrer à Votre Añtesse est véritable, et mieux que personne je suis à portée.d'en rendre térmoïgnagé, Vous voyez en moi cette infortunée Artémisiä pour laquelle ï1 a tant souflert. » Le duc frappé d'admiration, et informé par quelques Cÿprivtes que ces jeunes Grecs étaient de très nobles familles, les fit reconduire honoraäblèment à Famagouste, où letits parens, qui depuis long-temps les pleuraient, les aécuéñilirent ét les unirent l'un à r' autre avec de vifs tansports d d'allégresse.
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La nouvelHc dé Spcrone fat écoulé avec un vif sentimont d'intérêt ; ét Ventero, preñatit à son tour la parole, déclara qu'il allait fére plaisir au comte Alespandro, attétidu que les femities étarent maltraitées duns son técit, qu'il cetninencs hs Ja manière suivante. |
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