QUATRIÈME PARTIE
VÉAARAAR ANS
FUNÉRAIELES DE BAUDOUIN.
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Tour Paris retentit bientôt d’un bruit de cloches, dont le son douloureux aurait attristé des pierres.
C'était, disait-on, pour la mort du chevalier Baudouin, l’un des douze pairs de France et fils de roi.
Puis on se mit à l’enterrer en grande pompe et avec un immense cortége funéraire.
Le grand nombre de torches éclipsait la lumière du jour; cent pages suivaient le cercueil que portaient des soldats.
Beaucoup de ducs, de comtes, et un grand nombre de chevaliers marchaient ensuite; un nombreux clergé chantait des prières.
Le cardinal d'Ostie officiait, ayant pour diacre l’archevèque .de Milan,
Et l’évêque d’Auch pour sous-diacre. Ils se rendirent à l'église Saint-Jean-de-Latran, où était préparé
Un riche tombeau, le plus somptueux qu'on eût encore vu.
Il était tout en pierres de jaspe, avec une maçonnerie magnifique, et surmonté d'une colonne de marbre.
Après que les funérailles de Baudouin eurent été faites avec l'appareil convenable,
On enferma dans le tombeau son épée d’or d'un grand prix, e
‘ Et son casque enrichi de pierreries nombreuses. Lui-même, revêtu d’un habit guerrier et couvert de ses armes, fut, selon l'usage, déposé dans la sépulture, où son corps demeura, dans un éternel renom, tandis que son âme s'était envolée au séjour de gloire. oi