Romania, XI
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est sensiblement plus récente. Elle ne consiste point en un simple épisode de quelques centaines de vers : ce n'est rien de moins que tout un poème d'environ 8,000 vers, le poème des Vœux du Paon composé par Jacques de Longuyon après 1342. L'œuvre de Jacques de Longuyon n'a pas été faite, à proprement parler, pour être intercalée dans le roman d'Alexandre. Elle se trouve copiée à part dans un très grand nombre de manuscrits. Mais elle se rattache exactement à l'épisode du duc Melcis. Il est conté dans cet épisode qu'Alexandre, ayant vaincu et tué le duc Melcis, s'empara de sa ville, la ville de Defîir. C'est de là que part le roman des Voeux du Paon qui commence ainsi :
Après ce qu'AIixandres et Dedefur conquis Et a force d'espée ocis le duc Melchis
Il n'est donc pas surprenant qu'il soit venu à quelques copistes ridée d'intercaler ce poème, malgré sa longueur, entre l'épisode du duc Melcis et le Voyage au paradis. C'est ce qui a eu lieu dans le ms. d'Oxford ', daté de 1338, et dans les mss. fr. 368* et 7903 de la Bibliothèque nationale. Le ms. fr. 12565, qui contient l'épisode du duc Melcis copié à part, y joint les Vœux du Paon et de plus le Restor du Paon, continuation des Vœux dont nous allons dire un mot.
Quatrième interj>olation. Le Restor du Paon. Ce poème, qui a pour auteur un certain Brisebarre, se présente