‹ Bibliothèque française du moyen âgeChapitre 108 sur 178 · Le second hémistiche est illisible dans Ars · texte numérisé non relu

Le second hémistiche est illisible dans Ars

5. Au lien d'explidt, il y a dans Ars. ce vers dont la fin n'est plus lisible : Cifenissent li vers d'Alixandre.,,, et dans Yen. : Cifenissent li livres^ Pestoire plus no dure.

6. Il est du reste infiniment probable au'il faut aussi reconnaître notre Alexandre de Paris dans ce vers d'une tirade qui, dans un

S and nombre de mss. et notamment dans celui qu'a suivi M. Michejt, est l'avant-demière du poème :

Alixandres le dit et monstre par raison : (5499)^)

Fols est qui consel croit de fol ne de félon. An premier vers l'édition porte li, mais il faut évidemment le ; teUe est d'ailleurs la leçon des mss. sur lesquels j'ai vérifié ce passage. Je ne crois pas devoir examiner la question de savoir si Alexandre de Paris est l'auteur du Silge d'Athènes (ou roman d'Athis et Porfilias). C'est une recherche qu'il convient de laisser au futur éditeur de ce poème. Mais je signalerai une singulière inadvertance commise par Gmguené dans l'article plus que léger qu'il a écrit {Histoire littéraire, XV, 119 et suiv.) sur Alexandre de Paris, c On attribue, » dit-il, c au même Alexandre de Paris un roman en vers qui avait « pour titre Roman d'Athys et de Porfilias. Il se trouvait manuscrit « dans un recueil de romans du xii* siècle de la bibliothèque de « Dufay, et l'on y lisait, après ce premier titre, rimé par Alexandre c de Bernay, surnommé de Paris. Puis il reproauit, d'après des dta-

2)6 CHAP. Vin, I ).

§ 3. — Première branche.

Il est probable qu'il 7 eut un moment où le roman d'Alexandre se composait : P de la partie en vers décasyllabiques ; 2^ de notre troisième branche, œuvre de Lambert le Tort, interpolée çà et là par Alexandre de Bernai ; 30 de notre quatrième branche. Ce qui est sfir, c'est que tel est l'état du Roman que nous offrent les deux mss. de l'Arsenal et de Venise.

La rédaction en vers décasyllabiques se termine, comme on l'a vu ', à la mort de Nicolas et à la prise de la cité de Césaire. J'ai montré dans le chapitre précédent (§§ I et 2) que la première branche du Roman en alexandrins offrait pour cette partie un remaniement très libre du texte en décasyllabes. L'auteur annonce dès le début' l'intention de « rafraîchir » l'histoire d'Alexandre.

tions de Du Gange, plusieurs vers de ce roman d'Athys, qu'il consîdèfe comme perdu, et ajoute (p. 1 26) : c ^-en existe un autre c (roman) dont l'auteur se nommait Alexandre et qui parait du même c temps. Il se trouve dans le ms. 6987... » Ginguené n'a pas vu : I* que le ms. du catalogue de Dufay [Bibliotheca Fayana:,. PariSj 172$, in-8*, n* 1890), loin d'être perdu, est maintenant celui qui porte à la Bibl. nat. le no 794 du fonds français ; 2* que VAthis et PorfiUas du catal. Dufay et le Siège d^ Athènes du ms. 6987 (maintenant fonds français n* 375) sont, sous deux titres différents, le même roman. En réalité l'auteur de ce roman se désigne par le simple nom d' « Alixandre », et les mots et de Bemay surnommé de Paris » sont une addition du rédaaeur du catalogue Dufay. — Les mss. du Siège d* Athènes ne sont pas rares. Il y en a trois à Paris, B. N. fr. 37$, 793, 794; un à Londres (Musée brit. add. 16441), un à Stockholm, n" XLVI du catalogue de G. Stephens (cf.* Arch. des Missions, IV, 266), et un à Saint-Pétersbourg, Bibl. de l'Ermitage (cf. Bibl. de P Ecole des chartes y 5* série, V, 166 ; Revue des Sociétés savantes f $• série, VI, 547),

Page 1