I. Œuvres y i6io, fol
eii général ou sur la légende d'Alexandre en particulier. Mais il ne suit pas de là que les questions qu'on peut se poser au sujet de ce romancier aient été éclaircies. La forme même de son surnom n'est pas sûre, et par suite les conclusions qu'on a fondées sur ce surnom manquent d'une base assurée. On a discuté la question de savoir si notre Jean était de Nivelle en Brabant ou de Nevele en Flandre 1. Il est certain que les probabilités sont en faveur de Nivelle qui est en pays wallon, tandis que Nevele est en pays flamand. Mais l'auteur de la Veageance pourrait bien avoir été étranger à l'une comme à l'autre de ces deux villes. Le surnom // Nevelois n'a pour lui, autant que je puis le vérifier, que l'autorité de Fauchet. Les mss. donnent trois formes : li Nevelons^, Il Vendais ^j li nouviaus hoirs^. La dernière de ces formes est évidemment fautive, mais on peut hésiter entre les deux autres. Parmi les vers rapportés par Fauchet, et qu'on a souvent réimprimés d'après lui, il en est un d'où. il résulte que Jean le Nevelois se proposait d'offrir son poème à un certain comte Henri :
Encor sera il bien du conte Henri louez.
(Bibl. nat. fr. 1^90, fol. 85 d.)