Voir I, 215, note du v
). Il est bien entendu que les numéros des chapifres sont ceux du Valerius complets, qui ont été conservés par M. Zacher dans son édition de VEpitome, J'ai donné plus haut, p. 19, lUndigitign ^es chapitres omis par Tabréviateur.
insère dans sa compilation tout le Fuerre de Cadres^. Il a eu sous les yeux un texte qui, vers la fin de la branche, 4i0iirait de tous les mss. qui nous sont parvenus, et dont il y aurait peut-être lieu de tenir compte pour déterminer exactement à quel endroit et comment se termine le Fuerre de Cadres proprement dit. Nous avons vu, en effet, plus haut (p. 1 38) que ce point est assez flottant. Quoi qu^il en soit, la dernière des tirades du Fuerre de Cadres qui se retrouve à la fois dans le Roman de toute chevalerie et dans le Roman édité par M. Michelant, est celle qui commence par le vers : Cil de Cadres en issent e rengé e serré (ms. de Cambridge fol. 6d; ms. de Paris fol. 29 c; Michelant, p. 223, v. 24^).
Suivent huit tirades que je ne retrouve dans aucun des mss. du Roman français qui contiennent le Fuerre,
1. Fol. 8â da ms. de Paris. Voici, d'après ce ms., les dix premiers vers du Fuerre :
Devant les murs de Tvr, la dedenz en la mer,
Le rei de Macédoine mt {sic) un chastel fermer ;
Mttlt fil riche e manant, s'ot entor maint piler.
La façon del chastel ne vos sai deviser.
De la porte vers terre lor velt le port veer,
Qu'a la cité ne puissent ne venir ne aler,
Ne barges ne galies n'i puissent ariver.
Li reis i comanda de sa gent a entrer;
Armes et garesons i fist asez porter ;
Sovent, de jor en altre, lui fait assahs doner. Si on compare cette leçon à celles que nous offrent les autres mss. du Fuerre (Romania, XI, 2ji, 253, 256, 261, 266, 270, 273, 275, 281, 283, 289, 302, J08, 313, 31J, 317, 318), on remarquera que la leçon e manant, au troisième vers, ne se rencontre nulle part ailleurs.
2. A ce propos, il est bon de noter que, par suite d'une erreur dans l'imposition, la page 223 de l'édition Michelant devrait être paginée 224, et réciproquement. En d'autres termes, il faut passer de la page 222 à la page 224, et de celle-ci à la page 223, puis de 223 à 22j.
288 chàp. X.
et qui néanmoins ne paraissent pas être de la iaçon do rimeur anglo-normand. Je vais donner, d'après le ms. de Paris corrigé en note à Paide du ms. de Cambridge, le vers initial des sept premières de ces tirades, et la huitième en entier.
Li rois est revenoz de la grant pasmeison *... Mut demeinent grant joie e en font grant baudour... Li rob est garis e sauvez > de sa plaie...
Alisandre einz es rengs a?eit ?eû Pinçon *... Mut out li duc grant ire quant le vit ^ morir... Li duz s'est arestu en la mestre* me...
Alisandre le sieut li maine empereor^. ..
Quant Alix. Tôt qu'il crient dnicement ^ Il escrie* en hait : c Laissez l'enchaissement ; c Joe ne voilpas destruire cil qui a moi se rent. > Donc s'en traient arere trestuit communément. Cil de la tor descendent ; a lui vont erralement, Li conestables les clefs tantost a li se ' rent ; Li rois les comande *^ Macedor e Gaulent, Dous chevalers de Grèce qu'il aime durement.
Le paîs mist en pès puis s'en va erralement ; Tuit droit vers Darie après ^* sun errement.