‹ Bibliothèque française du moyen âgeChapitre 13 sur 178 · Voy. ci-dessus p · texte numérisé non relu

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l8 CHAP. II, § 2.

raison^ semble-t-il, dans un cas que dans l'autre. Une autre hypothèse est celle de Favre, qui distingue nettement Esope du Pseudo-Callisthènes: « Lelivred'iEsopei), dit-il, « devait être une rédaction différente de celui de « Callisthène, quoiqu'il racontât à peu près les mêmes « faits... L'âge d'iflsope est aussi difficile à déterminer « que celui du faux Callisthène K » L'opinion de Favre est restée isolée : on est d'accord pour considérer le livre d'Esope traduit par Valerius comme une rédaction très ancienne de l'ouvrage grec que nous connaissons sous le nom de Pseudo-Callisthènes et dont il ne nous est parvenu dans sa langue originale que des textes remaniés et corrompus, tous anonymes, sauf deux ou trois qui portent le nom de Callisthènes.

§ 2. — L'epitome de JuHus Valerius.

Trois manuscrits, quatre si l'on veut, en comptant le fragment de Berne, c'est bien peu pour un ouvrage rempli de récits merveilleux qui devaient plaire aux esprits crédules et enfantins du moyen âge. Mais, si le texte de Valerius fut promptement négligé sous sa forme première, il a été au contraire très répandu sous une autre forme. En effet, nous voyons apparaître au ix^ siècle un abrégé de J. Valerius dont le succès est amplement constaté par le grand nombre des copies qu'on en possède. Au xiip siècle Vincent de Beauvais l'introduit par extraits dans son Miroir historial (1. IV), et c'est le même

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