Mélanges t H
l'epitome de valerius. 19
abrégé^ comme nous le verrons plus loin, qm a servi de base à la plupart des compositions du moyen âge relatives à Alexandre. Cet opuscule^ qui serait sans utilité pour l'étude du Pseudo-Callisthènes, offre donc un inté* rèt conâdérable pour les recherches que nous poursuivons.
Vepitome de Julius Valerius > n'est pas une réduction Clément proportionnée dans toutes ses parties du texte complet. Il semble que l'abréviateur ait eu hâte d'en finir, à voir les coupures se multiplier à mesure qu'on avance dans la lecture de l'ouvrage. Pour le premier livre (Ortus Alexandri)^ les suppressions ne sont pas considérables. Tout en abrégeant plus ou moins les chapitres conservés, Vepitome n'omet en totalité queleschap. 16, 27, 28, 31-35, 43-5 \ c'est-à-dire 9 sur 47. Dans le second livre (Actus Alexandri)^ les suppressions ont été exécutées dans la même proportion : sur 22 chap., il en manque 5, à savoir : 4, 10- 1 2f 18. Le troisième livre {Obitus Alexandri] est celui qui diffère le plus dans les diverses rédactions. Le ms. A, d'après lequel il est publié dans l'édition de Ch. MuIIer, intercale, à l'endroit où Alexandre, dans son expédition indienne, entre en rapports avec les brahmanes, dix chapitres (7-16), empruntés à l'ouvrage, connu
!. JulU VaUrii epitomej zum ersteninal hgg. von J. Zacher. Halle, 1867, m-8\
2. Ce serait employer beaucoup de place pour un faible résultat que d'indiquer le contenu de chacun des chapitres supprimés. On en trouvera le résumé dans les sommaires que M. Ch. MûUer et M. Zacher {Pseud(hCalL p. 1 1 1-176) ont donnés, chacun de son c6té, des Pseudo-Calltsthénes selon les différentes recensions.
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d'ailleurs, d'un certain Palladius^ qui ne se trouvent pas dans la version de Valerius, laquelle n'a pas non plus quelques autres chapitres que fournissent les uns ou les autres des ross. grecs. Il en résulte que le troisième livre de Valerius ne comprend que les chap. qui^ dans l'édition de Ch. Mùller, portent les n°' i-6, 17-28, 30, 31, 34, 35. Entre ces chap. Vepitome supprime les n^* I, 5, 6, 24, 26, 29, 34, abrégeant et modifiant de plus en plus les parties conservées.
Parmi les mss. de Vepitome^ il en est un qui présente des particularités uniques, ce me semble, et par conséquent dignes d'attirer l'attention. C'est le ms. 82 de Corpus Christi Coll.^ à Oxford, dont M. Zacher a connu l'existence par le catalogue de M. Coxe. En ayant trouvé à Leyde une copie qui ne s'étend pas au
I. naXXad(ou itepl tôv ttjç 'IvSCaç iôvôv xa\ tôv BpaxM-avwv. Palladius, de gentibus Indue et Bragmanibus. — S. ambrosius, de Moribus» Brachmanorum. — Anonymus, de Bragmanibus, Quorum priorem et postremum nunc primum in lucem protulit ex BÏbliotheca regia Ed. Biss^us. Londini, mdclxv ; in-4'. — Voici, pour plus de précision, les premiers mots des opuscules latins compris dans ce volume, IMdentité n'en étant pas suffisamment établie par le titre général qu'on vient de lire. A la suite du texte grec, vient, p. 57, la traduction libre de ce texte attribuée à saint Ambroise ; incipit : c Desiderium mentis tuae, Palladi... > (Cette traduction, qui avait déjà été imprimée dans les œuvres de saint Ambroise, voy. par ex. édit. Migne. IV, 113 1-46, a été en dernier lieu reproduite dans le Pseudo-CalUsthenes de Ch. Mùller, p. 102 ss.) P. 8(. Lettres d'Alexandre et de Dindimus (sur lesquelles voir ciaprès, § 4) : I, « Saepius ad aures meas... > H (p. 87), ce Desiderantem, Alexander, te scire... » III (p. 97), c Si hxc ita sunt ut asseris... » IV (p. 98), « Nos, inquit Dindimus... > V (p. 99)) < Tu nunc ideo te dicis beatum... s — Les blancs laissés dans la der> nière de ces lettres montrent qu'elle a été imprimée d'après un exemplaire fort défectueux.