‹ Bibliothèque française du moyen âgeChapitre 136 sur 178 · Ci-dessus p · texte numérisé non relu

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4. Il y a deux numéros, parce qu'il y a deux opuscules dans le même volume.

(•f- 1 521), et porte sa signature au dernier femilet et, ses armes à la première page du texte '.lia sans doute été exécuté pour ce prince, qui s'était formé une riche librairie dont les débris sont maintenant dispersés entre diverses collections. Plus tard il a fait partie de la bibliothèque de Marguerite d'Autriche, femme de Philibert de Savoie 2. C'est un petit volume (27 cent, sur 8) contenant 90 feuillets à 22 lignes par page. Il renferme uniquement la traduction de VEpitome de Valerius et celle de la Lettre à Aristoie.

Le manuscrit commence par la rubrique ci-après, à la fin de laquelle le traducteur anonyme manifeste une juste défiance à l'endroit des récits qu'il a mis en français.

Cy commence la table des rubrices d'un chascun chappitre de ce présent volume intitulé l'ystoire dufortroy ALEXANDRE, lequcl volume est partis en deux. La première

1. Fol. 10 du ms. — Plusieurs de ses manuscrits sont arrivés dès une époque ancienne à la Bibliothèque royale de Belgique : voy. Marchai, Catal. de la Bibl. roy. des ducs de Bourgogne, I, 104-7; cf. Bulletin du Bibliophile belge, IX (1852), 449- jo. La même bibliothèque est récemment entrée en possession d'un manuscrit portant également la signature de Charles de Croy et provenant en dernier lieu de la bibliothèque de De Coussemaker(Bibl. roy. de Belgique, B 282); c'est un exemplaire de la Lumière as lais de Pierre de Peckam (cf. Romania, VMI, 326). Il a été vendu à Paris, en 1837, un manuscrit de Chr. de Pisan ayant appartenu à Charles de Croy, voy. de Reiffenberg, dans le Bulletin de l*Acad. roy. de Belgique, XI, 2' partie, 443. — La Bibliothèque nationale possède une demi-douzaine de manuscrits qui ont la même provenance; voy. Delisle, Cabinet des mss., II, 359.

2. Il figure sur l'inventaire de Marguerite d'Autriche qu'a publié M. Michelant, voy. Bulletin de la Commission royale d^histoire de Belgique, 3* série, XII, 36.

^04 CHAP. XI, § t.

est de sa conqoeste et victoires qu'il eut en sa vie sur tous les roys et empereurs du monde, et comment il fina sa vie, et la seconde partie est son epystre, laquelle il mesmez envola a son chier maistre prince des philosophes Aristote, de toutes les aventures et mervoillez qu'il eut et vit es derraines parties d'Inde la majour, lesquelles sont moult fortes a croire.

La traduction de VEpitome commence ainsi qu'il suit, au foi. 10, après une miniature de présentation:

Nous créons par escript que les sages hommes d'Egypte furent nez des lignages aux dieux, car par leur subtil engin ilz mesurèrent la grandeur de la terre par le cours des estoilies ou il prenoient leur science, especialment par astronomie et par nigromancie, par lesquellez ilz sçavoient et faisoient toutes choses qu'ilz vouloient...

Fin (fol. 6j v«>) :

Alexandre qui estoit du lignage Jupiter escript ces lettres, a b c d e, lequel a voit esté de plus riche corage que poissance d'homme ne requiert, et ce moustra il tempre, car comme il ne fust que de .xx. ans d'eage, si commanda il qu'on Tappellast roy de toutes terres et seigneur de tout le monde. Nulle cité n'assiega qu'il ne conquist, nulles gens par bataille ne requist qu'il ne vainquist et subjugast, mais en la parfin, que nul homme ne puetpar force vaincre, par vin et par venin fut vaincus, surmontez et estains, en la fleur de sa jonesse et en la f.eur de sa plus grande fortune, cellui qui tout le monde avoit surmonté et vaincu. Orez vous ay dit de sa mort, si vous diray cy après comment il envoia par escript a son maistre Aristote une partie des aventures qu'il eut en Inde et des mervelllez qu'il y vit.

Suit immédiatement la Lettre à Aristote, qui est divisée en chapitres distingués par des rubriques :

S'cnsimt la seconde partie de ce livre qui est des merveillez d'Inde.

Alexandre roy des roys, seigneur deseure tous seigneurs, salue son très chier maistre Aristote comme cellui homme qui soit ou monde vivant que j ayme le mieulx. Mon très chier maistre, sachiez que en toutes (v^) mes paines et travaulx il m'est tousjours souvenu de vous et aussi es grans perilz de mes batailles

Elle se termine ainsi au folio 90 v"^ :

Pourquoy, très chier maistre qui estes le plus saige de tous les hommes du siècle, vous prie et requier que vueilliëz mectre par escript mes faiz en remembrance de moy, affin qu'ilz ne soient mis en oubliance, et vueilliez penser de ma mère Olympias, que Dieu vueille garder, et vous aussi, très chier maistre.

§ 2. — Traduction de VHistoria de prceliis.

Les manuscrits de cette version qui sont parvenus à ma connaissance sont au nombre de dix-sept :

AsHBURNHAM Place, Barrois 16; xv« s., ms. exécuté en

Angleterre.

Berlin, Bibl. roy., coll. Hamilton, xiv- s. > Bruxelles, Bibl. des ducs de Bourgogne, 1140; fin du

XIII» siècle ou comm. du xiv= 2.

1. C'est VAlexander istoriatus de la collection Gonzaguc, Romania, IX, J09.

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