‹ Bibliothèque française du moyen âgeChapitre 173 sur 178 · ci-dessus, p. 312, au bas · texte numérisé non relu

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2. La Prise d'Alexandrie, édition de la Société de l'Orient latin, p. 2.

^. Ed. de la Société des anciens textes français, ballades Xll, XCIIl, CCXXXIX.

4. Trois païens : Hector, Alexandre, César; trois juifs : Josué, David , Judas Macchabée ; trois chrétiens : Arthur, Charlemagne, Godcfroi de Bouillon. Sur la formation de ce groupe d'honneur, voyez un mémoire publié dans le Bulletin de ta Société des anciens textes français, 1 88 5 , pp . 4 J - 5 4.

5. Première édition à Abbeville en 1487. Voir sur les ouvrages composés sous ce titre ou sous un titre analogue une note du oâut

Î78 CHAP. XÏV.

combien les fables du Pseudo-Callisthènes et la conception formulée et répandue par Alexandre de Paris ont perdu de terrain : le récit est au fond historique et n'a plus gijère de romanesque que la forme.

Vers le même temps la traduction de Quinte-Curce, faite pour Charles le Téméraire par le Portugais Vasque de Lucène, vint substituer définitivement l'histoire à la légende. Voici en quels termes cet auteur fait le procès des divers livres d'Alexandre qui ont précédé le sien :

... Et pour ce que aucuns pourroient blasmer mon labeur comme superflu, disans que on treuveces hystoires en françois en rime ou en prose, en six ou sept manières, je respons qu'il est vray, mais corrompues, changies, fausses et plaines de evidens mensonges*.

Et plus loin, après avoir indiqué quels utiles enseignements on peut tirer de Quinte-Curce, il poursuit :

Si ne trouverez pas ici, mon très redoublé seigneur, que Alexandre ait volé en air atout quartiers de mouton, ne vagué par dessoubz mer en tonneaux de voirre, ne parlé aux arbres du soleil, ne autres fables faintes par hommes ygnorans la nature des choses, non conguoissans tout ce estre faulx et impossible, et mesmes non entendans que quant Alexandre serôit eslevé en air ou vagueroit par dessoubz mer, si ne consuivroit il point la fin de son entente, car lui eslevé en air ne verroit nés que d'une tour, obstant

des hérauts d'armes de France et d'Angleterre (Soc. des anc. textes français), pp. 127-9.

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