I. Dans' une note de la p. 19 de Topuscuie cité ci-dessus
(voy. le catalogue imprimé, III, 47), l'autre a été acquis récemment, voy. VAthônaumd\i 2 juillet 1882, p. 17, col. 3. De plus, on trouvera dans VAnzeiger f. Kunde d. Deutschen MitUlaltars^ de Mone^ 1834, col. 162-163, ""^ notice sur un manuscrit de Heidelberg qui/enferme le même poème.
P. 50. Ittr ad Paradisum, — Aux six manuscrits de \'Iter énumérés en cet endroit, il en faut ajouter un septième que j'ai trouvé récemment à la Bibliothèque de l'Université de Pavie où il porte le n» CXXX, D 22 (n® 1 53 du catalogue Aldini, 1840). C'est un manuscrit du xy« siècle, écrit visiblement en Allemagne, qui contient ; 1^ des Excerpta de gestis Alexandri magni^ commençant par • Egip- « tiorum gentem in mathematica magicaque arte fuisse va- « lentem littere tradunt. Quorum rexNectanebus... » C'est l'abrégé de VHistoria adopté par Ekkehart dont il a été question à la page précédente. 20 L'Iter, sous ce titre que je n'ai pas vu ailleurs et qui exprime aussi clairement que possible l'origine juive de ce singulier récit : < Rclatio Sac lomonis didascali Judeorum de AUxandro magnç. Igitur c Alexander multiformi et nobili predaonustus... »
Depuis que le chapitre III a été imprimé il a été publié dans la Revue des études juives des recherches sur l'origine juive de Vlier^ que j'ai eu l'occasion de citer p. 357, n. 2.
P. 193. Episode des Amazones. — J'ai eu tort de dire, p. 194, que VHistoria de praliis ne parlait pas des Amazones. Bien au contraire, VHistoria nous donne des lettres échangées entre Alexandre et Talistris, la reine des Amazones (édit. Zingerlé, ch. 82-84, version italienne, édit. Grion, pp. 1 13-1 16). Mais il est certain que là n'est pas la source de l'épisode du roman français .
396 ADDITIONS BT CORRECTIONS.
P. 236. Aux manuscrits du roman d'Athis et Porfilias cités eu note, il faut ajouter le manuscrit de Tours n^ 940 et celui du Vatican, fonds de la Reine, n» 1681.
P. 271-272. Le Parfait du paon. ^ Le ms. Bibi. nat., fr. 12 0$, n'est pas, comme je le pensais, le seul qui nous ait conservé le Parfait du paon de Jean de La Mote. Le manuscrit de la Bodieienne Douce 16$, du xiv» siècle, con tient le même ouvrage à la suite des Vaux du paon et du Restor du paon (fol. 183 et suiv.). Il manque à la fin un feuillet^ pent-ètre deux. Le dernier vers du manuscrit Douce, E Marciens la quarte ou honneurs ju florie^ se retrouve au fol. 296 ro du ms. fr. 12565 qui est complet en 297 feuillets.
P. 301-305. Traduction de la lettre d'Alexandre à Aristote. — Je n'ai cité qu'une version française de cette lettre, version faite au xv^ siècle et conservée dans un manuscrit de Bruxelles. Or à Bruxelles même j'ai trouvé depuis l'impression de ce chapitre une autre traduction de la même lettre dans lé manuscrit coté 1456 1 -14564, qui appartient au commencement du xiv*' siècle et dans lequel se trouve une chronique qui s'arrête en 1 304 >. Les caractères de la langue indiquent le nord de la France, et il est probable que cette conclusion s'applique non seulement à la copie, mais à la version même. Voici le commencement et la fin de cette version :
I . C'est le ms. d'après lequel le chanoine De Smet a publié la chroniaue qui a été connue successivement sous les titres de Chronique de Reims et de Récits d'un ménestrel de Reims. Dans la préface de son édition [Recueil dts Chroniques de Flandres^ 111, 573), M. De Smet ne donne pas Tindicatlon précise du ms. dont il s'est servi.
Comment li grans roys Alixandre envoia uneepistU a Aristote son maistre des meryeilles que il trouva en Ynde.
Je ai tous jours eu memore de ti, mes très kiers commanderes, entre doutes et batailles et periex. Car, après me mère et mes sereurs, tu es envers mi très acceptavles. Et pour chose que tu es donnés a philosophie, il me sanla que raisons estoit que je escrise a ti des cozes merveilleuses qui sont en Ynde, si comme de le situation du chiel, de diverses espèces de serpens et de gens et de sauvages bestes, par quoi, a ten engien ajoustat {sic) aucune perfection des cozes nouveles le contemplations, comment que prudence qui en ti est consummée ne requière point aide, ne te doctrine ensement qui en ten siècle et u tamps a venir est convenavle. Et nequedent, pour che que tu seûsses mes fais que tu aimes et que riens ne fust dont tu eusses ignoranche, je te vauch escrire che que j'ai veû en Ynde par les labeurs et les souverains periex de chiaus de Machedoine. Et bien sont coses dignes de memore, car les merveilles qui sont en Ynde croire ne peûsse, se veûes ne les eusse.
Fin (fol. $ c) :
... Et nous en alames a Fasiachen en grant péril et en grant doute. Et quant je fui a repos, je quémandai a Albicon le prevost de Perse qu'il fesist .ij. coulompnes massiches de fin or de .xxv. pies de lonc, esqueles il escresist mes fais et mes victores ; et les fis mètre en le fin de le terre dMnde, plus avant que les memoriaus columpnes des victores Herculet et Baset n'estoient. Il i avoit .c. signes victoriaus de fin or, mais li .ij. mïen passoient les autres, et estoient plus haut que li autre .x. pies. Et che fis je pour che que a tous jours il fiist memore de mi et boine opinions de mes vertus, de men sens et de mes oevres. Et ches choses, mes très kiers maistres Aristotes, s'il vous plaist poés vos peser.
Explicit.
P. 305, au bas de la page, le numéro du manuscrit de Bruxelles est non pas 1 140, mais 1 1040.
P. 306. Ajoutez à la liste des manuscrits de la^ersloti de VHistoria les fragments contenus dans le manuscrit de la Bodleienne, Rawlinson 1370, ff. 103-10$, du xiv« siècle. La rubrique Comment chiaus ^ui estaient ou Heu de Dayre li mandèrent le respons des lettres Comment AUxandies avoit destruite sa province^ correspond au fol. 24 du nos. Bibl. nat. fr. 1385.