‹ Bibliothèque française du moyen âgeChapitre 36 sur 178 · COMPILATION DU MS. DOUCE · texte numérisé non relu

COMPILATION DU MS. DOUCE

à» De virtute régis Philippi Macedonie, et qtiâliter teo absente ejus uxor Olimpias, accersito Nectanabo, ab eo didicit fùtura et occulta, et de Nectanabi instrumentis.

3» Quomodo Nectaaabus reginam in sompnis videre fadt se velut in divinis aroplexibus constitutam.

22. De successione regum Persarum usque ad Darium cum quo conflixit Alexander.

Le 2« livre (fol. 27-66) conduit le récit depuis le refus du tribut par Alexandre jusqu'à la mort de Darius. Il contient 64 chapitres.

Le 3e livre (fol. 66-84) va jusqu'à l'entrée d'Alexandre dans l'Inde. Il se termine par un chapitre (le 34*) sur les pierres précieuses de l'Inde, dont les sources, indiquées en marge, sont Placentius, Lapidarius, Diascorus (sic), Ysidorus, Plinius.

Le 4e livre (fol. 84-105) contient l'expédition de l'Inde avec toutes ses merveilles, et s'étend jusqu'à la mort d'Alexandre. Il contient 48 chapitres.

Le 5® livre (fol. 1 5-11 2) , en 1 7 chap. , traite de l'histoire des successeurs d'Alexandre. Le dernier chapitre, tiré de Justin, a pour titre : a Miranda subversio urbis « Lisimachie per terremotum, que subversionem porten- « dit, Lisimachusque in brevi post occidit, nam occiditur « per Seuleuchum {sic), et Seuleuchus post septem « menses occiditur a Tholomeo, cujus interitus fuit solua cio belli Macedonici. »

Le compilateur du ms. Douce ne cite pas la compilation de Saint-Alban. Il a préféré citer dans son prologue les auteurs dont elle est tirée, et je ne vois pas du reste

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sous quel nom il aurait pu b citer. Il en h\t toutefois largement usage. Ainsi le dëbut, rapporté ci-dessus, p. ;4, est exactement reproduit au fol. j, et la fin (voir ci-dessus, p. 0) est la même dans les deux ouvrages.

§ 1 . — Observations préliminaires.

[es deux versions du Pseudo-Callisthènes, Vlter \ad Paradisum et quelques données empruntées [aux historiens de l'antiquité constituent le fonds de tout ce qui a été écrit en langue vulgaire pendant le moyen âge sur Alexandre. Toutefois ces éléments ont été mis en œuvre de façons bien diverses. Dans les premiers temps, au xii® siècle, alors qu'apparaissent les premiers romans (au sens étymologique du mot) d'Alexandre^ l'histoire du conquérant macédonien est^ comme celle de Charlemagne, une matière à développements poétiques, un sujet particulièrement approprié à l'expression des sentiments chevaleresques. Les poètes se plaisent à orner leur héros de toutes les vertus qui conviennent à un roi chevalier. Ils ne se contentent pas de le repré-

senter comme un grand conquérant, ils lui attribuent encore la qualité la plus prisée au moyen âge : ils en font le type du souverain à la main libérale. La largesse d'Alexandre devient, grâce à eux, proverbiale pendant tout le moyen-âge. Aussi les versions du Pseudo-Callisthènes et les textes de l'antiquité latine ne sont-ils pour eux qu'un recueil de renseignements où ils puisent à volonté, prenant les traits qui leur plaisent, rejetant ceux qui ne conviennent pas au type idéal qu'ils se sont formé.

Plus tard, au xiii« siècle et plus encore au xiv^, les sentiments chevaleresques s'affaiblissent, sans que la curiosité des choses merveilleuses se soit émoussée. Les aventures d'Alexandre plaisent non plus par leur côté épique, mais par les événements étranges ou surnaturels qui s'y rattachent, Dès lors rien de ce que contiennent les versions latines du Pseudo-Callisthènes n'est omis : des faits monstrueux qui avaient choqué les premiers romanciers, tels que l'histoire de Nectanebus, sont admis par Thomas de Kent, et vers le même temps apparaît et se reproduit rapidement à un grand nombre d'exemplaires la traduction en prose française de VHistoria de préiis.

Nous allons examiner, selon l'ordre de leur apparition, les divers romans d'Alexandre, bornant notre étude aux romans français, ou du moins ne prenant en considération les romans étrangers qu'en tant qu'ils dépendent des nôtres.

Le plus ancien des romans d'Alexandre éclos sur le sol de la France est celui d'Alberic de Besançon, dont

ALBERIC DE BESANÇON. Jl

nous ne possédons que tes 105 premiers vers. Ce fragment, dont le texte et la traduction occupent les pre^ mières pages du présent recueil^ a été écrit par une main du xii*' siècle sur deux pages restées blanches dans un ms. de Quinte Curce, conservé à la Laurentienne S à Florence. Il fut découvert en 1851 ou 1853 par un érudit allemand qui s'est fait depuis, comme poète et romancier, une brillante réputation, M. Paul Heyse, et fut par lui publié en 1856, avec quelques notes de MM. Mahn et C. Hofmann^. Depuis lors il a étépliH sieurs fois réédité et commenté 3. Le nom d'Alberic

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