‹ Bibliothèque française du moyen âgeChapitre 50 sur 178 · I. ci-dessus, p · texte numérisé non relu

I. ci-dessus, p

d'Oingt dix on lit au singulier : chosa^ escripta, letruy persona, mais au pluriel : choses, escriptes p. 59, letres, p. 37, persanes p. 40. Dans la charte précitée de Montmaur, près Gap S nous lisons terza quarta, quinîa, autruy partidy donna sancta Maria, au singulier, et does, autres, parties, au pluriel. Nous devrions donc nous attendre à rencontrer chez Alberic toîes et non totas. Tout ce que je puis dire à l'égard de cette difficulté, c'est que totas est un exemple unique, et qu'il est bien possible que le copiste, ayant totes sous les yeux, ait cru devoir écrire totas.

Le second fait que j^ai à signaler est l'emploi de la, article féminin, au cas sujet du singulier : Crollet la terra 48. Dans tout le S.-E. de la France la forme usitée à peu près exclusivement, au moins dans les temps anciens, est //. Ici, comme pour la finale en as, je rejetterai sur le copiste la responsabilité de cette forme exceptionnelle.

En somme rien de sérieux ne vient contredire l'ensemble des caractères d'après lesquels notre texte aurait été composé aux environs du Lyonnais ou du Dauphiné. Besançon, en tout cas, est absolument exclu. Si Alberic était réellement originaire de cette ville, il faut admettre qu'il n'a pas composé dans sa langue maternelle. Peut* être, comme ce dut être un cas fréquent dans l'existence vagabonde des jongleurs, avait-il quitté de bonne heure son pays. Mais il ne £aut pas oublier que le nom et le surnom de notre auteur nous ont été transmis par un

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