sic dans 792 ; par pans
2. D'après 792; dans ^ys. Q. elv. de lam. e, l'esprevier. Ce vers manque dans 789.
^ SU sevent 789; faute évidente que j'aurais dû corriger (voy. t. I, p. 117).
Tout ce commencement se retrouve en substance dans le Pseudo-Callisthènes, et il parait bien que l'auteur a utilisé en certains endroits l'une des rédactions latines de ce texte grec, VEpitome Valerii^ mais il est beaucoup plus évident encore qu'il avait sous les yeux le poème décasyllabique étudié dans le chapitre précédent.
Ce fait n'a pu être remarqué jusqu'à présent par la raison toute simple que la rédaction décasyllabique n'était pas connue. Comme il a de l'importance, j'entrerai à cet égard dans une comparaison détaillée.
Les signes qui annoncent la naissance d'Alexandre sont énumérés dans le Pseudo-Callisthènes (Val. I, 12), mais si on se reporte à la rédaction décasyllabique (cf. ci-dessus, p. 116), on n'hésitera guère à y retrouver l'origine des vers qui suivent (Mich. p. 2) :
Quar li airs en mua, c'est vérités prouvée
Et la tiere en tranla par toute la contrée.... Por çou crola la tiere en icele jornée Qu'a cela eure naisçoit la persone doutée A cul la signorie del mont seroit donnée.
Ceci n'est pas très décisif. Nous reconnaissons mieux l'influence de la rédaction décasyllabique dans le passage oh l'auteur s'indigne contre ceux qui donnent Nectanebus comme père à Alexandre. Il s'inspire clairement des sentiments que la rédaction décasyllabique (voy. Arsenal, tirade vu) a empruntés à Alberic, mais il n'est pas moins certain qu'il a eu sous les yeux un texte du Pseudo-Callisthènes, car il reconnaît que Nectanebus
Al nestre aida l'enfant, coi que nus vous en die
(Mich. 5, 6)
idée que l'auteur aurait pu emprunter aussi bien à l'Historia de l'archiprêtre Léon qu'à VEpitome de Valerius, mais nous aurons plus loin la preuve que le roman a suivi VEpitome et non VHistoria,
Peu après nous rencontrons deux tirades bien manifestement imitées de la rédaction décasyllabique :
L'enfance d'Alexandre fut moût gentius et bêle : Bel semblant fet et rit a celui ki l'apele ; Onques nel pot servir vilaine ne ancele, Ains le couvint tous dis norir une pucele, Et d'une france dame alaitier la mamele; Desi en Ocident en ala la novele^
Quant li rois Alixandres fu nés, en icel jor
Avoec lui furent né .xxx. fil de contor
Ki tous furent vassal ^ et bon conquereor ;
De la terre de Grèce estoient li plusor,
Et li autre trestuit^ gentil Macedonor.
Cil sofrirent o lui mainte ruiste dolor
En la terre escaudée u n'ot onques froidor ;
Tous jors vescuirent d'armes, tel furent lor* labor.
Par ceus et par les autres conquist il grant honor,
Car de ' tôt Orient le tinrent a signor.
(Mich. p. 6.)
1. U y a quatre vers de plus, du reste assez insignifiants, dans le ms. du Vatican (Keller, Romvart, p. 199).