JULIUS VALERIUS. II
cette hypothèse que d'ailleurs son auteur n'appuyait d'aucun semblant de preuve. Ces mss. sont au nombre de trois, conservés respectivement à la Bibliothèque nationale de Turin, à l'Ambroisienne (Milan), à la Bibliothèque nationale de Paris * .
Ms. de Tarin. Ce ms., le plus ancien des trois, n'a jamais été décrit exactement, d'où beaucoup d'incertitude sur son àge^ sur son état actuel et sur les services qu'il peut encore rendre à l'étude de J. Valerius. M. Zacher, comparant les données que nous possédons sur ce ms.3, a constaté ce qu'elles ont d'insuffisant sans parvenir à se former du ms. lui-même une juste idée.
Le ms. de Turin, maintenant coté A.II. 2, se compose de 42 feuillets qui, lorsqu'ils sont entiers, ont 0111266 de hauteur sur 0^194 de largeur. Ils étaient plus larges dans leur état primitif, mais ils ont été rognés de côté, de sorte que les premières lettres des lignes sont coupées. Ils contiennent des fragments du Code Théodosien écrits avec beaucoup de régularité, à ^9 lignes par page, en petites onciales du vi^ siècle ou de la fin du v*. Cette écriture a été grattée et les feuil-
et approuvant Popinion de Letronne, ajoutait bonnement : € Et en effet, il n'y a pas de nécessité à ce que ces rédaaions successives aient été faites par des auteurs dont on ait pris soin de conserver les noms {Notices et extraits des mss,, XIII, 2" partie, 189). Sans doute, il n'était pas nécessaire que le nom de Julius Valerius nous fât conservé, mais en fait il nous a été conservé, et, comme on va le voir, de la façon la plus assurée.
1 . Il existe en outre du même ouvrage un court fragment, consistant en un feuillet double écrit au xi' siècle. Il est conservé à la Bibliothèque de Bàle, et W. Wakemagel Ta fait connaître dans la Zeitschrift fur deatsche Philologie, I (1869), 119-22.