Pseuao-^allisthenes, p
12 GHAP. Il, § I.
lets ont été plies en deux, de façon que le ms. s'est trouvé avoir les dimensions qui se déduisent des mesures données plus haut, c'est-à-dire o'"i94 pour la hauteur et G""! 33 pour la largeur. Sur ces feuillets ainsi grattés et plies a été écrite la version du Pseudo-Callisthènes. L'écriture est une cursive assez semblable à celle qui était usitée en France dans les diplômes mérovingiens, plus petite cependant et moins serrée. Je l'attribuerais au VII® siècle ou au commencement du viii«. A. Mai l'attribue au xii^ siècle >, erreur énorme qui ne peut s'expliquer qu'en supposant que le savant bibliothécaire n'avait, au moment où il émettait cette assertion, qu'un souvenir fort confus du ms. L'orientaliste Amédée Peyron, ayant reconnu dans ce palimpseste l'existence des fragments du Code Théodosien, n'hésita pas à soumettre ces feuillets à l'emploi de réactifs qui, en faisant reparaître la première écriture, ont certainement rendu difficile et par places impossible la lecture de la seconde. Les morceaux du Code Théodosien ainsi déchiffrés furent publiés par Peyron en 1823 *. Mais, avant de procéder à l'opératipn qui devait faire revivre la première écriture, Peyron avait eu le soin d'envoyer des
1. Virgilii Maronis interprètes veteres,,, edente A. Maio, Mediolani, 181 8, p. xxxyiii. Le passage est cité par M. Zacher, Pseuào- Callisthenes, p. 35, qui du reste a pu reconnaître Terreur d'A. Mai, à Taide d'un très court fac-similé donné par Peyron dans la publication indiquée à la note ci-après.
2. Codicis Theodosiani fragmenta inedita ex codice palimpsesto bibliothecae R. Taurinensis Atnenaei in lucem protulit atque illustravit Ambdeus Pbyron, dans les Mémoires de l'Académie des sciences de Turin, t. XXVI II, classe des sciences morales, historiques et philolo> giques.
JULIUS VALBRIUS. I3
morceaux du texte de Valerius à A. Mai qui avait récemment publié une édition de cet auteur d'après le ms. incomplet de Milan >. A. Mai, au témoignage de Peyron, fit peu de cas de ce nouveau texte ; il en tira toutefois par la suite quelques suppléments à son édition, faisant usage, non de l'original, mais de la copie partielle communiquée par Peyron >. Sur quoi M. Zacher accuse formellement A. Mai d'avoir laissé détruire le ms. de Valerius sans d'abord s'en être procuré une copie). Sans rechercher jusqu'à quel point la responsabilité du savant cardinal est engagée en cette affaire, je ferai remarquer que si le ms. a souffert par l'effet des agents chimiques auxquels il a été soumis, il offre cependant encore beaucoup de pages lisibles 4, et le futur éditeur de Julius Valerius ne pourra se dispenser de le consulter.
Je l'ai consulté moi-même avec profit pour la vérification d'un point important resté jusqu'ici douteux. D'après A. Mai 5, le Julius Valerius de Turin aurait une rubrique ainsi conçue : a JuUi Valerii Alexandri VCL
1. Ouvrage cité p. 147; le passage est rapporté par M. Zacher, Ps.-Call.j p. 36,
2. SpiciUgium romanum, VIII, 513 (Romae, 1842). Voy. Zacher, Ps.'CalL, p. 37.
3. Ps.-CalL, p. 47; M. Grion dit de même, / nobilifatti diAUs^ sandro magnOj p. xxxii.
4. Il ne faut pas s'imaginer aue les réactifs, en faisant revivre Pécriture grattée^ fassent disparaître la deuxième écriture : ce serait là un résultat vraiment miraculeux. Toutes les fois que la première écriture a reparu, la deuxième est conservée, et comme elles sont absolument différentes par la forme et de plus sont tracées en deux sens différents du parchemin, elles se laissent assez bien lire Tune et l'autre. C'est là seulement ou un bain trop prolongé a recouvert les pages d'une teinte bleue trop foncée, que toute lecture est impossible, aussi Inen pour la première écriture que pour la seconde.
$. Virgilii Maronis interprètes vetereSj p. xxxviii.
14 ^ CHAP. Il, § I.
Polemi Alexandri Macedonis ortus liber primus (deinde actus liber secundus). » Ce texte est assez peu clair pour que M. Zacher ait cru pouvoir exprimer un doute sur l'exactitude de la lecture >. La leçon est pourtant à peu près conforme au ms. Seulement il 7 a deux explicit, un pour le premier livre et un pour le second^ VexplicU du troisième livre manquant avec la presque totalité de ce livre, et les deux explidt qui subsistent ne sont pas identiques. Voici la copie exacte de l'un et de l'autre :