‹ Bibliothèque française du moyen âgeChapitre 84 sur 178 · Edit. Joly, p. 309 et suiv · texte numérisé non relu

Edit. Joly, p. 309 et suiv

194 CHAP. vil, S 22.

OÙ leur terre est appelée Azoine (v. 232^1). Indépendamment des poètes, deux des historiens de l'antiquité les plus lus au moyen âge, Quinte-Curce < et Justin >, avaient conservé la mémoire de cette nation singulière. Ces deux auteurs rapportent comme un fait historique l'entrevue d'Alexandre et de Thalestris, reine des Amazones. Ils prêtent à la reine un motif tout intéressé^ qui aurait pu fournir à l'auteur du Roman la matière d'une scène agréable). Mais ce n'est pas là qu'il a puisé. Ce n'est pas non plus dans VHistoria de prddiis qui ne souffle mot des Amazones. L' Epitome n'ai que cette ligne, débris du ch. 25 du III« livre : « Dehinc Amazonas sibi tribu* « tarias fecit. 1» Il est bien difficile de supposer que tout l'épisode soit sorti de ces quelques mots. D'ailleurs l'auteur du Roman n'aurait pas inventé le fleuve « Meothe- « die » (Mich. p. 447, v. 14, et p. 452, v. 15). Je crois trouver la source cherchée dans le Valerius com* plet où les rapports d'Alexandre et des Amazones se présentent sous la forme de lettres 4 et où nous trouvons, non pas tous les éléments de l'épisode du Roman ^^ les amours de Flore et de Beauté avec deux des généraux d'Alexandre sont de l'invention du romancier — mais certains au moins de ces éléments. Je ne puis rendre compte de Meothedie^ ce fleuve qui entoure la terre d'Amazone, que par i^ne altération duflumen Ama-

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