‹ Bibliothèque française du moyen âgeChapitre 97 sur 178 · Voy. t. I, p · texte numérisé non relu

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sente un texte ancien, mais très interpolé, on pourrait en suspecter l'authenticité, mais sa présence dans les deux autres mss. ne permet guère de douter qu'il émane véritablement de Lambert. Toutefois il ne faut pas en forcer le sens. Ce vers veut dire que Lambert se proposait de traiter de l'expédition contre Babylone, qui est en effet, dans VEpiiome de Valerius, la dernière guerre du héros macédonien. Mais il y a bien autre chose à cet endroit du Roman (voy. le chapitre précédent, p. ai). Il y a le récit assez inutile d'un fourrage qui rappelle de trop près le Fuerre de Cadres. Il y a l'ascension d'Alexandre dans une sorte de caisse à laquelle sont attelés des dragons. Selon toute apparence, ces deux épisodes sont interpolés. Le voyage dans les airs et la descente au fond de la mer étaient des faits assez remar» quables pour mériter de la part de Lambert une mention dans sa tirade initiale, si réellement il avait eu l'intention de conter ces deux merveilleux exploits. -^ Pure supposition, dira-^t-on, car rien n'obligeait Lambert à donner par avance un sommaire complet de son poème. — Sans doute, mais à l'appui de cette simple supposition on peut invoquer un argument très grave. Tous les récits annoncés dans la tirade initiale, et que nous pouvons considérer comme appartenant certainement à Lambert, ont leur source soit dans VEpitome de Valerius, soit dans la Lettre à Aristote, deux textes qu'on trouve très souvent, pour ne pas dire le plus souvent, copiés à la suite l'un de l'autre dans les manuscrits'.

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