ΠΕ ΘΕ PUBLIÉ ET TRADUIT PAR
H. HYVERNAT
AVANT-PROPOS
Une recension copte de la Vie de sainte Marine nous est parvenue, quoique fort mutilée, dans deux manuscrits, ou plutôt deux fragments de manuscrits sahidiques : Clarendon Press, fragment 59, à la bibliothèque Bodléienne, à Oxford, et Fonds copte 1295, fol. 38-41, à la Bibliothèque Nationale de Paris.
Le fragment de la Clarendon Press ne comprend que deux folios, paginés 139-142. La page est divisée en deux colonnes; l'écriture ressemble à celle du n° 2 de la planche XI de notre Album de Paléographie Copte, que nous avons attribué au ΧΙ siècle (1).
Le fragment de la Bibliothèque Nationale est de quatre folios paginés 93-99. Le texte est écalement sur deux colonnes. L’éeri-
(ΠῚ Nous devons ce renseignement à M. W. A. Crum, qui a bien voulu nous fournir la copie du fragment de la Clarendon Press.
ture m'a paru un peu plus ancienne que celle de la planche XI, 2, de mon À/buin. Elle est peut-être du x° siècle.
Le texte dans les deux fragments est généralement correct et la langue en est de bonne époque. Les mots grecs eux-mêmes ne sont pas trop maltraités, en dehors des modifications qu'ils subissent régulièrement en passant en copte.
Le premier fragment contient la Vie de Marine au couvent, depuis son arrivée avec son père jusqu'à la veille des événements qui marquèrent le commencement de sa terrible épreuve. Le second commence après la réhabilitation partielle de la sainte et va jusqu'à la fin de la narration.
Ces deux fragments représentent-ils une même recension de la Vie de sainte Marine? Oui, probablement. Car dans les deux nous retrouvons certains traits qui ne se rencon rent ni dans le texte syriaque, ni dans les textes grecs ou latins : l'argent offert à l'hégumène par le père de Marine, et quelques détails se rapportant à la chute supposée de la sainte. Cependant tandis que dans le fragment de la Clarendon Press le supérieur du couvent n’est jamais appelé que l'héqumène, dans celui de Paris il est généralement nommé le vieillard, et quelquefois le vieillard héqumène, mais jamais l'hégumène. Cela indique tout au moins que nos deux fragments représentent deux variétés d'une même recension, qu'on peut appeler la recension égyptienne.
Le manuscrit d'Oxford est bien conservé et sa lecture n'offre aucune difficulté spéciale. Nous le publions, comme nous l'avons reçu de M. W. A. Crum — à l’obligeance de qui nous en devons la copie, — sans tenir compte des lignes. Les points dans notre édition correspondent aux paragraphes du manuscrit. Le manuscrit de Paris, par contre, offre deux ou trois pages qui «lemandent à être déchiffrées plutôt qu'à être lues. Il a été copié en partie par nous-même et en partie par M. l'abbé Eugène Levesque, qui ἃ bien voulu aussi se charger de reviser les épreuves sur le manuscrit lui-même. Nous publions ce texte en conservant les lignes telles qu'elles sont dans l'original, afin de faciliter la tâche à ceux qui voudront rétablir par conjecture, ou par déchiffrement sur l'original, ce que nous n'avons pas déchiffré nous-même, faute de loisir ou de talent (1).
(1) Nous avons fréquemment reproduit les plus petits détails de l'écriture du manuscrit afin d'en donner une idée exacte au lecteur; mais nous n’avons pas
Nous avons conservé, dans"notre édition du texte, la pagination copte des originaux, y ajoutant à pour indiquer la première et b pour marquer la seconde colonne. Dans la traduction francaise nous avons remplacé les chiffres coptes par les arabes.
Nous nous sommes abstenu de commenter certains passages, bien intéressants pourtant au point de vue des institutions monachiques en Égypte. Cela nous aurait entraîné trop loin, et puis mieux vaut pour cela attendre que nous ayons eu le bonheur de découvrir un texte complet de cette recension, soit en copte même, soit, ce qui est plus espérable, en traduction arabe.
la prétention de ne les avoir jamais négligés, quand ils n'avaient pas d’importance, par ex. le tréma sur l’i, la ponctuation (souvent mauvaise), et les majuscules au commencement des paragraphes.
TOIHOHE
HOATIA HAPIHA
(Clarendon Press, Fragment 59.)
AG HTEPEGEIUE ETKATACGTACIC HTIPŒOLHE ATCO HATAHOG ΧΕ ἃ TECRIUG LTOI HHOG ΔΙ ΟΠ EPpOG AGJOTELCARNE HCEF HA HOTUAH'YJCONME 06 ΜῈ CHHT THPOT AGOONE ΠΟΘΙ GTEHTOOTG GETE CHAT HG HÈOAO- KOTTIHOC H6 AGCOOTTH HUHOOT EHRTTOTUHEHOC ΧΕ API TACATH HEXI HTGI KOTI HETAOTIA HTOOT HPTXOO0C EBOA “enerFrxH GTR NEINONHACTHPION X6 HHGHTAXE BAPOG HTAH GXCOOT HEXGE HRTTOTHGHOC HA 8 OTREEIC XE HGETRU IGIHOHAGTHPIONH HCEPXPIA HXPHLA AI EBOX XGE HETPANHCON NE EPètOB HOIX HCECOHS. GPHAHOTA HRHTOT “HCOHE HAJPOCOB !JAPE HECHHT !JENRICE HUUAG HCEXC GBOX 6pO4 el Πρό ΒΒ HHETOIX HCGOGH TEJATANH. FAI ΤῈ TCTHHOIA ΠΠΕῚ LA GTOTAAB HEPE ΠΕῚ TOOT pX- “pra HHOTB Ai TAHPE. ἀλλὰ TGHXPIA Sie) THPEN HNOTXAI HHGHTTXH. HETJIPOOTY 2APOIH OTHICTOC ΠΕ AT OTPHLIXO ΠΕ AXXA KTOK GTKOGHOG X6E Οὐ OTUH- HG H2HT4 GETPXPIA LU TETCeIHE (Sie) UN HGT'YHPE ETRKOGIT ETOBE ETKHKARHT COPOT HAT KTOK “JAPOH HAHJOTK EPOH LI HEKKOTI HIHPE 2H OTPAE, HPONUE AG AGTARTG EXLI HERO AGJOTOMT HAG EYJXO LOC XE fconc uuork ‘naxoeic uelicor LITIPKAAT GHAT GTIKOC- 100 HKECOIN X6 HHEIFOCE ΤΑ χη. HeTrOTHEHOC AG HTEPEAT GHEGROXÈX LI HOTCO!M LNEGRHT E20rH ETUHTUOHAXOG AJOTELCARHE ΠΟΘΙ ETAIAKOHEI AUX 1- ΤΟΥ HTOOTG A4YEUXOQ AJ EXO unEkAaBT aqp-
εν ΤῸ ΠΕΡ ΟΡ ΤῊΉΡΑ( LIIATHGT GTIGIHA. Πὸ ΓΟ ΕἸΙΟΟ pA6 ἃ.
pra ἃ.
pniB ἃ.
CA#qG HPOUNG LH HEGKOTI HHPE LAPIHOCG EJREN 2EHRACKECIC HN 2EHTOAHTIA. AIIGTETE LILHAPIHOC KAA(OG ἐμ 0 [lat Lit HEFAAUOG ἢ nanTibanon.
AG!COHNG HOT TGICOT ΠΡΟ. LU ΠΟΘ LNGEGOHN- HIHE AGRPO!I. ἃ TRTFOTUENHOCG EI HAPOG AGOEHNEIINE HEXAG Hagq X6 HAXOGIC HEIOT FHEETE X6 NaAHCONE HRAH HG AI. FHAPARAXGEI LIHOK GIYANGEI EBOARH COHA LTIGPKA TIGKèHRAX LIAPIHOG CAHBOX LILOK LNE2007 ΠΡ ΤΟΎ GEJAIAKOHNGI EPOK. AC!JCONE HHHCA 2HKOTI [μόθον aAqEUTON 10% AGJBOK EPATG LNHOTTE. ἃ HeTrOTUENOG XI HHAPINOC 2A2TH4 AGNEAGTE UHOQ KAA(OG ΕΠ 2HHOUOC ΤΙ ΤΙ ΘΙ χοῦ. ACHUCONG HTE-= PEJPHOO UNE AAAT HPOUG GIUG GNEGUTCTHPION.
AYTAAG GèNHHOO HACKHCIC LIN 2EHTIOAHTIA 6GTOY. HTGPE HECHHT HAT GPO X6E LITE AAAT HBO pŒOT GTEQUOPT ATUOTTE EPOG XE LIAPIHOG NECIOTP. ATEG- ÆLXHUSINE σὰ Πρ *E20TH AGNAPAKAAGI HN2TFOTUE- "ος χα Ÿ'YJINE ΘΙ ΟΟΠ Li AAAT HPCONG GIUHTEI HKCOGUIROH. HTEPEGEILUE X6 AGPHOO AGŸ Δα πη λε- HCONG UHNGEGGICOT AGO HÈHTY HATAAG EGHOON Ὁ} 2GHHOO HAGKHGIG 2COCTE HTE NEGPAN EPCOGIT ἐπ τὰ 111. LIHHIGCOCG ἃ TIXAXG LITIGHPEHOC H2OB HAPXAIOHN KO Κατὰ TEJCTHHOIA AG LNUEETE HHECHHT ETHIHT EKHUE TBE “NT! HTAIAKONHIA X6 XI HUUHTH HHAPINOC HECIOTP H4POGIC ETAIAKOHIA GETAKO (1) Hornoo: uue- POG HRHTG ΚΑΤ ἃ POLHNE. ATHAPARANEI LNRTTOTUENOG A4TAAG HAT LTNOTGEIIG ETOOPOG 60007 EPE TXAXE ΟὝΣ" GEFLURAR LLHAPIHOG ΙΗ ΤΟ. HE OTH OTHEEPESHHH "ΤΕ MAPXCOH HTTOAIG 6Ρ6 LHHOHAXOC OTH2 2H HEGUA= HONG EJEIPE HULIAT HOTNGTHAHOTG LUN OTHO®
UUHTUHAIPONG...
(1) Construction apparemment défectueuse; peut-être manque-til quelque chose dans l'original.
ΨΥ bass
«πὸ M ge ον πε. ὦ “RAR Le chi à .
et δ
(Bibliothèque Nationale, Fonds copte 12915, [95 38-41.)
« ἃ, BOX. Δλλὰ OT AG HTOG. OT AG ΠΟ ρα απΟρκ λα GEI ETUHTE
Δ LHAPIHOC EP
LHITCHOOT ...q{XO ...UXEH
BON ἐμ 2000 Te)
OTAE UNE:
"6 πο OTOGIR HTE HHOHAC THPION OT AG OTBHHE o[rAle une neq [ueerle furae
ulaq) erse
nleglerwr xe alqif Huenunors HAT ee
ἀλλὰ EHEGTHT
b. nenr exu Téqouncone eu 26 Hi HEGOIX. AT CO
Téeqrpodbu
CE FAP HPOUNE ΘΕ TEI 2THOUO Hi XCOPIC
Kef eqean
BOX ΠΠΡῸ. 1 HEPKROT
[uelnr moreo [or] orae
A HEqeHon PO EXO
A TIGUHOTT
BOOK 6G20TH HApO4 AGR6G EPOU GHHKOTK êl TKAe EPpG OTCOHE ἐὰ TE GANG: π᾿ HEXAG HAG ΧῈ OT AQGCONEG HIOKR FACOH
LHAPIHOC HE XAaq Ha X6 ἃ QA à. ρι HANGETE TA
XOGIC πε΄
Xe FycoNeE ΠΠΟΟΣ
HOTTE HG
IC HGEXC TIGT
ualrorlei1o nan
πὸ OTOGIK
11 OTRUOT LI OTHOOT 8H ORALE τ-
ACG!JCOTNG AG
HTEPE TE POBEGHIA XCOK 6GBOX èl1 HGIRKOC "0 HpOC HTrCO! H pŒOuGE HI AG ΟΕ
el COCOON
KA FAKOTI HI MHPE eATIK HGAGTE HO
KAAOG 2H 00 LU TROT HHIGHEIOTE 111 HeCOB H O'IX ETBE TE OIHCOHR: — ar forwousr 1ILIOK EXU
b. na... np
Kalaaar| pl]