‹ Bibliothèque hagiographique orientaleChapitre 184 sur 195 · DOCTEUR EN PHILOSOPHIE ET LETTRES · texte numérisé non relu

DOCTEUR EN PHILOSOPHIE ET LETTRES

PARIS

PB RARES A PI CAR DN ἘΠῚ ἘΠῚ 5 82, rue Bonaparte, 82

AVANT-PROPOS

C'est au mois d'avril 1903 que j'examinai le manuscrit de Gênes renfermant le texte grec unique de la légende des Trois jumeaux. Mais je n’eus point le temps de prendre copie de ce texte: l'édition que j'en donne ici est basée sur une photographie qu'a fait exécuter pour moi le D' Dominico Dall’ Orto, de Gênes, auquel je suis heureux d'exprimer ici toute ma reconnaissance.

Le présent travail fut terminé au début de l’année 1901. J'eus l’occasion d'en entretenir les membres de la Conférence de christianisme byzantin que dirige, à l'École des Hautes Études, de Paris, M. Gabriel Millet. Au mois d'août 1904, je le remis à M. Léon Clugnet, secrétaire de la Revue de l'Orient chrélien, qui me promit de le faire paraitre, en deux articles, dans cette ÆRevue, et de le publier ensuite comme fascicule indépendant dans sa Bibliothèque hagiographique orientale.

J'ignorais à cette époque que j'avais été devancé dans la publication des Actes grecs des saints Jumeaux par M. Chrysanthe Loparev, dont l'édition avait vu le jour dès février 1904 (1). Je ne devais l'apprendre que huit mois

(1) Acta graeca sanclorum lergeminorum martyrum Speusippi Eleusippi (Sie) Meleusippi (Sie) primum a Ludovico Grasso anno 1846 inventa, deinde a Chry-

IT AVANT-PROPOS

plus tard, au retour d’une mission en Afrique. — La

premiere partie de mon étude parut pendant mon absence (1), et le comité de rédaction de la Revue de l'Orient chrélien, pour des motifs qui me sont inconnus, refuse aujourd'hui d'insérer la seconde. J'ai néanmoins pensé qu'il ne serait pas sans intérêt de faire connaitre au public ce petit travail. M. Loparev, en effet, à traité le texte du martyre avec une extrême négligence, sans même prendre le soin de le rendre lisible en y faisant les corrections nécessaires (2) et sa courte préface (p. 3-5) n'éclaire nullement la question des Trois Jumeaux. Il parle bien de deux textes nouveaux, une version séorgienne et une version arménienne de la légende. Mais ses indications à ce sujet sont fort vagues (3). D'ailleurs, d’après M. Loparev lui-même, le texte géorsien serait une traduction à peu près littérale du mar- {vre grec, el quant au texte arménien, Comme 1] mentionne Ja tradition langroise, il ne peut présenter aucun intérêt. M. Loparev parait ignorer qu'il est illusoire de dater la légende cappadocienne par l’empereur Aurélien (1), puisque le nom de cet empereur apparaît uniquement dans le faux de Warnahaire, où il a été introduit pour mettre la chronologie de ce document d'accord avec celle des autres productions du même hagiographe peu scrupuleux. On voit par ces quelques remarques qu'il n’est pas trop tard pour reprendre un sujet rebattu il est vrai, mais qui n'a pas encore été

santho Lopares anno 1902 exarala hodie divulgala. Petropoli, typis Skorochodovianis 1904. (Suppl. au t. I des Zapiski de la section classique de la Société impériale russe d'archéologie), 13 pages.

2) CE. l'appréciation de M. K. Krumbacker, Bg2. Zeitschr., XUIT (1904), p. 630:

(3) P. 4 Mucenicestvo.., greéeskoj redakeii.. sovpadaet s gruzinskoju Mineeju Vveka … Armjanskij tekst.… De pareilles références sont de peu d'utilité.

(4) On corrige parfois ce nom en Marc-Awrèle.

Marne façon satisfaisante, et l’on ne s'étonnera que M. Léon Clugnet ait bien voulu accueillir, ainsi ne été convenu tout d'abord, « See. Ἵ umeaux

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