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CIL

2) Ramsay, À historical geography, p. 364. Olba est dans lIsaurie cilicienne (Τραχεῖχ Κιλιχκία) de la région nommée Ketis, près de Séleucie.

‘0962 (Théophane, éd. de Boor, I, p. 130,1. 31 ; cf. app. crit.) οἱ peut-être "05445, car ‘0463 est à l’accusatif dans ce passage ἃ

de ce nom de ville, c'est ce que nous apprennent les actes de saint Barthélemy, qui l'appellent Οὐρῥανόπολις (AA. SS.2%5 août). Plusieurs noms de villes cappadociennes, lycaoniennes, pisi= diennes et isauriennes montrant l'alternance as ou ἃ — ada dans leur terminaison : Tymbrias, Tymbriada; Thebasa, Tibassada, et d'autre part, la terminaison ada, anda, gén. adôn était fort fréquente dans la région : "Αμδλαδα, ᾿Αμθλάδων — Οὐάσαδα, οὐασάδων — Λαύσανδα, Λαυσάδων, il devient très possible que ce même nom aux formes si changeantes, qui se retrouve dans Olba — Orba — Ourbanopolis — Ourba apparaisse également dans Ορῥάξων χώμη.

S'il en est ainsi, on peut se demander s’il n'y ἃ pas quelque rapport entre le martyre, authentique celui-là, des saints isauriens Claude, Astérius, Néon, Néonilla (ou Theonilla), qui souffrirent à Aegae en Cilicie, sous Dioclétien, et notre passion cappadocienne. On peut se demander si la coïncidence entre eux des noms est fortuite. Dans le cas où la passion isaurienne aurait servi à corser la légende cappadocienne, il faudrait placer la rédaction de celle-ci au début du 1v° siècle, plutôt qu'à la fin du rm°.

Les textes ne sont pas d'accord sur le nom de Ja divinité au culte de laquelle les Jumeaux portèrent un si rude coup. —. Ζεὺς Νεμέσιος disent certains synaxaires. Ζεὺς ᾿ μέσιος porte la légende abrégée dont nous avons à maintes reprises reconnu la valeur, Ζεὺς, dit le Ménologe de Basile. ἃ a Νεμέσεως, une fois, puis τὴν μεσαν, τῆς Euéons. L a partout Nemesis. Le P. Bollandus, qui conaissait L et les Ménées, s'étonnait déjà de ces variantes. Il remarque très justement que Δεὺς Νεμέσιος est inconnu des mythographes. On peut en dire autant de Ζεὺς Euicuc et d''Epecx. ἮΝ

CPI RTE 0, . ès Ér

Garantie à le fois par L et par un passage de G, la forme Νέμεσις est la seule légitime. La naissance des autres peut S'expliquer assez simplement ; τὴν "Eyz:52 de la page 16, 1. 11 résulte certainement d'une fausse lecture; le texte portait sans doute τὴνευμέσει, Car C’est le datif qui nécessaire à cet endroit (εἰ

τὴν Ἔμεσαν (!) ἐθίμως ἔθυσαν). Un copiste distrait aura pris pour

la désinence de l’accusatif le v initial de νεμέσει, et conséquemment écrit αν au lieu de εἰ (peut-être abrégé dans l'original).

L'existence du nom de ville "Eyesx ἃ facilité la méprise. L'auteur de la légende abrégée, se trouvant en présence de ces formes bizarres, en a tiré le meilleur parti possible en en faisant un Ζεὺς ΤΠ μέσιος. Ζεὺς ᾿Εμέσιος, ce pourrait être à la rigueur le Ζεὺς d'Émèse, le Dieu d'Élagabale. La correction ἃ pu sure sugoérée par cette phrase de la rédaction ἃ : δραμὼν εἰς Νερμέσειον, (— le temple de Némésis) qu'on a pu lire εἰς τὸν Eyésiov (sc. Δία). Νεμέσιος à son tour est une correction d Run ima- Θ᾽ πόθ par quelqu'un auquel Némésis en disait plusqu Émèse. Enfin, le Ménologe de Basile ἃ prudemment laissé de côté toute épithète.

Il ne faudrait pas croire que la Némésis dont il est question ici soit l'antique incarnation de la Jalousie des Dieux qui joue un si grand rôle dans les primitives légendes helléniques. Némésis, au déclin de la religion gréco-romaine, avait complètement perdu son ancien caractère de génie vengeur. Son culte s'était tardivement répandu dans l'Empire (1), surtout dans les provinces asiatiques, sans doute sous l'influence du fameux sanctuaire de Smyrne. La Némésis que le christianisme ἃ connue est une sorte de démon aux attributs mal définis qu'on invoquait dans les cérémonies magiques (Papyrus de Leyde : A. Dieterich, Jahrb. für class. Philol. Suppl. bd. 16 (188$), p. 807). Les chrétiens ont attaqué ce culte avec la dernière véhémence, ce qui prouve sa grande popularité. Commodien (249 après J. Chr.) instruct. 1. 16. 8. cite Némésis parmi les divinités féminines en vogue à cette époque :

feminas quoque nescio quas deas oratis Bellonam et Nemesim deas, Furinam, Caelestem.

(1) Cf. l'article de M. Rossbach dans le Roscher, Némésis, col. 141-145. Liste des villes (surtout asiatiques) qui représentent N. sur leurs monnaies, 4bid., col. 165.

Les Nemnesiaci, collège de prêtres probablement ambulants comme ceux de Cybèle, font encore l'objet d’un édit de Honorius et de Théodose (code Théod. 14. 8.3). Les noms de Nemesius, Nemesianus, ete., sont très fréquents aux n1° et 1v° siècles.

« A l’époque de la prospérité de l'Asie Mineure sous les empereurs romains, dit M. Rossbach, nous trouvons le culte de Némésis établi jusque dans les localités les plus insignifiantes et les plus reculées, « wie es scheint, als Kulte von Stadtgüttinnen ». — « C’est précisément cette signification /ocale du culte de Némésis qui aura surtout contribué à le faire résister si longtemps au christianisme. »

Enfin, lorsqu'on se rappelle qu'à Pasmasos, la statue de la déesse se dressait au milieu d'une plaine, assez loin de tout centre habité, on trouve intéressante l'épithète que porte Néimésis dans l'inscription du CL, VI 533 (1) :

NEMESI SANCTAE CAMPESTRI.

Valeur historique de la légende.

On a pu voir par ce qui précède que la passion cappadocienne est un document très intéressant. Ses renseignements géographiques sont d'une grande valeur, elle met en scène des personnages certainement historiques, Hermogène et Palmatus; elle confirme ce qu'on savait déjà du culte de Némésis à l'époque impériale. Elle a été rédigée certainement avant le milieu du 1v° siècle, et sa première rédaction date même peut-être de la fin du τ“. Mais repose-t-elle sur les actes authentiques des trois jumeaux, et ces derniers sont-ils historiques”?

C'est difficile à croire. Tout d'abord, remarquons que l’historicilé des martyrs n'est nullement établie par le fait que leurs maîtres Hermogène et Palmatus ont réellement existé. Originaires de la région même d’Andaval, ces personnages, dont le nom vivait toujours à la fin du 1v° siècle, étaient aussi

(1) Non 555 comme dit Rossbach.

SAINTS JUMEAUX ET DIEUX CAVALIERS. 6) connus du rédacteur que les empereurs romains persécuteurs qui figurent dans tant de martyres apocryphes. La mention de Dioclétien ne suffit pas à authentiquer une passion; sous la plume d'un habitant d'Andaval, les noms de Palmatus et d'Hermogène n'ont pas plus de valeur.

Or, indépendamment des contradictions déjà signalées entre le corps du document et l’appendice concernant Néon, Turbon, etc. — et qui peuvent résulter d'un raccordement maladroit, la légende qui se donne comme l'œuvre des témoins oculaires Néon et Turbon prête à bien des critiques.

Ce qui frappe surtout, c'est son caractère d'œuvre apprêtée et arrangée qui cadre si mal avec des Acta sincera. C'est cette étonnante symétrie dans l’interrogatoire des jumeaux : Speusippe, Élasippe, Mélésippe répondant toujours dans le même ordre (au moins dans la première partie du récit) à Palmatus, Hermogène, Quadratus. Ce sont ces trois songes aux détails si étranges, survenus aux trois Jumeaux dans la même nuit. C’est ce motif des chevaux revenant dans les noms des trois jumeaux, dans leur qualité de cavaliers, dans leurs rêves (je te donnerai des chevaux immortels). — Ce dernier détail ἃ même choqué le faussaire Warnahaire, qui l'a supprimé dans l'adaptation langroise, et aussi l'abbé Bougaud qui y voyait un trait « de la frivole imagination grecque ». —Ce sont ces détails de pur enjolivement, semble-t-il d’abord, comme celui qui nous montre les jumeaux gambadant autour de la vieille Néonilla en l’amenant au lieu du festin. C’est enfin le vice radical de tout le récit : cette opposition trop visible des {rois martyrs aux {rois maitres, où la vraisemblance est sacrifice à l'effet littéraire ; car comment ces trois personnages possèdent-ils en commun les trois esclaves ? Peut-être cette invraisemblance a-t-elle été, elle aussi, pour quelque chose dans le remaniement entrepris par l’auteur. Quadratus, inconnu alors que les deux autres sont historiques, a bien l’air de n'avoir été inventé que pour satisfaire le souci de symétrie qui préoccupe si évidemment l’auteur de la légende. Un fait semble au moins certain : la statue de Némésis qui ornait le praedium de Palmatus fut brisée par des chrétiens, et ceux-ci furent mis à mort. Mais les détails légendaires qui abondent dans le récit de leur martyre nous autorisent à chercher ailleurs que dans la vérité

historique la clef de certains motifs et de certains développements de cette singulière composition.

Saints jumeaux el dieux cavaliers.

Avec quelque prudence qu'on doive employer cette méthode, mise en honneur par M. Usener, qui découvre à chaque pas dans les légendes hagiographiques des vestiges de cultes païens, il est impossible de nier que l'histoire des Trois Jumeaux se prête admirablement à des tentatives de ce genre. Aussi M. J. Rendel Harris, dans son livre récent intitulé 7he Dioscuri in the Christian legends (1), n’a-t-il point manqué de reconnaitre, dans nos saints Cappadociens, une variante locale des Dioscures grecs. Un critique autorisé, M. Pio Franchi de’ Cavalieri, dans un article du Nuovo Bullettino di archeologia cristiana (1903, p. 109 suiv.), a fait des objections très sérieuses à diverses identifications du savant anglais; en particulier, il a démontré que les SS. Gervais et Protais ont peu de chance d'être une imitation de Castor et de Pollux. Quant à Speusippe et consorts, M. Franchi conçoit jusqu'à un certain point que Harris ait pu y retrouver les « equestres fratres »; mais il estime que cette proposition est loin d’être suffisamment démontrée (2). En effet, il faut avouer que le savant anglais a procédé un peu à la légère. Pour étudier nos trois saints, il ne s’est pas même donné la peine d'ouvrir les Acta Sanctorum de janvier, et s'est contenté des notices des Ménées. Comme les jumeaux ont mis fin au culte de Némésis, il conclut que Néonilla, l’aïeule et la compagne des martyrs, est tout simplement la forme chrétienne de la divinité en apparence détrônée”? Mais com-

ment expliquer que les Dioscures et Némésis soient vénérés conjointement! C'est bien simple. Némésis Rhamnusienne, d’a-

(1) London, Clay, 1903, p. 52 à 94.

(2) Ces objections sont reprises et fortifiées par le R. P. H. Delehaye, Bollan-

chste, dans les Analecta Bollandiana, 23 (1904), p. 427 et suivantes. Voyez notamrnent, p. 450.

près une légende locale de l'Attique, n'est-elle pas la mère d'Hélène”? Hélène n'est-elle pas la sœur des Dioscures? Les Dioscures n'étaient-ils pas représentés sur la base de la statue de Némésis à Rhamnoute? M. Franchi « trouve le raisonnement plus propre à abasourdir le lecteur qu’à le convaincre »; et il a bien raison. Jamais la légende de Némésis, mère d'Hélène, n’a été populaire dans le monde grec; et il faudrait s'étonner grandement de retrouver en Cappadoce l’obseure tradition rhamnusienne. M. Franchi insinue aussi que le caractère équestre des trois saints leur a été conféré tout simplement à cause de leurs noms.

C’est ce qu'il était raisonnable de croire jusqu'à présent. Mais nous savons maintenant que Speusippe et ses frères sont les saints patrons d'une région qui vivait de l'élevage des chevaux, et ceci donne une force toute nouvelle à l'hypothèse de Harris. On doit admettre a priori que les Dioscures, ou des Dieux cavaliers quelconques, étaient l'objet d’un culte dans les environs de Tyane. Speusippe, Élasippe et Mélésippe, jumeaux comme Castor et Pollux, sont d'excellents substituts pour les cavaliers paiens. Leurs noms si significatifs, Joints à leur habileté à dompter les chevaux, que reconnaît la légende, constituent une coïncidence bien remarquable, Certes, on peut objecter comme M. Franchi, qu'ils sont #rois et non deux. Harris avait déjà répondu à cette objection en citant le texte de Pausanias (1), d'où il ressort que dans le pays d’Argos, trois statuettes sur un promontoire avaient été identifiées avec les Dioscures, et le texte plus important encore de Cicéron De N. D. (HI, 53), oùilest aussi question de trois Eioscures (2). M. Franchi dit que ces textes ne prouvent point que les Dioscures étaient vénérés en Cappadoce sous la forme d'une trinité. Évidemment; mais ils prouvent tout de même que, dans la pensée des anciens, la dualité n'était pas un caractère absolument essentiel des Dioscures.

Il y a un cas où ces divinités doivent tout naturellement ap-

(1) Pausanias, III, 24-5 (à Prasiai)

(2) Διόσκουροι etiam apud Graios multis modis nominantur : primi tres qui appellantur Anactes Athenis...… Tritopatreus, Eubuleus, Dionysus; secundi...Jove tertio παι] ex Leda, Castor et Pollux, ΤΟΥ ΕΠ dicuntur a nonnullis Alco et Melampus et Tmolus..…. M. Bethe (Pauly Wissowa 2. £. IX, col. 1100, 1. 50) rappelle que les Charitines et les Heures « neben der Zweizahl auch in Dreizahl gedacht werden ».

FORTE CERN AT RE ee ECO 4 "ἧς Va re GS SAINTS JUMEAUX ET DIEUX CAVALIERS.

paraitre sous cette forme trinitaire : c'est lors de leur fusion avec un dieu cavalier unique. Les dieux cavaliers sont nom-

breux dans toute l'Asie antérieure. De même que la Thessalie

et la Thrace ont leur Héros, l’Anatolie possède une divinité aux attributs et aux noms divers, Mèn, Sozon, Sabazios qui dans les monuments se présente souvent sous la forme équestre. Or, en Thrace, nous trouvons sur un bas-relief représentant le cavalier thrace ordinaire attaquant une bête féroce, l'inscription suivante : Θεοῖς Διοσχόροις. Αὐγάζων ὑπὲρ αὐτοῦ χαὶ τῶν ἰδίων εὐχήν (1). M. Collignon, dans le Rapport de la Commission

des Écoles francaises d'Athènes et de Rome (Acad. des Inser.

et Belles-Lettres, C. R. des séances de l’année 1903, sept.-oct., Paris, 1903, p. 449 sqq.) attire l'attention sur un mémoire de M. G. Lefebvre, membre de l'École française, mémoire consacré à un temple du Fayüm. Ce temple avait été élevé par une colonie de soldats thraces, qui y adorèrent d’abord un dieu Ἥρων, lequel d'après la conjecture certaine de M. Collignon, n’est autre que le “Hews national thrace. Plus tard, à ce culte vient s'ajouter celui des Dioscures, décorés du nom de Grands Dieux invincibles et de Héros. En Asie, aussi, le culte du dieu Sozon et celui des Dioscures ont dû s’influencer réciproquement. Le type équestre des Dioscures les destinait à une assimilation facile avec les Dieux cavaliers anatoliens (1).

Les Dioscures étaient adorés un peu partout dans l'Asie Mineure. Mais le foyer principal de leur culte était dans les régions du sud. En Carie, en Lycie, en Pamphylie, en Pisidie, nombreuses sont les villes qui représentent Castor et Pollux sur leurs monnaies soit seuls, soit accompagnés de leur sœur Hélène (2). Plusieurs inscriptions sur les côtes lyciennes comme dans l'intérieur, viennent confirmer le témoignage des mon- | naies |BCH. 16 (1892) : Mogiste; ΒΟΉ. 18 (1894), p. 328 : Li myra. Heberdey τι. Kalinka, Bericht über ? Reisen, Wien, 1896, p.13 : Idebessos. BCH. 6 (1896), p.410 : Kizil-Bell entre Ba-indir et El Mali]. De là le culte des Dioscures se répandit en Galatie en Phrygie (3), en Isaurie, en Lycaonie. Bien qu'il ne soit pas

(1) Albert Dumont, /Znseriplions el monuments fiqurés de la Thrace (1877), p. 28; n° 61.

(2) ἃ. Mendel, BCH. 26 (1902), p. 223.

(3) À catalogue of the greek coins in the British Museum. Lycia-Parphyliæ

Le dire. Le Rss dé, DEL TÉLÉ Fe Ψ ε LA $

re SAINTS JUMEAUX ET DIEUX CAVALIERS. 69

attesté pour la « Tyanitis », il a évidemment dû pénétrer dans cette région, géographiquement si intimement liée à l'Isaurie- Lycaonie.

De plus, il y a beaucoup de chances pour qu'une vieille divinité indigène de la Tyanitis soit un dieu cavalier. Je veux parler de Zeus Asbamaïos, connu par Ammien Marcellin (XXII, 6,19), Philostrate, V2. Apoll. 1, 0 (copié par Pseudo-Ar. De mir. ause., 192) et Suidas. Ce dieu avait un sanctuaire dans les environs de Tyane ; près de ce temple se trouvait une source (τὸ ᾿Ασξαμαῖον ὕδωρ) qui bouillonnait par intermittences et, disait-on, dénoncçait ainsi les parjures qui avaient l'audace de s’en approcher. Aussi donnait-on parfois à Zeus Asbamaios le surnom d'Oc. Mais nul ne croira qu'Asbamaios fût uniquement le dieu de la source qui ἃ pris son nom. M. Ramsay ἃ vu que ce nom d'Asbamaios accolé comme épithète à un Dieu hellénique, devait être celui d’une antique divinité du pays. Frappé de l'importance que l'élevage des chevaux avait toujours eue dans la région (1), le même savant admettait que les prêtres d'Asbamaios présidaient à cet élevage. Il nous semble que la conjecture de M. Ramsay, Asbamaios patron de l'élevage, reçoit de l’étymologie une belle confirmation. Le premier élément du mot fait tout de suite penser à l’ancien perse aspa, cheval (sanscrit acva). Nombreux sont les com posés iraniens commençant par l'élément aspa(p.e. aspô-padhô-maysti « reich an Pferdestandorten », aspa-canah, amateur de chevaux). M. Cumont, auquel j'ai soumis cette étymologie, a bien voulu me signaler dans F. Justi, Zranisches Namenbuch (Marburg, 1895), ditférentes formes qui expliqueraient d'une manière satisfaisante le second élément mai. Mai serait le vieux perse maya, maya « Weisheit, Kunst ». On trouve Baior-maios, Amôû-maios « vollständige oder starke Kunst, Geschicklichkeit habend » (Justi, p. 501). Aspamaios signifierait donc : celui qui s'entend en chevaux, qui connait les chevaux, Μελέσιππος! Quant à Asba pour Aspa, si cette variante dans une transcription grecque pa-

Pisidia (Préface, p. Lvi. Dioscures avec Hélène : Ariassus, LVII, 40. Codrula, ΧΟΥ ΤΠ]. Termessus maior, C. 211. Sans Hélène : Adada, 172. Pednelissus, 239, CI, 234. Sagalassus, ΟΥ̓́Τ, 241. Prostanna 239. Verle, XC VII, etc.)

(1) Voyez la description par Hamilton, de la Villa Palmati. Hamilton, Travels in Asia Minor.

rait une pierre d’achoppement, nous citerons Barasb (Justi, p. 486) où la sonore ἃ de même remplacé la sourde.

Ainsi, il paraît certain qu'à l'endroit même où se développa

le culte des trois martyrs chrétiens Speusippe, Élasippe et Mélésippe, une divinité pré-hellénique au nom significatif symbolisait cet élevage et ce dressage des chevaux qui faisaient la renommée et la fortune du pays. Qu'avec la civilisation grecque, le culte des Cavaliers jumeaux se soit établi, c'est ce dont il est impossible de douter. Comme le Héros thrace dans le sanctuaire du Fayüm, l'antique divinité se sera fondue avec les nouveaux venus; les δίδυμοι seront devenus des τρίδυμοι, οἵ les textes cités plus haut sont là pour nous montrer qu'une telle conception des equestres fratres n'est point tout à fait sans exemple.

Après avoir ainsi établi que l'hypothèse de M. Rendel Harris, mal présentée par lui, n’a rien d’absurde en soi, nous allons énumérer les raisons qui nous portent à reconnaitre, dans notre légende, une transformation chrétienne du culte des Dioscures.

Quel sont les caractères principaux de ces divinités?

Les Dioscures sont jumeaux. On se les figure comme des cavaliers. Comme tels, en maints endroits, ils président aux courses de chevaux (Paus., ΠῚ, 14, 7; V, 15-5). À Hermione Castor et Pollux avaient lutté de vitesse dans l’hippodrome (Pausanias, Π, 34, 10). Ce sont aussi des dieux militaires; on les représente souvent armés.

Presque toujours, on leur associe leur sœur Hélène. Nous avons signalé le fait à propos des monnaies lyciennes et pamphyliennes. Mais c'est ici l'endroit d'y insister tout particulièrement. Le monument figuré qui peut passer pour le véritable symbole du culte des Dioscures, c’est le bas-relief connu par tant d'exemplaires, où les deux frères se font face, ayant entre eux une figure de femme hiératiquement drapée. Les plus anciens monuments de ce genre sont les bas-reliefs dioscuriques de Sparte, étudiés par Dressel et Milchhôüfer, Afh. Mitéh., 2 (1877), p. 388 sqq. M. Heuzey en ἃ trouvé un à Stobi (1) (Macédoine). Voici ceux que nous connaissons en Asie. Les Dioscures y sont toujours à cheval.

(1) L. Heuzey, Mission Archéol. de Macédoine, t.1:", 1870, p. 53758.

er

- MM. E. Petersen et F. v. Luschan (1) signalent trois bas-reliefs du même type dans la région du lac Caralitis. L'un d'eux compte cependant plus de personnages que d'habitude : 1. Enfant, 2. Dioscure, 3. Hélène, 4. Dioscure, 9. prêtresse, 6. un orant apportant des viandes pour le sacrifice (?). M. Victor Bérard (2) a trouvé à Kyzil Bell, Baindir et Elmaly (intérieur de la Lycie) «tout un pan de rocher couverts de grossiers bas-reliefs représentant deux cavaliers affrontés devant une statue de femme; nombreuses inscriptions : p.e. (εὐχὴν Διοσχούροις. Μελέαγρος Διοσχούροις. Au musée de Konia (Inv. 182) (3), on voit un relief de calcaire gris, style barbare, représentant les Dioscures à cheval; entre eux une femme debout. Inser. : Μάγας ᾿Απολλωνίου Διοσχόροις εὐχήν. — Sterrett, ΠΙ, 277 : « Fassiller. Small relief on the rock. The Dioscuri, each carrying ἃ spear, stand facing each other, each holding a horse. » Hélène manque ici par exception. À Mossyna (Phrygie), M. Ramsay (1) rencontre les Dioscures armés, ayant entre eux une divinité où il voudrait voir l'Artémis d'Éphèse. Mais comme toujours il faut y reconnaitre Hélène (5).

Les Dioscures sauvent les mortels de tous les périls, ils sont secourables surtout dans les risques de mer, mais aussi dans les maladies. Ce dernier trait parait à peine dans les renseiænements que nous a laissés l'antiquité; nous avons tout au plus l'histoire de Phormion dans Suidas, un texte relatif au culte de Dioscures à Byzance. Mais M. L. Deubner, dans son excellent mémoire sur l’Incubation (6), nous ἃ montré combien importante était aux yeux du peuple cette fonction de dieux guérisseurs. C'est même à peu près la seule que Castor et Pollux aient léguée à leurs héritiers chrétiens, les médecins « anargyres » Cosme et Damien. En tout cas, Hélène partageait avec

(1) Reisen in Lykien, Milyas und Kibyralis, ausgef, auf Veranlanssuag der üsterr. Gesellschaft für archäol. Erf. Kleinasiens, beschr. und. hgg. von. Eugen Petersen und Felix von Luschan. Wien, Carl Gerold’ssohn 1889, IT, p. 168-171.

(2) BCH. 16 (1892), p. 440 sqq.: V. Bérard, /nscriplions d'Asie Mineure, n°° 87-δδι

(3) BCH. 26 (1902), 223.

(4) JILS. IV (1883), p. 378, n° 2. — Ramsay, Cities and Bishoprics, [, p. IAA.

(5) Sur l'identification de la déesse des bas-reliefs dioscuriques, v. Deneken, De Theoxeniis, Ρ. 171-18.

(6) L. Deubner, De Incubatione, capita quatuor, p. 96-109. De Incubatione chri-

stiana.

elle passait pour experte en la connaissance des simples. Déjà,

dans l'Odyssée, nous la voyons en possession de ce talent : elle

tient de l'Égyptienne Polydamna φάρμακα prubevrz 2504 (2 230), notamment le précieux népenthès qui endort la douleur. — Re- ‘marquons aussi le rôle qu'elle joue dans les différentes léwendes relatives à l'ile de Leucé (2). Elle apparait en songe à Léonyme venu pour guérir sa blessure. Elle rend la vue à Stésichore, après la lui avoir enlevée; d’autres traditions font agir ici les Diosceures à sa place.

Enfin, le culte des Dioscures revêt le plus souvent la forme de {héoxénies, c'est-à-dire qu'un repas préparé sur une table est censé faire les délices des divinités. Après que les célestes convives ont ainsi goûté des mets sacrés, généralement les adorateurs des Jumeaux se réunissent et festoient à leur tour en un banquet public (δημοθοινίχι). La fête est commémorée par

une inscription où figurent les noms des σιτηθέντες. Au-dessus

de l'inscription un bas-relief représente la /héoxénie : les cava-

liers divins arrivent à travers les airs pour prendre leur part ᾿ς

du repas (3).

Or les différents points que nous venons d'énumérer se retrouvent dans la légende des Tergemini.

Les saints sont jumeaux; ils sont cavaliers ({ππηλάσιχ ἄχρως μεμαθηχότες), ascensores equorum incomparabiles, πωλοδαμνεῖν ἄριστα μεμαθηχότες. (Légende abrégée). Cf. Hym. Hom. XVI,

5, XXXIIL, 18 ταχέων ἐπιδήτορες ἵππων Alkm., frag. 13, πώλων.

ὠχέων δματῆρες. Leurs maitres ont grand plaisir à les voir monter à cheval. De différents passages de nos deux rédactions, on peut inférer que les trois frères participaient dans la lésende primitive, à une course de chevaux (ἀγών). Le Roi des Cieux apparaissant à Mélésippe, lui promet, ainsi qu'à ses frères « des chevaux immortels ». — Ainsi l’auteur de la lé-

gende est bien pénétré de cette qualité essentielle de cava-

liers qui distingue les trois jumeaux.

(1) S. Eitrem, Die gütbichen Zwillinge bei den Griechen, Christiania, 1902,

Paus., III, 19-11. Photii Bibl. p. 133", Bek. Hermias ad Plat. Phaedr.,

3) Dencken, De Theoxeniis.

Speusippe, Éleusippe et Mélésippe sont des saints militaires. Le « Roi » les affranchit, les enrôle dans sa milice, les revêt de chlamydes et de baudriers.

Une femme est intimement mêlée à leur histoire. Dans l'esprit de leurs fidèles, ils ne peuvent apparaître qu'en compagnie de Néonilla. Or, n'oublions pas ceci. Sur le sol de l'Asie Mineure, où nous trouvons si souvent le bas-relief d'origine spartiate avec ses deux cavaliers entourant une femme, n'est-il pas évident que l'imagination populaire devait toujours associer aux Jumeaux divins cette figure féminine? Néonilla, il est vrai, n'est pas la sœur de Speusippe. Élasippe et Mélésippe. Mais la légende grecque ne devait-elle pas subir des déformations parmi les populations imparfaitement hellénisées de l'Asie antérieure? Identifiaient-ils avec une précision absolue ce type féminin d'un singulier hiératisme qui leur était venu de Laconie? Ce qui nous frappe surtout dans ces bas-reliefs, c'est l'immobilité, la raideur de la figure centrale, qui s'oppose de façon curieuse au mouvement et à l'animation des cavaliers. N'est-il point un commentaire du monument figuré (1), ce passage de la lécende grecque où l’on nous représente les Jumeaux bondissant autour de la lente vieillesse de Néonilla :

οἱ δὲ γέοι προτρέχοντες ἤλλοντο ὡς ἄρνες, ἀλλὰ μὴν Lai τὸν τῆς πρεσδύτιδος ὄχνον ἐχδεχόμενοι, τῆς μάμμης αὐτῶν τὴν χαρὰν οἷα χελιδόνες περιεπέταντο --- Ainsi trouve sa justification un développement qui paraît tout d’abord oiseux et inutile, si l’on ne considère que la légende chrétienne. Ce qui achève de rendre l'identifi-

cation vraisemblable, c'est la qualité prètée à la compagne des Jumeaux : ἦν τὸν ἰατρικὴν μετεσχηχυῖα τέχνην, dit le texte grec : elle avait étudié la médecine. Medicinae notis instructa erat, dit L. Si donc Élasippe, Speusippe et Mélésippe ne sont point des saints guérisseurs comme Cosme et Damien, les Dioscures

chrétiens, au moins cette précieuse qualité appartient-elle à

(1) On sait que plus d’une légende hagiographique doit son origine à l’explication populaire d'un monument figuré. Dans une église de la Thrace, le bas-relief antique du Héros cavalier, devenu l'icône de saint Georges, est l’objet d'une vénération vingt fois séculaire (Alb. Dumont, op. cil., p. ?8). Un autre monument antique, représentant aussi un Dieu cavalier, est devenue l’image de «S$. Apollon » dans le couvent de Bawit (Fayüm) ef. Crum dans Zeitschrift für äg. Sprache, τ. XL (1902), p. 60-62. Je ne cite que ces exemples absolument certains, sans vouloir m'engager dans la controverse sur Horus el saint Georges.

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leur compagne. Néonilla ἃ donc hérité des φάρμαχα d'Hélène.

Quant aux {héoxénies, la légende est pleine de traits qui les rappellent. Le motif du banquet joue dans les deux récits un rôle important. Speusippe et ses frères dressent une table abondamment fournie πλουσίαν τράπεζαν. Néonilla vient s'y asseoir avec eux. C’est au milieu du festin que les jumeaux se convertissent. — Et lorsque les trois frères vont monter sur le bücher, 115. adressent à Néonilla ces étranges paroles : « Lorsque tu mangeras ton pain, et que les miettes en tomberont à terre, ramasse-les en prononçant nos noms, Speusippe, Élasippe, Mélésippe, et que chacun fasse de même afin que nous ayons part au festin éternel. » On a expliqué ce passage en citant un usage liturgique de l'Église grecque : le prêtre, à un certain moment de l'office divin, détache avec la λφγχη sacrée des parcelles de l'hostie, et commémore ensuite nominativement une série de défunts (1). Mais que dire de πᾶς ὁ τοῦτο ποιῶν, puisque dans la messe de Chrysostome l'invocation, comme la fraction du pain, appartient au prêtre seul?

N'y a-t-il point là l'indice que la mémoire des Jumeaux était surtout célébrée en des festins (2)? Dans les paroles de la légende : Souviens-toi de citer nos noms, Speusippe, Élasippe et Mélésippe, n'y a-t-il pas, déguisée sous un vêtement chrétien, une ‘formule d'invocation paienne, le rite même par lequel on invitait les Dioscures au repas sacré? On le croira d’autant plus facilement que la formule est absolument isolée dans toute la littérature des martyrs. Évidemment, ces rapprochements, pris séparément, n'ont pas tous une valeur décisive. Plusieurs détails peuvent à la rigueur s'expliquer sans qu'il soit besoin de supposer des réminiscences païennes. Mais c'est l'ensemble qui nous parait absolument concluant. Ni aueune des légendes étudiées par M. Rendel Harris, ni l'histoire même des SS. Cosme et Damien, ne présentent d'une façon aussi complète les caractères et les attributs traditionnels des

(1) Goar, Εὐχολόγιον, Paris, 1647, p. 60-61. Le prêtre enfonce ᾿᾿ἀγία λόγχη dans le pain. Καὶ αἴρων μερίδα μετὰ τῆς ἁγίας λόγχης τίθησιν ἐξ ἀριστερῶν τοῦ ἁγίου ἄρτου. Εἶτα λαδὼν τὴν τρίτην προσφοράν, il commémore le Baptiste, les Apôtres, les SS. Basile, Grégoire, etc.

(2) Rappelons-nous que le couple guerrier des saints Juventin et Maximin, à Antioche, était annuellement commémoré par une δημοθοινία (Théodoret).

SAINTS JUMEAUX ET DIEUX CAVALIERS. 75 Dioseures. Je sais qu'en l'espèce, un élément de convietion nous manque. Sur le culte de Speusippe, Élasippe, Mélésippe, nous n'avons point de renseignements indépendants de la légende (1). Aucun miracle opéré par les saints après leur mort ne nous est connu. Nous ne savons rien des Æpiphanies des Jumeaux. Pourtant trois points semblent garantis par les textes mêmes. Si, comme il n'est pas douteux, les saints apparurent plus d'une fois à leurs adorateurs, ce ne peut être que montés «sur les chevaux immortels » que Dieu ieur avait promis. Ce n'est pas en vain que Néonilla nous est signalée comme connaissant la médecine; et l’on peut affirmer que plus d’une fois elle dut accomplir des guérisons miraculeuses. Enfin, des δημοθοινίαι en l'honneur des martyrs ont dû être instituées au lieu où 115 avaient souflert.

De cette étude où nous n'avons pu éclaircir avec une entière certitude tous les points qui appelaient la discussion, nous croyons pouvoir dégager au moins les conclusions suivantes :

A l'époque de l’Empire et sans doute plus anciennement, près d’Andaval, dans la région de Tyane (Cappadoce du Sud), une population d'éleveurs de chevaux rendait un culte aux Dioscures grecs, probablement associés à une vieille divinité du pays.

Vers la fin du 11° siècle, le christianisme amena la transformation de ces-divinités en une triade de saints jumeaux et cavaliers.

Une légende relative à ces saints fut rédigée vers la même époque. Les saints, représentés comme des esclaves, furent mis en relation avec de grands propriétaires de l'endroit, dont l’un Palmatus, qui vécut sous le règne de Valérien (253 à 260), avait laissé un souvenir très vivace.

Cette légende nous est conservée, sous une forme altérée, dans le manuscrit de Gênes, Saulianus 33. C’est d’une source

(1) Il y avait à Andaval une basilique de Constantin et d'Hélène dont des ruines importantes subsistent,

τὸ © SAINTS JUMEAUX ET DIEUX CAVALIERS. D ΕΣ TUE

plus pure que cette rédaction que dérivent les légendes abrégées figurant dans les Synaxaires.

Dans la seconde moitié du 1v° siècle, Ja légende primitive fut interpolée par un rédacteur qui y introduisit des détails relatifs à saint Macaire d’Antioche. Cette interpolation néces-

sita diverses modifications, notamment la transformation des

esclaves-martyrs en hommes libres. l Traduite en latin, la rédaction interpolée se propagea en Occident. C'est d'elle que se servit le faussaire qui, dans la première moitié du vi siècle, rattacha les trois saints aux origines de l'Église de Langres.

Si, malgré tous ces avatars, Speusippe, Élasippe et Mélésippe n'ont jamais joui que d’une célébrité locale, nous n'en croyons pas moins avoir fait œuvre utile en les signalant à l'attention des érudits. Leur légende constitue un chapitre de la grande histoire de la christianisation des cultes païens;: et il ne leur ἃ manqué que des circonstances plus favorables pour figurer à côté de saint Théodore, de saint Georges et de saint Démétrius, les grande saints cavaliers et militaires, parmi les Mégalomartyrs qui menaient à la victoire les armées de Byzance.

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Fra controverse 5 165. ΠΠΟΙΒ Jumeaux. Le Ὁ -ττ τς il À D IT — Le) manuscrit de Gênes. .….......".. AR Ce Se RTE MCE) αἰ ΞΞ- Ἐξ texte greciet lertexte lalin. ......:...0...ti..uice 9 πῇ Notes critiques sur le texte grec....................... 24 HN Comparaison des deuxitextes. nue 27

a) la rédaction G est de date postérieure à la rédaction L. 28 | b) G permet cependant d'atteindre une forme plus anï Glenne deal és EN ee Een et ne 38

Digression sur Macaire d’Antioche. ..:.................. 41 ἢ Pinterpolationmmacariennete tu. tn le +507 DESCONSÉUEN LES τ τ cree δ lame bee den 0% 53 ΙΕ ρον οι eee a eee ° 04

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University of Toronto Library

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