‹ Bibliothèque hagiographique orientaleChapitre 51 sur 195 · TRAITÉ ASCÉTIQUE DE · texte numérisé non relu

TRAITÉ ASCÉTIQUE DE

BASILE LE MALÉINOTE

AVANT-PROPOS

Comme tous les grands fondateurs de monastères, saint Michel Maléïnos avait laissé aux moines réunis autour de lui une règle, qui devait leur servir de guide une fois qu'il aurait disparu; son biographe l’affirme en termes exprès : « χαὶ συνοδίαν ἱερὰν συστησάμιενος,... ἱερὰς τοῖς νομοθείσας τοῖς ἀσχεῖσθαι βουλομένοις ἐξέθετο χαὶ τύπους ἀχριθεστάτους παρέδωχεν, οἷς οἱ χαταχολουθεῖν τὴν ξεύονται. » Le saint devait, sembletil, y insister particulièrement sur la morüfication des sens. Jusqu'à son dernier soupir, nous dit le biographe, il observa fidèlement les pratiques de la plus rigoureuse tempérance, μνὴ ἀλλάξας τὸν χανόνα τῆς ἀχριθοὺῦς αὐτοῦ ἐγχρατείας, ne Mangeant que des fruits, des légumes, des bouillies de racines, de l'orge mondé, ne buvant que de l’eau.

Cette règle est perdue; mais nous possédons encore, sous le nom de l'un des successeurs du saint, un court traité ascétique, où se dérobe la pensée et peut-être quelques-unes des paroles mêmes du maître; je veux parler de 1᾿᾽ἀσχητιχὴ ὑποτύπωσις du moine Basile, prêtre et higoumène de la laure de Maléïinos. On ne sait absolument rien de l'existence de Basile ni de l'époque où il vivait; mais une chose certaine, c’est qu'il a dirigé la célèbre laure, fondée au Kymina par Michel Maléïnos. Tous les manuscrits sont d'accord sur ce point, et c’est sans raison aucune que Pontanus, le traducteur latin de notre hypotypose, en a fait un higoumène de Saint-Sabas, en Palestine (1). Le nom de Maléïnos, accolé à celui de Basile, n’est pas le nom de famille de ce dernier ; c’est celui de sa résidence, de la laure dont il était supérieur, de la laure établie par Michel Maléïinos, λαύρας

(1) Bibliotheca maxima Palrum, Lyon, t. XXII, p. 750-752

τοῦ Μαλείνου. Je l’appellerai, pour écarter tout malentendu, le Maléinole.

Bien que contenu dans un grand nombre de manuscrits, le traité de Basile n’a paru que dans la traduction de Pontanus; l'original était encore inédit. Aussi m'a-t-il semblé bon de l’ad- Joindre à la Vie de Maléïinos, dont il forme comme le complément naturel. Voici les manuscrits qui m'ont aidé à en établir le texte :

1° Le codex Vaticanus Palatinus Græcus 91 (= V), fol. 177- 180". C'est un bombycin du χα siècle, écrit avec assez peu de soin, au moins en ce qui concerne notre traité. Si l'orthographe est généralement correcte, le texte présente plusieurs omissions fort graves. Par contre, il offre des leçons qu'on ne retrouve pas ailleurs, et, en plus d'un passage, je l'ai préféré à tout autre. Le catalogue imprimé du fonds Palatin (1), auquel je renvoie pour la description totale du manuscrit, contient une erreur. Le traité de Basile ne s'étend pas jusqu'au fol. 182, comme il l'indique, mais seulement jusqu'au fol. 180". De ce dernier folio à 182", on trouve le traité suivant : Ex τοῦ βίου τῆς ὁσίας Do χλητικῆς. Inc. : Ex! x{yduyoy τὸν μὴ διὰ πραχτιχοῦ

2.1.6 codex Vaticanus Reginensis 23 (— R), [0].-919.-291-"- Ce volume est en papier et daté de l'an 1523 (2). Ses leçons concordent le plus souvent avec celles des manuscrits dont je vais parler, etil paraît ne représenter avec eux qu'une seule rédaction. J'en dois la collation à l'obligeance de M. N. Festa, professeur à l'Université de Rome.

3° Le codex Baroccianus 5 (— B), fol. 189-193 (3). C’est un volume en papier de la fin du xiv° siècle, déjà endommagé en plus d'un endroit par les mites. M. Fred. Conybeare, professeur à l'Université d'Oxford, a bien voulu m'en adresser la collation.

4° Le codex Bodleianus Miscellaneus 179 (= M), p. 395-397. Ce volume en papier est du xvn° siècle et provient de la bibliothèque du collège des Jésuites de Clermont (1). C’est encore à

ov ἀναχθέντα.

(1) H. Stevenson, Codices Palatini Græci, Rome, 1889, p. 44-46.

(2) Voir la description complète dans H. Stevenson, Codices Reginæ et Pù IL Græci, Rome, ISSS, p. 17-IS.

(3) Cf. H. O. Coxe, Catalogi cod. manuscriplorum biblioth. Bodleianæ, t. 1, Oxford, 1853, p. 7-8.

(4) Cf. Coxe, op. cil., p. 724-733.

l'inépuisable obligeance de M. Fred. Conybeare que j'en dois la collation.

5 Le codex Coutloumousianus 143 (— C), fol. 7-14", Ce manuscrit est du xvi° siècle et en papier (1). Entre autres titres qu'il porte au dos figure celui-ci : « “ὙὙἰ ποτύπωσις ἀσχητιχὴς πολιτείας παρὰ τοῦ Βασιλείου ἡγουμένου τῆς Μαλεΐνου μονῆς. » Ce titre est celui que donne M. Lambros; mais à l’intérieur le titre est bien comme dans les autres manuscrits, sauf qu'on lit τῆς λαύρας, au lieu de λαύρας simplement, et que le mot ἀσχητιχῆς peut être moins lu que deviné. Aussi M. Manuel Gédéon, à qui je suis redevable de la collation de ce manuscrit, a-t-il écrit : μοναστιχῆς.

6° Le codex Parisinus S58 (ΞΞ ΡΙ), fol. 130-133. C’est un volume en parchemin du xiv° siècle. Le catalogue imprimé porte par erreur Malcini, au lieu de Maleini.

° Le coder Parisinus 1630 (— ΡΞ), fol. 71-76. Ce volume, qui est en papier, est du xiv° siècle. M. Léon Clugnet s’est chargé de la collation de ce manuscrit ainsi que du précédent.

Je signalerai encore à titre de simple renseignement le manuscrit suivant que je n'ai pu consulter :

Codex Escorialensis 494, 5:50. x1v, fol. 19'-23Y. Dans ce dernier codex, au lieu de τοῦ Μαλεΐνον, y a dans 16 titre : τῶν Μαληΐνων (2).

Le lecteur ne sera sans doute pas faché de trouver à côté du texte original de ce curieux petit traité la traduction latine sous laquelle le jésuite Jacques Pontanus l’a présenté en 1603 au monde savant avec d'autres œuvres de même genre. Ce volume de Pontanus est d’une insigne rareté (3); mais le contenu en ἃ été intégralement versé dans l'édition de Cologne de la Magna Bibliotheca Veterum Patrum (4, t. ΧΙ, 1° partie, où l'opuscule du Maléinote occupe les pages 856-857. Les éditions postérieures de cette compilation patristique le contiennent également. Ne pouvant, dans mon désert de Constantinople, les comparer toutes, j'ai simplement reproduit l'édition de Cologne.

(1) Sp. Lambros, Catalogue of the greek manuscripts on mount Alhos, t. I, Cambridge, 1895, p. 286.

(2) E. Miller, Manuscrits grecs de l’'Escurial, Paris, 1848, p. 451.

(3) On peut en lire le titre, qui est immense, sous le n° 451 de l’Znventario dei

libri stampali Palatino-Vaticani, dressé par H. Stevenson, t. 1, Rome, 1886, p. 98. (4) 16 vol. in-fol., Cologne, 1618-1622.

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ASKHTIKH ὙΠΟΤΥΠΩΣΙΣ BAZIAEIOY MONAXOY

TOY MAAEINOY

2 Ὁ οἵ, & , - ε λαύρας τοῦ Maervou λόγος περι ἀσχητιχῆς ὑποτυπώσεως.

- , ᾽ 1 DZ »ὼ ὦ 2 1 = = Πᾶς τύπος ἀσχητιχὸς ἄλλως ἄλλοις συνέρχεται, ἐπεὶ μὴ τῆς αὐτῆς ἰσχύος πάντες χαὶ τῆς αὐτῆς προχιρέσεως ἔχονται, μηδὲ τῆς αὐτῆς » - \ , - \ - » - τ ΄ [2 A ἀνατροφῆς TE χαὶ ἀγωγῆς χαὶ τῶν αὐτῶν ἐπιτηδευμάτων, LNTE μὴν τῶν αὐτῶν παθῶν χατὰ τὸ μᾶλλον χαὶ ἧττον χαὶ τὴν ποιστητα᾿ διό- 2 \ * - € = , Ὁ 4 meo τάξιν τινὰ χοινὴν πᾶσιν ἀπλ ἀσχητικῶν ἐπιχειρημάτων διατυ-

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