‹ Bibliothèque historique et littéraire du DauphinéChapitre 100 sur 213 · PRUSSE — PUY · texte numérisé non relu

PRUSSE — PUY

Richard, aaigneor de Montchenn ;

Bertrand, seigneur de Ghftteau* neuf;

Gmgues de Bellecombe ;

Guy, seigneur de Montlaur*

Guy de Grolée, seigneur de Passins;

Lantelme Aynard, seigneur de Gières.

PUL&ATILLE est une plante abondante en cette province, à laquelle les Druides attribuaient des vertus extraordinaires. C'est le Samolium de Pline.

PULVERAOE est un droit en Dauphiné, que les seigneurs, fondés de titres ou de possession immémoriale , ont accoutumé de prendre sur les troupeaux de moutons qui passent dans leurs terres, i cause de la |>oudre qu'ils excitent. Il se lève narticuliôrement dans le Gapençais , dans le Diois et dans les baronnies. Par un arrêt du Parlement de Grenoble, du 2 de juin 1458 , rendu à la requête du

Srocureur général , on a réglé ce droit e cette manière , savoir : que pour chaque matate, qui est composé de cent trentenaires, on prendra huit gros pour une lieue de chemin , et à proportion du plus ou du moins des avers ou moutons et de la longueur du chemin pour une fois seulement, tant pour aller que pour revenir. Que les pâtres seront crus à leur serment pour le nombre au'ils conduiront, afin qu'on ne les arrête pas pour les compter, que si, néanmoins, il y a quelque apparence de fraude et aue l'on trouve que les pâtres ou conducteurs aient menti , ils seront le chacun condamnés en l'amende de 100 sols envers le seigneur; que s'ils ont dit vrai, celui qui aura voulu compter, subira la même peine, au profit des conducteurs; que si les moutons font des dommages, il sera estimé sur-lechamp par des prud'hommes et payé par les pâtres , sans séquestration du bétail.

PUSIONAN est une paroisse du diocèse de Lyon, du bailliage et de l'élection de Vienne, fiiisant cinq feux trois quarts.

PUSIONIEU en est une autre des mêmes diocèse , bailliage et élection , faisant trois feux un quart.

PUTOD a été une fiunille du Vien-

nois, qui a été anoblie par un Mot de conseiller au Parlement de Grenoble, que possédait Antoine Piitod, l'an 14â.

Pierre, l'un de ses successeurs, a été dans une même charge, l'an IGiO, et Jacques Putod, fils de celui-ci, de même , l'an 1625. Il ne laissa qu'une fille, appelée Anne Putod, mariée à Antoine de Garadeur, seigneiir de Lescluse. lyœnir ehappé d^or au croi ssant (Tazur, - "*

PUTRAIN a été une fiunile noUe du Viennois, qui portait jxiUé émargent et d'azur de six pièces traversé dune fasee de auetdes. Elle a fini par Jacqueline de Putrain, au commencement de ce siècle, laquelle a été mariée deux fois, à Claude de Viriea et Jean de Lestang. Elle a porté la terre d'Amblérieu à la famille du dernier, de qui n'ayant eu qu'une fille , appelée Ma^erite de Lestang, celle-ci Ta portée à François de Portes, son mari^

PUT ne), ville capitale du Vehj.

Les Daupnins étaient cnanoines nés de son église cathédrale, et une pension annuelle de 15 liv. leur était due sur le grand autel, consacrévà Notre- Dame. Ils avaient aussi de^.

sions dans le territoire de Hoâde et d ans la ville même.

PUT (du), famille noble et ancienne des baronnies, dont j'ai composé et fait imprimer la généalogie l'an 1692, l'ayant commencée à Guigues ou Hngues Dupuy, qui vivait en 1096, et l'ayant divisée en sept branches .*

La première, du sieur du Mas ;

La deuxième, du seigneur de Rochefort ;

La troisième, surnommée de Bellecombe, a fini par Antoinette Dupuy de Bellecombe, épouse, en t524,d'Âniien Robe;

La quatrième a pris le nom de Marinais. J'en ai parlé en son rang;

La cinquième , du marquis de Montbrun;

La sixième, du seigneur de Jonchère et de Villefranche;

La septième , du marquis de Goadray . en Berry, tombée en quenouille par Jeanne Dupuy, mariée en premières noces, a Louis de Saint-Gellais, et en secondes, 4 Prejan de Lafin.

Tfor au Uon de gueule» armé et lampoHé fazut*.

Guigues Dupuy se croisa pour la Terre-Sainte, Î096;

Rodolptke, Romain el Rapaond, ses cnbnts, le suivirent en cette eipédilian, et te dernier a été grand matlre de l'ordre de Saint- Jean-de- Jérusalem, UI8;

Alleman Dupuy fut le Ula aîné de Goiniee, etae signala contre le comte de Forcalquier, 1115, en faveur de la bmiUe d'Ademar ;

Hugues, son fils, se croisa pour la Terre-Sainte, l'an 1147, et marcha arec Amé II] , comte de Savoie ;

Alleman Dupuy , m* du nom , con- ■eiller du dauphin Jean, l'an 1301, nÛTit ce prince en Italie, l'an 1309, M trouva avec lui à Rome, dans la cour de l'empereur Albert;

Alleman IV< combattit à la bataille de Caesel , l'an 1320 , contre les Fla-

Allemaa Dupuy, seigneur de Rbe- Une, combattit à celle de Poitiers, l'an 1344 ;

Rafinond Dupuy, 4vAque d'Agdeen

Guillaume Dupuy, seigneur de Uonlbmn, était dans Bergerac lorsque les Anglais le prirent, en 1344, et fut &it prisonnier a Souberoche, la même année, avec le comte de Valenlinois, qui y commandait;

Floriraont Dupuy f^t tué à la bataille deVemeuil,1424;

en son état de l'artillerie, lieutenant du fort de Saint-Michel , en Normandie , gouverneur de Harseille et d'Amboise, et lieutenant du Roi au gouvernement de Provence, commanda une compagnie de cent hommes d'armes , en la uitaille de Cerisoles , 1544;

Disdier Dupuy , chevalier de l'ordre de Saint-Jean-de-Jérusalcm, fut tué lors de l'entreprise de Zoare, l'an 1557;

hardis capitaines de son temps. 11 était chef des protestants en cette province , et comme c'était dans un temps où tous ceux de cette reliftton q^ui avaient les armes en main étaient vaillants, on peut dire qu'il était le capitaine des plus braves hommes de son temps. Je dois ce témoignage à la vérité. J'ai composé et fait imprimer l'histoire de sa vie;

Jean -Alleman Dupuy, son &\i, marq^uis de Hontbrun , fut capitaine de cinquante hommes d'armes. Celui-ci a laissé quatre fils, qui ont été des

Chartes-René , marquis de Hontbrun, mestre de camp de cavalerie et d'infanterie, général de la cavalerie sous le duc de Rohan ;

Jean Dupuv, comte de Ferrassières,

oui a été un nomme galant et le meil-

rgendormede son temps, qui s'est

camp et de lieutenant général ;

Alexandre Dupuy, marquis de Saint- André, a rendu son nom immortel , en soutenant le siège de <>ndie. 11 est mort le plus ancien lieutenant général du royaume ;

René Dnpuy, sleiu- de 'Villefhinche, maréchal de camp, qui se Bignala 'ux sièges de Cmssenac et de 'Turin, au combat du Val, en Provence , el ailleurs et qui commensa jeun* da àaa-

PUY — PTIUMIDE

Ml

n«r des marques de son courage dans les troupes du grand Gustave, roi de Suède -y

Jacques Dupuy, marquis de Montbrun, a été longtemps capitaine de cayalerie ;

Charles Dupuv , seigneur de Jonchères, mestre de camp de cavalerie, a été tué en Candie.

Je dois dire en cet ouvrage ce que j'ai déjà dit en la généalogie de cette famille, que Giraud Dupuy, cardinal, qui mourut Tan 1389 , portait les armes de cette maison , ce qui était un grand augure qu'il en était; et tous ceux qui ont parlé de lui ayant assuré qu'il était Français, sans dire le lieu de son origine. Il y a apparence qu'il était fils de Bastet Dupuy, seigneur de Montbrun.

Pierre Girard Dupuy, que les frères de Sainte-Marthe mettent parmi les prévôts de Marseille, l'an 1380, était iils de Guillaume, seigneur de Montbrun. Quelque temps après parut un Pierre Girard Dupuy, cardinal, qui mourut Tan H25, que Ciacenius et Frison qualifient Dauphinois, qui apparemment est le même.

PUT (du), famille noble de Grenoble, anoblie Tan 1643, confirmée Tan 1609. D'or à la tête de lion arror chée de gueules ^ au chef de même chargée de trois étoiles du champ,

PUT (François DU), général des Chartreux l'an 1503, était de Saint- Bonnet en Champsaur; il composa un ottvrase sur les psaumes et la vie de Saint-Bruno.

PUY (Guillaume du), médecin, de Grenoble, a écrit une Phlebtomie artificielle; deux livres : De la manière de purger; une Défense de Mesvé contre Manard et Fuschius; un Discours de la manière d'ouvrir la veine pour saigner; le tout en latin. Il vivait Fan 1532.

Louis Dupuy, son fils, habitait à Romans. Il a traduit du grec les^pitres de Dio^ène le cunimAs, le DUuo^ guede Lueten intitulé Toœaris;ei les commentaires d'Ammanius sur les institutions de Porphyre.

PUT (Guillaume du), médecin de Sftînt-Chef , sous Henri IH, a été un très habile homme dans sa profession. Quelques-uns lui attribuent le (noté de la saignée» attribué à Gui^

laume Dupoy, dont je viens de parier.

Ges ner f ait mention de lui.

PUT-BOSON a été une âmille noble et ancienne de Trièves, de laquelle j'ai vu des titres passés en luao. Elle a fini par Humbert de Pay- Boson, oui vivait l'an 1524, etmoiinit san s enra nts.

PUTGIRON est une uroisse d'un feu huitième , au diocèse oe Saint- Paul, de la sénéchaussée et de l'élsGlion de Montélimar, dont l'église piroissiale est dédiée à saint Bonnet.

Il ^ a encore deux églises, Tune dédiée à Saint- Jean-Baptiste , qui est du Château, l'autre à mtre-Dame-de- PiUé.

PUT-LAGABDE (du) est une famille noble, au mandement de Bressieu, au diocèse de Vienne, venue de Bresse et porte d*azur à la tour d'argent crénelée de trois pièces maçonnées de sable côtoyée de deux lions d*or affrontés.

François Dupuy, gouverneur de Chasey, sous le duc de Genevois, pour celui de Savoie, l'an 1528;

Claude Dupuy l'a été de Montmeillan , 1560.

PUT-BAXNT-ANDRÉ en est une autre du bailliage de Briançon, du diocèse d'Embrun et en l'élection de Gap, faisant trois feux et demi, i une lieue et demie de la première ville, à six lieues de l'autre, et à treise de Gap. n n'y a pas de vin.

PUT-BAINT-EUSÈBE en est une du diocèse et du bailliage d*Ein* brun , en l'élection de Gap, ûusant on feu et quarante huitième, à deux lieues de la première ville et à cinq lieues de l 'autr e.

PUT-S AINT-lEARTZN est une paroisse du diocèse de Valence, de li sénéchaussée et de l'élection deMootéiimar, faisant un feu trois quarts et huit ième .

PUT-SAIMT-PIEIIRB est une paroisse des mêmes bailliage, diocèse et élection, fiûsant trois wax. H n'ys aus si poi nt de vin.

PXTT-SANIËRES est une paroisse du diocèse et du bailliage d'Embrun, en l'élection de Gap, Wr sant deux feux un quart. On y cueille du vin m u scat.

PTRAMIDE. Ily en a une cénotaphe, hors d'une des portes de Vienne, composée de quartiers de pierre, d'une grosseur prodigieuse, soutenue par

PTRAMOOE

Siatre pilliers et terminée en pointe.

le fût élevée par les Romains pour honorer la mémoire de auelque iilu»tre mort. M. Ghorier, dans ses recherches des antiquités de cette ville,

dit que c'est en faveur d'Auguste.

M. Spon Ta trouvée digne de ses savantes observations, et en a donné la figure au public au frontiq)ice de son livre.

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